Spangenberg Everhard.

Publié le par didier Le Roux

 

Spangenberg Everhard était un prédicateur dans l'Eglise Réformée à Antwerp. Il est né dans les environs de l'année 1550, et avait des doutes quant à la Trinité, bien qu'alors encore jeune. Dans un premier temps il embrassa et défendit l'Arianisme; mais par la suite il rejoignit le parti Socinien, et comme ses idées lui rendaient nécessaire pour lui de quitter son pays, il alla en Pologne et en Transylvanie. Quand ces évènements ont eu lieu, dont on ne peut préciser, mais il est certain à partir d'une lettre de Faust Socin, qui lui fut adressée le 14 mars 1593, qu'il était alors installé dans la capitale de Transylvanie, et qu'il est allé auparavant à Cracovie, et est retourné dans son pays natif. Il était toujours à Clausenbourg dans l'automne 1596, mais s'il occupait d'une quelconque fonction publique ou pas, reste totalement incertain.
didier Le Roux

Retour page d'accueil
___________________________________________________________________________________________________________________
Le Roux Didier- Unitariens - © 2006 – 2009 Tous droits réservés
"Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur ".

 

 

Il a tenu certaines notions particulières dans la restauration rapide de toutes les choses, et semble avoir été occupé dans les intérêts de Socin dans ses spéculations sur ce sujet. Mais Socin, qui caractérisait la prudence et le bon sens, disait en réponse, qu'il ne devait certainement pas posséder suffisamment de capacités sur de telles questions prophétiques pour être en mesure d'instruire d'autres, et a toujours été d'avis, qu'il n'est pas nécessaire pour un homme Chrétien de demander diligemment, dans combien d'années; et davantage en cette année, ou dans la première ou la dernière, quand les prédictions dans les Ecritures viendraient à  se passer. Il ajouta, qu'il serait heureux d'apprendre, soi des son correspondant ou autre, toute chose relative au devoir Chrétien, et qu'il forme, dans son opinion, qu'aucune partie du devoir Chrétien à savoir, la restauration de choses qui ont pris place en cette année, ou supprimées à une période; et out ce que l'on en a faire, en tant que disciples du Christ, est d'être préparé pour lui, s'il vient à venir.

 

Dans les environs de l'année 1597, Spangenberg retourna de Transylvanie en Pologne, et s'installa à Rakow, où, très probablement, il passa le restant de sa vie.

 

En 1598, il envoya une autre des ses interprétations prophétiques, sur les deux bêtes dans l'Apocalypse, à Socin, qui, à la demande des Frères, écrivit certaines remarques sur elles. Mais n'étant pas satisfait de cela, il troubla de nouveau Socin, qui, le 11août 1601, lui écrivit une longue réponse, en laquelle il s'efforça de montrer les erreurs de ses interprétations, et de le convaincre, que de telles spéculations manquaient simplement de solennité. Spangerberg, qui ne semble jamais avoir été sensibilisé par ses erreurs sur le sujet, continua de vivre à Rakow de nombreuses années après cela, et fut conduit pour son existence à un état de la plus abjecte pauvreté, jusqu'à sa mort qui mit fin à ses souffrances, le 30 août 1620. Il y a un simple enregistrement de sa mort dans le Diary de Smalcius, non accompagné d'une autre remarque, et qu'il vivait toujours quand il avait atteint l'âge de soixante neuf ans. A partir des titres d'une lettre adressée  en allemand à une femme polonaise unitarienne, dont la rédaction de celle-ci que Sandius vit en hollandais, dans l'année 1682, il apparaît que Spangenberg fut excommunié par les Frères polonais, mais l'accusation portée contre lui n'est pas spécifiée. La datte de cette lettre était du 18 mai, et le contenu était dit pour être le suivant:

 

1. Sa propre confession, et celle des Frères polonais, sur l'humanité et la divinité du Christ, et sur sa fonction royale et sacerdotale.

2. Sa confession concernant l'excellence du Christ, quand il aura délivré le royaume à Dieu son Père.

3. Les raisons pourquoi il a été excommunié par les frères polonais, avec son apologie.

4. Quels étaient ses accusateurs.

5. Sur la  question de son excommunication.

6. Un bref compte d'un papier, lequel il dressa douze ans auparavant l'écrit de cette lettre, contenant certains "affirmations au sujet de l'Eglise de Rome," et la période dans laquelle nous vivons.

7. Sa lamentation sur l'état misérable de l'Eglise des frères polonais.

 

(Vident Sandii B.A. pp. 88, 89. Bock; Hist. Ant. T.I. pp. 903-907. Bibli. Fratr. Polon. T.I. pp. 477-483. Zeltneri Hist. Crypto socinianismi Altorf. P. 246, Not. c. Smalcii Diaruim, A.D. 1620, p. 1214, apud Zelta.)

 

Publié dans biographies

Commenter cet article