Legate Bartholomé.

Publié le par didier Le Roux

 

Legate Bartholomé, dont Lamy, se trompant sur le nom de Legate pour apporter une identification, l'appelle "un Bartholomé qui avait rempli des Ambassades," qui était natif du pays de Essex, et est ainsi décrit par Fuller, dans "Histoire de l'Eglise en Grande Bretagne." "Une personne plaisante physiquement, effacée, âgée d'environ quarante ans: d'un esprit présomptueux, d'une posture assurée, d'un langage gracieux, d'une excellente capacité pour les Ecritures; et il aurait été bien pour lui, s'il les avaient connues un peu moins, ou mieux comprises, dont l'ignorance maltraitait la Parole de Dieu. Sa conversion (à moins que j'apprenne le contraire) était blâmable, et le poison de la doctrine hérétique n'est jamais plus dangereux, que lorsqu'il est servi dans une coupe propre, et des plats lavés."

Il fut jeté en prison sous l'accusation d'hérésie, et le Roi Jacques a souhaitait beaucoup de personnes pour lui parler, et a employé toutes les sources de son enseignement, dans le but de le convertir à la foi orthodoxe. Sur une occasion, le Roi espérait, qu'il le surprendrait dans une confession sur la Déité du Christ, en lui demandant, s'il ne priait pas quotidiennement Jésus Christ? Legate a répondu à cette question par l'affirmative, le Roi imaginait, qu'il aurait été en mesure de le convaincre d'erreur par sa propre bouche: car, à son avis, une telle réponse aurait du avoir été la tentation d'admettre que le Christ était un chercheur de cœur, et par conséquent Dieu. Mais Legate répondit, plus à la surprise de Sa Majesté, qu'il avait, en effet, prié le Christ dans les jours de son ignorance, mais qu'il ne l'avait fait point les sept dernières années. Cette réponse, ainsi, réfutait les désirs du Roi, qui repoussa Legate de devant lui avec son pied, et dit, "À l'horizon! Ignoble ami! Je devrais toujours dire, que quiconque se tient en ma présence, qui n'a jamais prié le Sauveur du tout pendant sept années."

 

Legate était fréquemment appelé devant les Evêques dans le Consistoire de St. Paul, mais ils n'eurent aucun meilleur résultat que Jacques lui-même, dans leurs efforts d'obtenir de lui une confession de ses erreurs supposées. Il niait leur autorité, pour appeler en question ses idées, et protestait avec véhémence contre leurs procédures. La discussion à son encontre fut conduite principalement par le Dr. John King, Evêque de Londres, mais les arguments de ce Prélat cultivé, bien qu'ils firent un certain effet sur les esprits des personnes qui se tenaient là, n'amenaient rien sur l'accusé lui-même dans la détermination d'obtenir une concession.

Fuller, de qui nous sommes maintes fois endettés, en ce qui concerne la personne de Legate, et qui tenta de le convaincre de ses erreurs alléguées a donné un plein récit et apparemment exact de ses idées, qui est introduit dans une manière solennelle et prudente "Avant nous autorisions ses idées pestilentielles, que l'écrivain et le lecteur puissent par eux-mêmes faire barrage avec une prière à Dieu, contre l'infection de cela, de peur qu'autrement, touchant a un tel boniment  (cependant avec la vue mentionnée) nous souillerait, entraînant véritablement une tentation en nous, et éveillant une certaine corruption, qui autrement dormirait silencieusement dans nos âmes. Et, si néanmoins malgré notre avertissement, quiconque obtient un mal accidentel pour lui-même en lisant des idées damnables, ma plume n'est pas plus qu'un accessoire pour leur erreur, que cet apothicaire est responsable d'un meurtre, si les autres, en dehors de la curiosité, se tueront eux-mêmes avec ce poison, lequel il garde en magasin, pour finalement l'utiliser pour en faire des antidotes."

