John Ludwig Wolzogenius.

Publié le par didier Le Roux

            John Ludwig Wolzogenius, (ou Von Wolzogen,) par naissance Autrichien, était un Baron Libre de Tarenfelt, St. Ulrich, etc.; et de la famille, ou de la lignée de Messingdorf. Il est né dans les environs de l'année 1599, et porté dans les principes de l'Eglise Réformée. Sa richesse et son large état lui donnaient une considérable influence, et ses talents littéraires et scientifiques, étaient ornés par le charme de l'éloquence, et le recommandaient à la notification de l'empereur, qui tenait pour lui la promesse de hautes fonctions dans l'Empire, à condition qu'il embrasse d'abord la religion de l'Eglise Catholique. Comme c'était une condition pour laquelle il ne pouvait pas se complaire, il quittait l'Autriche, et allait en Pologne : mais si cette expatriation était volontaire, ou obligatoire, cela n'a pas été décidé.

Sur son arrivée en Pologne, il lisait les travaux de Socin Faust, et conversait sur des sujets religieux avec les disciples de cet éminent réformateur; et été ainsi emmené à embrasser les vues unitariennes, et s'enrôlait parmi les membres du corps socinien. Lauterbach établi; que Wolzogenius était employé sur deux ambassades différentes, d'abord en 1625, quand George William, Electeur de Brandenburg, envoyait sa sœur Catherine à Gabriel Bethlen, Prince de Transylvanie, pour qui elle avait été promise en mariage; et ensuite, en 1638, quand Vladislav, Roi de Pologne, l'envoyait sur une mission à Paris, pour prendre en charge, pour son mariage, Louisa Maria. Après ceci, il vivait dans divers parties de Pologne, sur les bords de Brandenburg et Silésie, et à Dantzic.

Le 9 février 1644, Abraham Opalinski, Palatin de Posnanie, écrivant à Ruarus, le supposant soit pour être à Dantzic, ou pour avoir été ici même récemment. Il était respecté et aimé par les Princes et Magistrats de Pologne, qui, profitaient eux-mêmes de ses connaissances, et de son érudition et par sa Prudence, parfois lui confiaient la direction des affaires du moment. Florian Crusius épousait sa sœur. Dans le Manuscrit Synodal des Actes, des évènements importants, affectant l'intérêt du corps socinien, sont enregistrés, en connexion avec lesquels son nom est souvent mentionné. En 1647, agréablement pour la teneur d'une résolution passée par l'Assemblée à Daszow, Ruarus persuadait Wolzogenius d'entreprendre un voyage en terre étrangère, avec pour vue de diffuser l'Unitarisme. En complaisance avec une autre résolution de l'Assemblée de Raszcow, en 1649, Ruarus l'avisait de ne publier aucun travail théologique, sans d'abord de le soumettre aux Frères pour révision. Quand John Henry Hottinger, étant invité de Zurich pour Heidelberg, en 1655, tenait une discussion publique sur la libre justification du pécheur par Christ, qui était préparatoire pour prendre son diplôme supérieur en théologie à Bâle., Wolzogenius agissait comme correspondant dans ce conflit académique. Les dernières années de sa vie il les passait dans une petite ville, appelée Schlichtingheim, la propriété de Schlichtingii, situé prêt de Fraustadt, en Pologne Prussienne. Bien que résidait ici, Jeremiah Gerlach, Ancien à l'époque, s'efforçant de le convertir à la foi Trinitaire, mais l'essai se prouvait infructueux. Un court temps avant sa mort, il envoyé pour Gerlach, et lui disait, qu'il était résolu de rester vrai aux principes qu'il avait adoptés, aussi loin que sa vie lui permettrait.
Sandius disait, qu'il mourrait prêt de Breslau, en Silésie, dans les environs de 1658, mais Reinhart, qui était plus prêt de lui, et dans ce cas sans aucun doute plus précis, mentionne septembre 1661, comme date de sa mort. Le dernier établissement corroborait avec l'inscription sur la description préfixée pour les Travaux de Wolzogenius, dans lesquels il est dit pour être mort à l'âge de soixante deux ans. Au dessous ce qui est montré sont les lignes suivantes.

Qem pia simplicitas, fides, facundia coelo,
Infractauque malis mens animusque piis,Commendat, pictor facie novisse docebit.
Muta tamen facies gaudia nulla parit.
At calamo, post fata loquens, oracla reclusit.
Heu quod non potuit pandere cuncta volens.

 

Il est dit, que Wolzogenius, quand il percevait que sa fin était proche, était envoyé à un Ministre Luthérien, qui avait obtenu une considérable célébrité comme mathématicien, et conversait avec lui sur un problème de difficulté mathématique, et quand le Ministre lui rappelait le court temps qu'il avait à vivre, il l'avisait de regarder au dessus du salut de son âme, et Wolzogenius répondait, "Je suis volontairement entré sur cette discussion mathématique, à ce moment présent, pour montrer que je suis toujours en possession de mes facultés pour raisonner." Il est ajouté, que, quand il avait fait cette allusion pour l'intelligence et l'état de sa mémoire et de son esprit, il déclarait, qu'il ne se rétracterait en rien de ce qu'il avait avancé par ses écrits publiés, et bien même, à cette extrémité, il considérait leur contenu pour vrai, sur quoi, le Ministre, il est dit, le condamnait pour la divine bonté.

Les exégétiques, didactiques et polémiques travaux de Wolzogenuis, publiés dans le seizième et le septième volumes de "Biblitheca Fratum Polonaruim," sont comme suivant.

