Sternberger Luc.

Publié le par didier Le Roux

SSternberger Luc, (ou, comme certains écrivent son nom: Sternberg,) est classé parmi les antitrinitaires modernes, bien qu’il différa d'avec la majorité d’entre eux sur de nombreux points. Il n’a pas été honoré d’être cité dans la "Bibliothèque Antitrinitaire" de Sandius ; mais ceci peut avoir été, en raison qu'il n'est pas connu pour avoir laissé un quelconque écrit derrière lui. Les trinitaires, et les catholiques romains en particulier, n'ont pas été parcimonieux dans leurs propos sur lui ; et si tout ce qui a été dit sur lui est vrai, son nom n'aurait eu aucun grand honneur pour une quelconque cause. Laurence Surius, le cartésien, le décrit comme "un impie, un blasphémateur, et un triple exécrable vilain."


Etant éduqué comme un catholique, il embrassa la vie monastique, mais étant las de cette situation et de son vœu de célibat, il devint luthérien, et étudia sous la direction de Melanchthon, dans laquelle école il eut une telle compétence, que, dans l'année 1561, il était très digne d'entreprendre la fonction pastorale à l'église de Olmutz. Après avoir lu des écrits de Servet, cependant, et autres antitrinitaires, il fut amené a abandonner la doctrine de la Trinité, et par la suite enseigna ses nouvelles convictions en Moravie, et alla en Pologne. Lamy disait ceci, et plus encore de lui, et comme Lamy est un auteur peu digne de crédit, nous pouvons passer sur le reste de son récit, et procéder pour utiliser ceux d'écrivains plus dignes de vérité.


Selon Sandius, dans son "Hist. Eccles. Enuel.", Sternberger dit, que tous ceux qui croient et adorent la Trinité, sont des tri-théistes, que le mot Trinité est superflu et absurde, et est trouvé nulle part dans les Ecritures, et qu'il y a qu'un Dieu dans le Ciel. Il, cependant, poursuit Sandius, interdit la chanson d'un beau hymne, "O veneranda Trinitas," et insista sur les mots "O veneranda Dei Bonitas", étant à chanter plutôt. Il enseigna plutôt, que le Christ n'est pas le Suprême Dieu, qu'il se releva de la mort, non pas de par sa propre puissance divine, mais de par la puissance du Tout Puissant, n'a pas fait de miracle, mais par la même puissance, le Tout Puissant le dota de dons supérieurs à ceux de tous les autres prophètes. Il admit, que le Christ était le Fils de Dieu, mais seulement en ce qui concerne son âme.

De ce récit de Sandius, il apparaît, que des idées de Sternberger, il existe une certaine ressemblance avec celles d'Apollinaire, qui disait, que le Christ avait le corps et la chair de l'homme, mais pas une âme humaine, la place de celle-ci étant suppliée par le Logos.


Spondanus disait, qu'il vomissait ses blasphèmes dans la ville de Olmutz, refusant la Trinité, *** et affirmait que Christ était un homme, de même que les mortels, le fils de Joseph et de Marie, et fut adopté comme Fils de Dieu, quand la voix fut entendue du ciel lors du baptême de Jean. Le Saint Esprit n'était rien, mais une colombe ; que le Sabbat devait être observé en préférence pour le jour du Seigneur ; et le baptême était une institution de Satan.


Cette description de Spondanus emmènerait à supposer, que la notion de Sternberger selon Jésus Christ, s'approchait davantage de celle de Cérinthe, que celle d'Apollinaire. Mais la vérité est, que tous les récits pour de tels hommes, sont pour être reçus qu'avec un certain de degré d'acceptation, s'ils procédaient de sources catholiques, ou bien protestantes orthodoxes ; car il n'est pas rare qu'il soit arrivé qu'un hérétique réputé soit accusé de dix, voir vingt hérésies différentes, dont une large proportion est incompatible avec le reste, et ne pouvaient avoir été tenues par la même personne.

(Vidend. Bock, Hist. Ant. T.I. p. 966-969. Smalcii Nucleus Historie Ecclesiastican, Colon. 1676. 4 to. L. Iii. A. 1561, p. 429. (Lamy) Histoire du Socinianisme, etc. Paris, 1723, 4 to. P.ii. Chap. X. Pp. 276-278, etc .)


didier Le Roux

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