Fuller alors procède pour dire, "Ses doctrines condamnables étaient comme suit 1- Que le Credo appelé Credo Nicéen, et Credo d'Athanase, ne contiennent pas une profession de la véritable foi Chrétienne. 2- Que le Christ n'est pas Dieu de Dieu, engendré, non fait, mais engendré, et fait. 3- Qu'il n' y a pas de Personnes dans la Divinité. 4- Que le Christ n'est pas le Dieu d'éternité, mais devint Dieu, quand il prit chair de la Vierge Marie. 5- Que le monde n'a pas été créé par le Christ. 6- Que les Apôtres enseignent que le Christ est simplement un homme. 7- Qu'il n' y pas de générations en Dieu, mais des créatures. 8- Que son affirmation, Dieu pour s'être fait homme, est contraire à la règle de la Foi, et un monstrueux blasphème. 9- Que le Christ n'a pas été avant le début des temps, excepté par la promesse. 10- Que le Christ n'était pas Dieu, autrement que l'oint de Dieu. 11. Que le Christ n'était pas dans la forme de Dieu, égale avec Dieu. 12- Que le Christ par sa Divinité n'aurait fait aucun miracle. 13- Que le Christ ne doit pas être prié." Nous avons le "Diary de M. Walter Yonge," un établissement des idées de Legate, qui est en accord pour chaque particularité essentielle avec le compte donné par Fuller.

 

Quand il a été à Newgate (prison) pour un certain temps, il fut mis en liberté, selon Gérard Croese. Mais sur sa libération, il défendit ses idées avec plus d'imprudence que jamais, et envisageait d'amener une action, pour faux emprisonnement, contre la cour qui l'avait commis. Cette indiscrétion le fit évoluer vers des difficultés, et il fut à nouveau appelé à comparaître devant l'Evêque Roi, dans le Consistoire de St Paul. L'Evêque, voyant que les procédures avait eu un effet limité, mais possible qu'elles fussent mal représentées, prit le soin de fortifier lui-même par les opinions de plusieurs théologiens capables, et des juristes cultivés, aussi bien que par celles de ses frères Evêques. Les lois pénales contre les hérétiques étaient en pleines activités à cette période là. Elles n'envisageaient pas de relaxation, mais avait seulement été autorisées à être endormies pour un temps, et il était en le pouvoir des autorités publiques de les faire revivre à leur bon plaisir, et, par leur aide, de provoquer à n'importe quelle personne convaincue d'hérésie, d'être brûlée sur un pieux. Par ces lois, Legate fut amené en procès, et convaincu d'insubordination, et d'une incontestable hérésie, devant l'Evêque de Londres (Dr. Edwards); l'Evêque de Ely (Dr. Sauderson);  l'Evêque de Coventry et de Lichfield (Dr. Morton, Doyen Of Westminster);  l'Evêque de Rochester (Dr. Leyfield); le Doyen de St. Paul (Sir John Blount); et Sir Thomas Fowler. Il fut condamné le 21 février 1611. Il fut alors livré au juges séculiers, par un instrument appelé un Significavit (mandat), et emmené le 3 mars 1611. Ceci, selon notre propre mode de reconnaissance, devrait avoir eu lieu le 3 mars 1612, car janvier, février et la grande partie de mars, étaient à cette période considérés comme appartenant à l'année précédente, et la nouvelle année était considérée pour commencer à la période de l'équinoxe du printemps. D'où nous trouvons souvent des dates, qui tombent dans les trois premiers mois de l'année écrites de deux manières, ainsi : 3 mars 1611, qui est 1611 selon pour un mode reconnaissance et 1612 selon un autre. Le Roi, par sa lettre, datée du 11 mars, sous le sceau privé, ayant donné des ordres sous ce sceau, de diriger l'écrit De Haeretice comburendo, et l'écrit fut réalisé le 14 mars, et Legate fut conduit, par les shérifs de Londres, pour Smithfield Ouest, et le 18 mars, dans les environs de midi, en présence d'un nombre important de personnes, il fut brûlé à mort.

 

"A aucun moment," disait Fuller, "il a été fait un feu d'alerte à minuit pour rassembler plus de mains pour l'étouffer, que celui-ci fait à midi sous les yeux pour le voir. Finalement, refusant toute bonté, il fut brûlé jusqu'aux cendres. Et ainsi nous le quittons, comme le premier pour avoir souffert longtemps la mort de cette manière, et qu'il puisse être le dernier à la recevoir!" Aucune personne impartiale de nos jours, de quelque dénomination soit elle, peut lire de telles remarques sans un tremblement involontaire, combiné avec un sentiment d'émotion, que les Chrétiens professants ne devraient jamais avoir pensé brûler vivant leurs congénères, pour avoir des idées différentes des leurs, cependant que leurs erreurs présumées étaient graves, ou (pour utiliser les mots actuels) blasphématoires et damnables, puissent avoir été.



didier Le Roux
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