John Sigismund Istvan Zapolya. (John II ou Jean Sigismond)

Publié le par didier Le Roux

John II Sigismund Itvan Zapolya naquit le 8 juillet de l’an 1540, fils de Jean I Sigismund Zapolya, roi de Hongrie et d’ Isabelle fille de Sigismund I roi de Pologne.

    Seulement deux semaines après sa naissance son père décéda de maladie. La reine Isabelle, douairière et accompagnée d’un enfant en bas age, lutta pour conserver le trône de la Hongrie. John fut couronné roi de Hongrie, suite au décès de son père et prit naturellement le nom de John II Sigismund Zapolya.

    En 1541, le sultan Turque Suleiman I envahit la Hongrie sous prétexte de protéger les intérêts de l’enfant. A la suite de cette investiture, il fut attribué à la reine Isabelle et à son fils la principauté de Transylvanie. Un moine du nom de Georges Martinuzzi qui était attaché au service de la famille Zapolya, s’érigea en puissant opposant et rechercha à unifier la Hongrie. Pour parvenir à ses fins, il obtint de la reine Isabelle et de son fils une déposition lui laissant libre cours.
La reine et son fils se retirèrent en Silésie. Fort de ces acquis, il restait à Georges Martinuzzi, de mettre habilement en place un dirigeant en la personne de Ferdinand I et s’arrogea des titres de prince primat et de cardinal de ce gouvernement fantoche. Ferdinand, homme de tête ne tarda pas à s’apercevoir de la manipulation de Martinuzzi et le fit assassiner pour trahison. Sur l’ordre du sultan Suleiman I, la Diète de Transylvanie en 1550 rappela le jeune John et la reine Isabelle. Ce fut la confirmation de la position de prince de Transylvanie pour John II sigismund Zapolya et ce dernier ne manquera pas quelques années plus tard lors de la dernière campagne de Hongrie du sultan Sulieman I de lui rendre hommage.

    La Transylvanie était traditionnellement une terre d’accueil où on pouvait y retrouvait des descendants de réfugiés albigeois, vaudois, hussites, anabaptistes, catholiques et luthériens. En 1557,
David Ferencz devenait évêque des luthériens hongrois de Transylvanie. En cette même année, la reine Isabelle obtint un édit de tolérance de la Diète reconnaissant des droits identiques aux catholiques et aux luthériens pour stopper la domination croissante de ces derniers.

    Malgré l’assistance du médecin
Georges Biandrata, la reine Isabelle décèda de maladie le 15 novembre 1559, laissant seul aux commandes à l’age de 19 ans son fils John. Sous l’impulsion de David Farencz en 1565 débuta la Réforme Unitarienne. Estimant que cette réforme était une mission prophétique, David Ferencz, analysa les doctrines catholiques, conserva celles qui lui paraissaient basées sur la Bible et compréhensible par l’esprit et rejeta le dogme de la Trinité comme création humaine. A partir de ce moment, David Ferencz prêcha l’unité de Dieu basé sur les enseignements de Jésus.

    L’Unitarisme prenait son assise lors des différentes discutions qui suivirent. En 1568, du 6 au 13 janvier, le roi John II Sigismund convoqua la Diète à Torda et en cette occasion la proclamation de la liberté religieuse et de conscience fut prononcée. Elle était reconnue la première de la sorte dans le monde occidental.

    Cette déclaration était l’aboutissement de l’édit de tolérance qu’obtint sa mère, la reine Isabelle en 1557. On peut considérer que c’est à partir de ces deux investigations conjuguées avec la prédication de David Ferencz que l’Unitarisme fut reconnue comme religion d’état lors de la Diète de 1571. C’est au crédit de John II Sigismund que débuta l’Eglise Unitarienne de Transylvanie, qui existe encore de nos jours. John II Sigismund était un érudit pouvant lire et écrire huit langues. Il fut le seul roi unitarien de toute l’histoire.

    En dépit de son jeune âge et de ses lourdes responsabilités, il joua un rôle prépondérant pendant son règne. C’était un homme de paix, de tolérance et d’ouverture, recherchant l’apaisement des conflits religieux entre les différentes dénominations d’alors ; Calvinisme, Catholicismes, Orthodoxie, L’luthéranisme et l’Unitarisme. Il était passionné de la réforme de 1563. Il est encore à mettre à son crédit la construction en 1567 d’une maison d’édition qu’utilisèrent les unitariens jusqu’en 1571 d’où sortirent plusieurs livres et brochures. Grâce à toutes ses qualités, la Transylvanie de son vivant était le pays de l’Europe le plus libre religieusement. Très peu de temps après que John II Sigismund se convertit à l’Unitarisme, il décéda dans un accident en 1571, à l’âge de 31 ans et fut enterré dans la cathédrale de Gyulafehervar.



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cliché : Unitarian Historical Society
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