Niemojevius Jan (1526-1598).

Publié le par didier Le Roux

   Niemojevius Jan, (Polonais Jerzy Niemojewski, parfois appelé Niemoivius dans les Actes Synodaux, et dans la "Bibliothèque" de Sandius,) était un Chevalier Polonais, et Juge du territoire de Inovladislavia, laquelle fonction, il abandonna volontairement, pour se joindre à l'Eglise Unitarienne.

 

Cette conduite désintéressée était en union stricte avec son caractère général, car, quoique tenace pour les idées qu'il avait embrassées, et impatient des contradictions, personne n'était jamais aussi prêt pour déclarer et défendre ce qu'il croyait pour être la vérité. Faust Socin, dans une lettre qui lui adressa, le 20 mars 1587, disait, "Puisque, comme il doit être clair pour vous-mêmes, parmi nous le public et le privé sont très considérables, je vous adjure devant Dieu et le Christ, que cela ne puisse pas être une raison pour vous, si toute vérité salutaire ne doit pas éclater au devant, et s'ouvrir sur nous tous, mais que vous utiliserez tous vos efforts, et que partout ailleurs, et particulièrement lors de synodes, les questions; particulièrement liées avec la vérité religieuse, puissent être proposées avec calme et amour, non par amour de condamner aucune doctrine particulière, comme il a été fait absurdement dans l'Eglise jusqu'ici, mais par amour de découvrir la vérité, et de la retenir quand elle est trouvée. Que personne ne soit choqué, je vous prie, quand vous entendez n'importe qu'elle chose qui soit contraire à vos idées, et cela pour la majorité, avant que ce soit d'abord compris, et la force des raisons et des preuves dûment pensées, spécialement comme vous l'avez déjà appris par expérience, que vous êtes dans un premier temps revenu en arrières avec horreur de ces positions, lesquelles après vous avez embrassées cordialement." (F. Socini Opera, T.I. p. 402, col. 1.)

 

         Niemojevius était parmi les principaux opposant contre la doctrine de la Trinité, dans le Congrès tenue à Petricow en 1565. Dans un premier temps il défendit la préexistence du Christ contre les unitariens, mais par la suite il alla sur les idées des rakoviens, et celles de Socin. Il décéda à Lublin le 8 mars 1598. Ses écrits, selon Bock furent au nombre de onze.

 

         Dans sa réponse à un travail intitulé "The Curb," et écrit par Powodowski, Canon de Posnanie, il se disait ouvertement pour être un socinien, et exprimait ses convictions, que les vues reçues au sujet de la personne du Christ ne sont pas fondées sur l'Ecriture, mais empruntées des écrits d'Athanase, Cyril et Augustin. De Jean 8, il s'efforça de montrer, que toutes les déclarations au sujet du Dieu Unique dans l'Ancien Testament font références au Père de notre Seigneur Jésus Christ seulement, et non à une Trinité de personnes en la divine essence. Il exprima des doutes selon l'affirmation de l'honneur divin au Sauveur, et nia qu'il y ait n'importe quelle supériorité en la personne du Christ. Il s'aventura de monter, de même, que le baptême des enfants n'a aucun fondement dans les Ecritures. Cette réponse de Niemojevius fut éditée par Alexius Rodecki, en 1583, et en 4to.

 

         Dans un autre livre, écrit en réponse pour le ainsi appelé "Lampe" du Canon Powodowski, Niemojevius nia totalement la déité du Christ, et dit, "Le Christ est un homme, et pas Dieu, car Dieu ne se tient pas dans la nécessité du baptême. Après qu'il soit mort, et retourna à la vie, qui ne peut être dit d'une personne comme Dieu, mais possible pour celui qui était vraiment un homme." Du Saint Esprit il disait, "Les Chrétiens ne l'ont jamais connu, ni crus en lui, puisque trois cent années après la période des apôtres ; les paroles, 'je crois au Saint Esprit,' peuvent être admises par égard de la paix, comme elle ne peuvent pas nuire pour la foi Chrétienne, mais le Saint Esprit, donc, n'est pas Dieu, ou la troisième personne de la déité." De plus il disait, "Comme aucun autre Fils de Dieu existait avant l'homme Jésus, il n'y avant aucune gloire avant qu'il soit devenu homme."

 

         C'était à la demande de Niemojevius, que Faust Socin écrivit ce travail "Sur la septième Epître de Paul aux Romains." (F. Socin Opera, T.I. p. 87.)

