Squarcialupus Marcellus.

Publié le par didier Le Roux

 

Squarcialupus Marcellus, (Italien, Squarcialupo,) était un natif de Piombino, et obtint une grande célébrité par sa singulière érudition dans les études liées à la profession médicale. Il fut pour un temps le compagnon de Blandrata et Faust Socin, et était un des réfugiés, qui, dans le seizième siècle, quittaient l'Italie sur le compte de leur religion. Il a dans un premier temps rejoint l'Eglise Réformée à Bâle, mais par la suite il alla en Transylvanie, sous les auspices de Blandrata, obtint une pension du Prince régnant, et se reconnu comme un antitrinitaire.
didier Le Roux

Retour page d'accueil
___________________________________________________________________________________________________________________
Le Roux Didier- Unitariens - © 2006 – 2009 Tous droits réservés
"Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l'article L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur ".

 

Indépendamment de ses capacités éminentes, il était un homme d'un tempérament colérique. De ceci, il en donna une ample preuve lors de sa controverse avec Simon Simonius, et dans une lettre qu'il adressa à Faust Socin, du 15 septembre 1581, écrite dans la capitale de Transylvanie, et éditée à la tête de la correspondance de cet éminent homme. L'objet de cette lettre était de dissuader Socin d'entrer en une quelconque controverse, que si elle était nécessaire pour les intérêts de l'Eglise, et lui exhorte ses désirs qu'il soit moins précipité à publier ce qu'il écrit. Il blâma Socin en particulier pour son livre contre James Palaeologus, qui, bien que publié anonymement, était connu pour être le sien: et du train de sa lettre, il est évident, qu'il n'appréciait pas la poursuite de la discussion au sujet de l'Invocation du Christ. Cette lettre excita le déplaisir de Blandrata, et Alciati également se plaignit de l'esprit amer avec lequel elle avait été écrite. Socin y répondit; le 20 novembre de la même année, et se défendit si longuement, que Bock disait, que sa réponse était plutôt un traité qu'une lettre. Le Dr Toulmin référa sa réponse comme une preuve de la patiente de l'écrivain pour le reproche, et l'esprit d'elle amenait un admirable contraste avec le ton querelleur de la lettre de Squarcialupus, qui en donnait l'occasion. Peu est connu des parties subséquentes de l'histoire de Squarcialupus, et de la période, ou les circonstances de sa mort.

Les accusations, qu'il porta contre Simonius étaient amères, sur le compte de l'instabilité de ses opinions, et ceci était une faute, pour laquelle il n'était lui-même par aucun moyen libre. A une période il semble pour avoir pensé revenir au sein de l'Eglise Catholique, mais s'il a quitté le parti antitrinitaire ou non, n'apparaît pas. Godfroy Schwartz donne à sa controverse avec Simonius le nom de, "Scripta amoebea Squarcialupi et Simonii." Le quatorzième et dernier pamphlet des séries écrit par Squarcialupus contenait une sévère attaque sur les professions de Simonius, en ce qui concerne la religion, et était intitulé, "Simonia Simonii Luccnsis, primum Romani, tum Calviniani, doinde Lutherani, denou Romani, semper autem Athei, summa Religio: Auteur D.M.S.P. Cracovie, Typis Alexii Rodecii, 1588," 4to. Ce pamphlet est maintenant d'une grande rareté, ayant été rigidement supprimé.

Squarcialupus était un ami intime de Dudithius, qu'il vista en Pologne, et à qui il adressa un traité de bonne facture sous la forme d'une lettre, "Sur les commettes en général et particulièrement sur ce qui a été vu dans l'année 1577."

Dans ce traité, il invectivait contre les notions absurdes des astrologues au sujet de ces corps, discutant de la nature, des causes, et des effets des commettes, exposant l'idée pour cela, qu'il les regardait avec aucune autre lumière que comme un simple phénomène physique, et maintenait, que leur nature était inconnue à la période à laquelle il a écrit. Dudithius envoya ce petit travail à son ami, Thomas Erastus, accompagné d'une lettre, dans laquelle il disait, que rien n'avait jamais été écrit sur le sujet de plus relevé, plus exacte, et de plus élégant, soit par les anciens et les modernes.

(Vidend. Sandii B.A. pp 81, 82. Bock, Hist. Ant. T.I. pp. 907—910; T. II. Pp. 483, 676. 715-719. F. Socini Opera, T.I. Fol. 359-368. Themae Crenii Anim. Philol. Et Hist. P.II. C. Iv. p. 142.)

 

Publié dans biographies

Commenter cet article