Trevisanus Julius et De Ruego Francis

Publié le par didier Le Roux

Julius Trevisanus et Francis De Ruego étaient des membres de la société de Vicence, et il est établi, par Sandius et autres, que, lorsque cette société fut dissoute en 1546, Julius Trevisanus et Francis De Ruego, n'étant pas en mesure de s'échapper, furent saisis, et mis à mort à Venise.

 

De Porta nous informe, que Melanchthon, dès l'année 1539, adressa une lettre au Sénat de Venise, dans laquelle il indiqua les membres de ce corps, et d'être sur leur garde contre plusieurs italiens, qui ont été amenés, par la lecture des "livres sur les erreurs de la Trinité" de Servet, pour donner sur cette doctrine, ceci ayant été dit, et aussi par aucun vague rapport, qu'il y avait une quarantaine d'individus de hauts rangs, et de haute distinction littéraire, dans la ville et le territoire de Venise, qui étaient devenus infectés par les notions de Servet. Le même historien professe son incapacité de dire, si cette admonestation y était accompagnée, mais ajoute, qu'il trouvait ailleurs un récit de deux hommes de cette description, nommément Julius Trevisanus et Francis De Ruego, qui furent priver de la vie par noyade, et dont les unitariens reconnaissaient parmi les membres de leurs martyrs. (Hist. Ref. Eccl. Reat. T. I. L.ii. G. iii. P. 63.)

 

Il n'a pas été dit, par aucun des écrivains qui ont mentionné le fait ci-dessus, quand cette punition fut infligée, et il n'y a aucune raison de supposer, qu'elle ne fut pas après un emprisonnement de quinze ou vingt années.

 

M'Crie fait la remarque, que personne n'a subi la peine capitale pour motif de religion avant 1560, et ajoute, "J'ai peu de doutes, que les deux personnes référées, étaient  Julio Guirlauda de Trevisano, et Francesco Sega de Rovigo." (Hist. De la ref. en Italie, 2éme ED. p. 267.)  Le premier de ceux-ci est mentionné, comme la première personne, qui a souffert le martyr à Venise, après la Réforme, et le dernier, qui a composé plusieurs travaux pieux durant son emprisonnement, pour réconforter ses co-prisonniers, (qui nécessairement impliquait une considérable durée,) qui peu après partageaient la même foi. Deux d'entre eux furent précipités dans la mer, avec une pierre attachée sur eux, dans le but de les engloutir; une punition, qui devint après coutumier de fait pour être infligée aux réputés hérétiques à Venise. "si les autos-da-fé de la Reine de l'Adriatique," disait M' Crie, (ubi supra,) en allusion à cette coutume, "étaient moins barbares que ceux d'Espagne, la solitude et le silence avec lesquels ils étaient accompagnés étaient calculés pour exciter une profonde horreur. A l'heure de la mort, au milieu de la nuit, le prisonnier était emmené de sa cellule, et mis dans une gondole ou bateau vénitien, accompagné seulement, en plus du marin, par un simple Prête, pour agir comme confesseur. Il était emmené sur la mer, au-delà des deux châteaux, ou un autre bateau l'attendait. Une planche était alors placée sur les deux gondoles, sur laquelle le prisonnier, ayant son corps enchaîné, et une lourde pierre fixée à ses pieds, y était placé, et au signal donné, les gondoles s'écartaient l'une de l'autre, et il était précipité dans la profondeur."

 

Il est dit de Julio Guirlauda, que, lorsqu'il fut placé sur la planche, il annonça joyeusement au capitaine un adieu, et coula, appelant au nom du Seigneur Jésus. Son martyr est représenté pour avoir pris place le 19 octobre 1562, et celui de Francesco Sega de Rovingo, le 25 février 1566. L'auteur de "Histoire des martyrs," en allusion à ce cas de mort, utilisa la phrase, "persécuté comme nouveaux Ebionites."

 
didier Le Roux
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