 

1. Un commentaire sur les Quatre Evangiles, avec prolégomènes et appendices sur des portions de Matthieu. (Vol. VI. Fol. 1-1038.) Le Commentaire sur Jean était laissé imparfait, mais les parties dans l'autographe de Wolzogenius était supplié par Joachim Stegmann Junior, qui traduisait la totalité de l'allemand dans le latin. Joint au Commentaire sur les Evangiles est un sur les Actes des Apôtres, par A. W. (c'est Andrew Wissowatuis).

2. Un Commentaire sur une partie de l'Epître aux Romains. Ceci occupait seulement deux pages en folio, (177,178,) et consiste dans une courte introduction pour l'Epître, et un aperçu de la vie de Paul, et joint à celui-ci, des annotations sur les Epîtres de Jaques et Jude par A.W. (Fol. 179-238.) Sandius nous informe, (B.A.p.138,) que Wolzogenius écrit des Commentaires sur les Epîtres de Paul en allemand, et qui sont mentionnés par Gisselius dans son Histoire Ecclésiastique, mais que l'autographe de celui-ci, aussi bien que les Commentaires sur les Evangiles, étaient commis pour les flammes par certaines personnes, qui consultaient leurs propres intérêts plutôt que ceux du public.

3. Une Préparation pour utilement lire les Ecritures, dans laquelle la Nature et les Propriétés du Royaume de Christ sont considérées. (Fol. 229-356.) Dans la première partie de ce travail, l'auteur traite sur le Royaume du Christ, et la Religion Chrétienne en générale, et le lecteur est informé, à la fin, que quelques idées sont rendues pour le rendre complet. La dernière partie relate de la doctrine de la Trinité. Le travail était écrit en allemand, et après traduit en latin. Une traduction allemande est apparue en 1676, en 8vo., par le Dr. Peter Langedult, avec "Les trois Sermons de Jean XVII verset 3" de Jean, aussi rendue en langage hollandais, avec des additions par le traducteur.

4. Un Sommaire de la Religion Chrétienne. (Fol. 1-14.)

Une mention est faite de ce Sommaire dans une lettre de Florian Crusius à Joachim Peuschel, écrite le 21 Juillet 1628, et insérée dans "Hist; Cryto-Soc." De Zeltner, pp. 805-808. De même plus de travaux de Wolzogenius, écrits à l'origine en allemand, par la suite étaient traduits en latin.

5. Une Vue de Opinions contraires concernant le Dieu Unique le Père, et le Dieu Unique en Essence et en trois personnes. (Fol. 15-40.) Celui-ci était d'abord publié anonymement, et sous une forme quelque peu différente, en allemand, 1646, 4to., à Amsterdam, selon John Fabricius, mais à Thorn, selon Reinhart.

6. Trois Sermons sur Jean XVII verset 3. (Fol. 41-63.) Le dernier de ces Sermons est imparfait. Une version hollandaise d'eux par Daniel à Loenen apparaissait en 1673, 12 mo., et une autre, avec additions, par le Dr. Pierre Langedult en 1676, 8vo.

7. Annotations sur Questions concernant la Magistrature, Guerre, et self-défense de Schlichtingius. (Fol. 64-78.)

8. Annotations sur des Méditations Métaphysiques de Renatus Des Cartes. (Fol. 79-90.) Ces Annotations étaient d'abord publiées à Amsterdam en 1657, 4to., par John Henry, et étaient traduites en hollandais par M.K., et publiées à Amsterdam par Frederick Klinckhamer, 4to.

9. Une Réponse sur les "Annotations Magistrature, Guerre, et self-défense" de Schlichtingius. (Fol. 91-132.)

En addition des deux travaux au dessus, qui était publié dans la "Bibliotheca Polonorum," Wolzogenius écrit ce qui suit.

10. Une Explication des Passages dans l'Ancien et le Nouveau Testament, alléguée en Preuve de la Doctrine de la Trinité. 1684, 4to. Alle. Celle-ci était traduite en latin par Jeremiah Felbinger, mais non publié dans la Bibl. Fratr. Poln., bien que Bock le décrit comme ayant une place parmi les travaux collectés de Wolzogenius. (Hist. Ant. T.I. p. 348.) Elle est classée par John Benedict Scheiben et James Burckhardt "parmi les raretés, et favorables écrits des plus subtiles sociniens."

11. L'Eglise de notre Seigneur triomphante ici sur terre. All.

12. Une lettre de John Amos Comenius en défense de Melchior Scheaffer, insérée danslestravaus de Comenius publiée par Jansson à Amsterdam, A.D. 1659, 8vo. Wolzogenius aussi écrivait en Allemand une Défense de Schaeffer contre Comenius, laquelle est mentionnée dans les Actes de l'Assemblée de Kreutzberg, en Silésie, A.D. 1663, mais lequel probablement périssait avec d'autres écrits de l'auteur.

13. Lettres pour Daniel Brenius et autres. MSS.

14. Vingt deux sermons en langue allemande. MSS. Fol. Ceux-ci comme nous l'apprenons de Sandius, (p. 139,) étaient traduits en hollandais par Antony Van Hoëk, dans les mains duquel elles tombaient après la mort de leur auteur.

15. Une traduction en allemand du livre de Book, "De Uno Deo Patre." 1645, 4to.

16. Bock déduit des Manuscrit des Acte Synodaux, A.D. 1636, que Wolzogenius a écrit un travail en allemand sous le titre de "décortication de Licinius."

17. Le même écrivain nous informe, qu'un manuscrit en allemand, Sur Les Causes de la Mort du Christ, écrit d'une main élégante, et, comme il suppose, par celle de Wolzogenius lui-même, venu en sa possession, pour lequel Sandius n'avait fait aucune mention.

 


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