Celui-ci fut édité à Cracovie, en 1583, avec une lettre de Niemojevius sur cette exposition, et la réponse de Socin à cette lettre, était encore à Rakow en 1612, 8vo. La question pour laquelle elle fut orientée : Si l'apôtre parle en sa propre personne, maintenant renouvelé par l'esprit du Christ, ou non? Niemojevius supporta le côté positif de l'affirmation, mais avec le temps, convaincu par les arguments de Socin, se rétracta de ses sentiments, et après épousa et défendit le côté négatif. Le Dr. Toulmin, qui fait allusion à ce fait, dans son "Mémoires de Faust Socin, " (Chap. 4. p. 328,) ajoute, "La question de ce travail me rappelle un événement puant, relatif à la controverse au sujet du sens de ce chapitre. Les sentiments de Socin sur le sujet étaient chaudement débattus lors du synode de Lublin, en 1589. Certains les défendaient, mais un grand nombre de Ministres s'y opposaient. L'un de ceux-ci, avait le nom de Nicholas Zitinius, qui était demandé pour une explication d'une manière différente de Socin, et par conséquent arguait la matière fortement : mais, venant aux paroles dans lesquelles l'apôtre donne à Dieu des remerciements sur le compte de sa délivrance,  il a toujours tenu l'action comme une qui l'étonnait, et alors l'obtenant lui-même il disait, 'Quelle est la délivrance? Quel est le bénéfice qui a suscité de tels remerciements de reconnaissances de l'apôtre ? Qu'est-ce, qu'il soit nécessairement détenu dans une aussi grande servitude du péché? Je ne peux en aucune manière approuver cette notion. Donc, il dit, 'de la même manière, donner des remerciements au Père des Lumières, qu'il avait plaisir en lui que la grande lumière de la vérité s'élèverait sur mon esprit, qui est maintenant libre de l'erreur.' Il adopta immédiatement, et habilement défendit l'explication opposée : alors ceux, qui lui ont fait entreprendre, étaient étonnés et le réprouvait, il répondait, qu'il ne pouvait pas résister aux convictions de son jugement. Cet évènement contribua grandement à la propagation des sentiments de Socin sur ce point."

 

         En addition aux deux réponses de Niemojevius à Powodowski, et la part qu'il prit dans la controverse au sujet de Romains 7, Bock énumère ce qui suit.

 

         1. Une discussion avec un Jésuite, tenue à Lublin en 1581. Dans cette discussion, Niemojevius prit art avec Martin Czechovicius, dans l'église des Jésuites. Ils ont été opposés par les prêtres, Warsycius et Joducus, et par le dominicain, Severinus.

 

          2. Un réponse, dans la langue polonaise, au "Latin Theses" d'Emmanuel Vega sur la Transsubstantiation. Ces "Theses" étaient intitulés, "Assertiones theologicae de Eucharistiae Sacremento. Antw. Plantin. 1586," 4to. Faust Socin écrivit certaines critiques sur la réponse de Niemojevius à Vega, qui peuvent être trouvées dans son court traité, "Sur le Repas du Seigneur." (Scin Opera, T.I. p. 768.) Même à cette période la réponse de Niemojevius apparaît pour avoir été très rare.

 

         3. Une lettre pour Georges Shomann, sur le traité de Socin, "Sur l'utilité et l'objet du Repas du Seigneur." Le 8 mars 1558. De cette lettre qui fut écrite dans la langue polonaise, une traduction en latin fut insérée par Faust Socin, dans le traité au-dessus mentionné (Opera, T.I. pp. 756-766,) avec sa propre réponse.

 

         4. Deux lettres pour Faust Socin sur le Sacrifice et l'Invocation du Christ. La première de ces deux fut écrite le 28 février 1587, la dernière le 28 avril de cette même année. Celles-ci furent insérées dans le travail de Socin, intitulé, "Breves de diversis Materiis ad Religionem Christianam pertinetibus Tractatus, " &c., rassemblé avec deux réponses de Socin, daté du 20 mars 1587. (Socin Opera, T.I. pp. 465-488.)

 

5. Une réponse en partie de la Discussion de Socin "De J.C. Servatore." Celle-ci était écrite en polonais, et traduite en latin par Georges Schomann. La réplique de Socin peut être vu dans ses travaux, T.I. p. 444.

 

6. Une preuve que l'Eglise papale est ni apostolique, ni sainte, ni une, ni catholique, avec une réponse aux calomnies de Caspar Wilkovius.

 

7. Une oraison adressée à Sigismond III, Roi de Pologne. Cette oraison contient une protestation et complainte au sujet du renversement de l'église à Cracovie, en 1591.

 

8. Une discussion tenue à Levartow, en 1592, avec Adrien Radziminski, le Jésuite, qui avait proposé celle-ci contre les ébionites, les samotésiens et ariens, prouvant que Jésus Christ n'était pas seulement un vrai homme, mais véritablement Dieu, et contre aussi les sacramentaires, sur le corps et le sang du Christ, qui était opposé à Albert Calissius, Recteur de Levartow; Grégorie, Ministre de Levartow,; Francis Kurowski, et Jan Niemojevius. Sandius affirment ces écrits pour être d'Albert Calissius (B.A. p. 94); mais Daniel Clementinus, de qui, comme Bock dit, est vu pour être mieux connu, (Hist. Ant. T.I. P. i. p. 554,) mentionne expressément Niemojevius comme l'auteur.

 

 



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