Curcellaeus Etienne (1586-1658).

Publié le par didier Le Roux

Curcellaeus Etienne, (Courcelles,) est né à Genève, le 2 mai 1586, et mort à Amsterdam, le 22 mai 1658. Il fut prédicateur parmi les protestants de France, et par la suite Professeur de Théologie au Séminaire Remonstrant d'Amsterdam, où il succéda au célèbre Episcopius pour cette fonction.

 

Il composa plusieurs travaux sur des sujets théologiques, qui ont été collectés, et publiés dans l'année 1675, sous l'intendance de Philippe Limborch. Sandius a été blâmé  pour avoir mentionné Curcellaeus en liaison avec les écrivains antitrinitaires, et représentant  ses sentiments comme unitariens. Jonathan Edwards, dans son "Préservation contre le Socinianisme," (p. 11,)  s'est efforcé de montrer, qu'il croyait en la doctrine de la Trinité. Mais la teneur de cette correspondance avec Ruarus amenait à une conclusion opposée, et John Gottl. Moller, dans son Discours "De Stephano Curcellaeo, en Edition Originale N.T. Textûs, etc. Socinisante," (C..i. Ch. 19, p. 19,) le maintenait pour avoir été l'opinion de Curcellaeus, que toutes les sectes chrétiennes, n'exceptant pas les unitariens, sont en un accord sur les fondamentaux, que cette édition du Nouveau Testament est favorable au Socinianisme. Book disait aussi, qu'une aussi grande affection pour le Socinianisme  l'égarait, qu'il défendait les froides conceptions des sociniens au sujet de Dieu et du Christ, et que dans l'idée de Weissmann, il est douteux, si Schlichtingius, ou bien Ruarus, ont une plus mauvaise théologie que Curcellaeus. Quand, en adition à ces fortes présomptions, il est rappelé, que Curcellaeus, en écrivant à Ruarus au sujet de John Stoinius, adopte la nomenclature des cryto-sociniens d'Altorf, qu'aucun doute rationnel puisse être supprimé, qu'il devait être à classer parmi les antitrinitaires. Sandius donne le catalogue suivant de  ses travaux.

 

1. Avertissement d'un Personnage désintéressé, &c. Dans son travail, publié en 1638, Curcellaeus a agit, comme il était, en tant que médiateur entre Moïse Amyraut et Pierre du Moulin, dans leur discussion au sujet de la Prédestination.

 

2. Une déclaration des sentiments d'Arminius sur le Droit de Dieu sur ses innocents créatures, contre Moïse Amyaut, Professeur de Théologie à Saumur. Amst. 1645.

 

3. Préface du premier volume des travaux de Simon Episcopius. Amst. 1650, Fol.

 

4. Une édition d'une traduction grecque du "Janua Linguarum." de Comenius. Sandius et Moreri parlent tous deux de cette traduction comme le travail de Curcellaeus: mais c'est une erreur. La version grecque était de Théodore Simoni, sous l'intendance, et au dépend des unitariens polonais, et publiée à Amsterdam en 1642. Une meilleure  édition de celui-ci fut préparée par Curcellaeus, et publiée au même endroit en 1664, et dans sa forme corrigée, a été souvent depuis rééditée.

 

5. Une lettre de Samuel Sorbiere sur les Abus ou Erreurs de l'Eglise de Rome. Cette lettre, qui est en français, fut écrite à Amsterdam, le décembre 1655, et publiée en 8 volumes, sans aucune spécification de la date ou du lieu, et jointe à celle-ci, il y avait une lettre adressée par Sorbiere au Pape Alexander VII.

 

6. Une lettre d'Adrien Paet, Avocat à Rotterdam, sur les superstitions de l'Eglise Romaine, écrite à Amsterdam en 1656, et publiée avec la lettre précédente en 8vo. Cette lettre était en français, et traduite en latin, et insérée dans les travaux théologiques de Curcellaeus.

 

7. Une édition du Nouveau Testament, en grecque, avec diverses lectures, collectée des Manuscrits et Editions parues. Amst. 1658, 12mo., et 1675, 12mo.

 

8. Une Défense de l'histoire ecclésiastique de David Blondel, Professeur dans le Athennaeum à Amsterdam, contre les accusations de Maresius. Amst. 1657. Cette Défense fut préfixée, en lieu de préface, par la Discussion de Blondel, dans laquelle il est montré, que les histoires bien connues au sujet du Pape Jean doivent être rejetées comme une fiction.

 

9. Une  Discussion sur le manger du sang chez les Chrétiens. Amst. 1659. Celui-ci fut traduit en hollandais, et publiée en 12mo.

 

10. Un Quaternion de discussions théologiques contre Samuel Maresius, traitant sur les sujets suivants: a) Sur les mots Trinité, Hypostase, Personne, Essence, Consubstantialité, et de même nature, avec un appendice sur les sens, dans lequel les Anciens disaient que le Père, le Fils et l'Esprit Saint sont Un Dieu, et dit qu'ils sont de la même substance. Ceci est suivi d'une lettre de James Arminius à J. Uitenborgaerdt, écrite le 18 février 1599, dans laquelle il est discuté la question, à savoir si Jésus peut être proprement appelé Dieu lui-même. b) Sur le péché originel. c) Sur la nécessité de la connaissance du Christ pour le salut. d) Sur la justification de l'homme par les oeuvres et la foi. Il est joint le Jugement d'un anonyme et cultivé écrivain (Daniel Zwicker,)  sur "la Pape Jean restauré" de Maresius. Amst. 1659, 8vo.

 

11. Une Lettre à Martin Ruarus, écrite le 9 octobre 1641, sur les livres rakoviens brûlés à Leewarden.

 

12. Une autre Lettre à Ruarus, datée du 8 février 1642, dans laquelle l'écrivain se lamente, qu'un similaire brûlage des livres ait pris place à Amsterdam.

 

13. Une troisième Lettre à Ruarus sur la réparation faite sur l'agissement de Magistrats nouvellement élus. Amst. Le 12 avril 1642. Ces trois Lettres furent éditées dans le Premier Siècle des Epîtres sélectionnées de Ruarus. Amst. 1677, 8vo.

 

 14. Un Traité sur la Prédestination en Français. Une copie manuscrite de celui-ci fut préservée par la fille qui ne s'est pas mariée de Curcellaeus, Marie.

 

15. Une introduction à la Chronologie.

 

16. Brèves Notes sur la Métaphysique de Burgersdicius.

 

17. Encomienda sue l'Astronomie et la Géographie.

 

18. Travaux théologiques de Curcellaeus "Inst. Relig. Christianae" en sept volumes, un Traité sur l'Eglise de Jésus Christ. Les deux sont restés inachevés de la part de leur auteur. A ceux-ci il est ajouté, une Diatribe sur I Tim 3, versets 14 et 15; No 2, 3, 9,10; Un Synopsis Ethique; et Lettres  à Grotius, Peter Cupus, Philippe Limborch, Chrsitian Hartaoeker, et Adrien Peat , qui ont été auparavant publiés dans "Lettres ecclésiastique et théologique des hommes célébrés." Amst., 1660; cinq Livres de "Inst. Relig. Christianae" ont été traduits en hollandais par Q. V., et édités en presse en 1684, quand Sandius publia sa "Bibliotheca Antitrinitarium."

 



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