Radecius Matthew.

Publié le par didier Le Roux

 

Radecius Matthew, (polonais Radecke, ou Radetzki,) le père de Valentin Radecius l'ancien, qui est né à Dantzic, le jour de la fête de l'archange Mikaël, en 1540. Ayant acquis les rudiments de son éducation dans sa ville native, il alla à l'Université de Koningsberg, à laquelle il fut admis comme étudiant, le 8 juillet 1560, pendant le rectorat de John Hoffmann, mais étant trop pauvre pour payer les droits d'entrée usuels, ils ne lui furent pas demandés. Quand il a fini son temps scolaire, il fut chargé de la fonction de secrétaire dans sa ville native pendant vingt six années, durant laquelle période il n'était pas fixé dans ses avis religieux. Il naquit de parents catholiques, mais il joignit par la suite les luthériens, puis la Réforme, puis les mennonites, et en dernier de tous les sociniens.
didier Le Roux

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Comment le dernier de ces changements est survenu, n'a jamais été distinctement affirmé. Une église antitrinitaire a existé à Dantzic de l'année 1580 dont il a été établi dans les Actes Synodales jusqu'en 1582, et que Radecius est venu des Pays Bas sur le compte de son unitarisme. Il est évident, cependant, qu'il a accepté les idées unitariennes à cette période, et il apparaît de sa correspondance avec Socin Faust, qu'il était une personne avisée dans l'Eglise Antitrinitaire dès l'année 1584. Mais ce n'est pas avant l'été 1592, qu'il fit une déclaration publique de ses sentiments unitariens par le baptême. Peu de temps après ceci, il fut privé de sa fonction de secrétaire par les magistrats.

 

Il fut baptisé, pas moins de trois fois: une première fois quand il était enfant, par aspersion, dans l'église catholique, puis par affusion, quand il rejoignit les mennonites, et en dernier, par immersion, quand il devint socinien. De ceci, il donna lui-même un récit particulier, dans son "Ursachen, warum er sich von Dantzig weggemachet," u.s.w. Etant admis dans l'Eglise socinienne par immersion, il advint une accusation pour motif d'offense haineuse, et étant ordonné par le Sénat de Dantzic, le 17 août 1592, de se défendre lui-même pour cette accusation, il n'a pas choisi de nier qu'il avait pris position, ou de se rétracter, et fut formellement privé de sa fonction, et immédiatement quitta Dantzic, avec sa femme et ses huit enfants.

 

Sandius, et, après lui, Lauterbac, affirment que Radecius fut nommé Pasteur à Smigel: mais Bock appelle en question la rectitude de cette affirmation, en raison qu'il ne l'a pas trouvé dans les Actes Manuscrits, bien qu'il admit, que la première chose que Radecius fit, après qu'il ait quitté Dantzic, était d'aller à Smigel, où il prit sa résidence, et où, pour une courte période, il enseigna dans l'année 1605. Il n'y a aucun doute, que, dans l'année 1599, il présida sur l'église de Dantzic, ou Buskow, mais étant remplacé à cet endroit par Ostorod, il partit, en 1603, pour Rakow, et tint ensuite la fonction de Diacre, et Intendant du collège à Rakow pour quelques années, et décéda ici. Durant sa résidence à Rakow, il participa à des conférences tenues dans la maison de Smalcius, qui débuta le 7 janvier 1606; qui fut suspendues du 22 février au 28 novembre, de cette année, sur le compte de l'état de perturbation en Pologne, et se terminèrent le 3 janvier 1609. La substance de ses conférences fut portée à l'écrit, et, comme Sandius le dit, pour Matthew Radecius, qui au lieu d'écrire son nom avec le temps, tout comme le reste de ceux qui étaient présents lors de ces conférences, attacha seulement ses initiales, M. R. Par ailleurs, Smalcius, dans son Diary, fit le mémorandum suivant pour sa mort. "Le 29 mars 1612, âgé de soixante treize ans et demi, à Rakow, calmement il se sentit s'endormir dans le Seigneur, Matthiew Radecius, un homme droit et pieux, Secrétaire de la ville de Dantzic pendant vingt six ans, qui vint de cette ville de Smigel comme un exilé, pour l'amour d'acquérir la connaissance de la vérité, et de passer une vie plus tranquille, dans la même année et mois que je vint, en septembre 1502." (Zeltneri Hist. Cryto-Socinismi, Supplem. p. 1195.) Dans la même partie de son Diary, Smalcius le représente comme s'étant acquitté de la fonction ministérielle pendant neuf années à Buskow, et dix à Rakow, et le mentionne pour être un fiat remarquable, qu'il soit naît le jour de l'automne, et décéda sur celui de l'équinoxe vernale. Deux de ses fils, et deux de ses filles, ont atteint l'âge de la maturité. Valentin, un de ses fils, adopta les sentiments religieux de son père, et acquérait une éminence considérable parmi les unitariens de Transylvanie. Matthiew, l'autre fils, semble pour avoir tenu des vues différentes, mais ne sont pas clairement apparues. Le dernier décéda à Padou, le 4 mars 1607. La plus âgée des deux filles épousa James Frencelius, qui naquit à Elbing, et qui pratiquait comme un médecin à Lublin, et professait lui-même être un socinien. La plus jeune des filles devin la femme d'Andrew Voidovius.

En tant qu'auteur, Radecius était dogmatique, et son style était caractérisé par une telle acerbité, que Bock le classe avec Michel Servet, Georges Blandrata, John Sylvanus, Francis David et Georges Pauli. Ce qui suit est une présentation de ses écrits.

 

1. Un papier contre Erasme Johanne, explicitant la doctrine de la préexistence. Celui-ci fut préparé dans les environs de  l'année 1584, mais ne fut jamais publié.

2. Plusieurs lettres à Faust Socin, écrites dans les environs de  1584, et traitaient sur la restauration de l'Eglise, l'adoration du Christ, et autres questions. Dans sa correspondance, Radecius fit allusion à son propre papier contre Erasme Johanne sur la préexistence du Christ, et demandait un regard sur les remarques dont Socin avaient adressées à la même personne sur le même sujet, et en réponse à ce que Socin disait, qu'il avait seulement une copie qui pouvait être pratiquement lue par quiconque et lui-même. Il prit cette occasion pour établir, qu'il avait lu le papier de Radecius, et le lit avec grand plaisir et satisfaction, et qu'il approuvait entièrement tout ce que Radecius avait dit selon la personnes, la dignité et la puissance du Christ, excepté ce qu'il considérait comme une réfutation des opinions tenues par les trinitaires, plutôt que celles tenues par les ariens. Socin, et dans le cours de cette correspondance traita largement la question concernant l'Invocation du Christ, mais il n'apparaît pas, qu'il était en mesure d'amener Radecius à son idée sur le sujet. La partie de la correspondance de Radecius ne fut jamais éditée.

3. Les raisons pourquoi Matthew Radecke, qui agissait en tant que Secrétaire de la ville de Dantzic pendant vingt six ans, quitta cet endroit, et s'installa ailleurs. Rakow, 1593.

4. Réponse de l'Eglise pour le Seigneur Jésus Christ à Smilgel pour l'explication de la foi des apôtres, par le noble et plus honorable M. Sigmund Schlichtingius de Starpel, qui fit qu'elle soit publiée contre l'Eglise avant citée, dans l'année 1592. Celui-ci, aussi bien que le travail rédigé en allemand qui n'avait pas de date, bien qu'il fut probablement édité à Rakow en 1593. Sandius et Lauterbach l'attribue à Wolfgang Schlichtingius, qui écrivit la préface, mais bock le réclame, et apparemment sur un fond suffisant, comme la production de Matthew Radecius.

5. Sur le millenium. Celui aussi fut écrit en allemand, et publié dans les environs de l'année 1590, à la même période lorsque Budzinius, Grégory Pauli et Andrew Lubieniecius, traitaient sur le même sujet.

6. Une lettre pour Andrew Voivodus, écrite de Buskow, le 20 janvier 1598, et publiée avec la correspondance de Socin F.

7. Une lettre à Cornelius Daems; qui étai résident à Gouds, aux Pays Bas, pour l'informer de la calamité soutenue par F. Socin à Cracovie, écrite le 18 juin 1598, et insérée dans le "Animadversiones Philol. Hist." De Thomas Crenius. 

8. Conversations, ou Exercices Théologiques, tenus à diverses périodes dans la maison de Valentin Smalcius.

9. Une correspondance avec Ernest Sohner sur l'Immortalité de l'âme.

 

En adition à ce qui précède, deux autres travaux en allemand ont été attribués à Matthew radecius, bien qu'apparemment sans aucun autorité, le style étant totalement différent du sien.

 

(Vidend, Sandii B.A. p.84. Bock, Hist. Ant. T.I. pp. 700-709. Hist. Socinianismi Prussici, vii. Pp. 12-15. Smalcii Diarium, A.D. 1596. 1603. 1612. T. Crenii Animadv. Philol. Hist. P. Iv, pp. 233-242.)

 

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