Firmin Thomas.

Publié le par didier Le Roux

    Thomas Firmin est né à Ipswich, dans le Suffolk, dans le mois de Juin 1632. Il était le fils d'Henri Firmin, et Prudence sa femme, possédait assez de bien, pour qu'ils soient capables d'offrir à leur fils une éducation pleine et substantielle. Ils étaient du nombre de ceux, qui, à cette période, étaient appelés puritains; et quand leur fils fut assez âgé, ils lui firent faire l'apprentissage dans le linge drapé (linen-draper) dans Londres, et fut assisté sous le ministère du Révérend John Goodwin. En accompagnant son maître au temple ce célèbre prédicateur, il changea bientôt les vues sombres dans lesquelles il avait été élevées, pour les propres plaisirs de son nouveau Pasteur, qui était un arminien zélé. A cette période, il commença à étudier un système d'écriture courte dans lequel, bientôt, il devint en grande compétence, comme étant capable de tenir le discours du prédicateur mot pour mot. Certains des sermons, qu'il écrivait ainsi, après il les transcrivait d'une façon longue, pour le bénéfice de ses amis, et après sa mort, de nombreux discours de cette sorte, assez bien écrits, étaient trouvés parmi ses papiers.

 

A l'expiration du terme de son apprentissage, il entra dans ses propres affaires, avec un petit capital, et avec un management prudent, bientôt il devint un citoyen prospère et comparativement rupin. Un cour temps après son installation dans les affaires, si non avant,, il formait une connaissance avec M. Biddle, qui, par ailleurs le confirmait dans les sentiments antitrinitaires qu'il avait imbibé sous le ministère de M. Goodwin, le persuadant du caractère  non scriptural de la doctrine Trinitaire. De M. Biddle il apprenait, que l'unité de Dieu est une unité de personne, aussi bien de la nature, et que le Fils n'est pas co-égal et co-éternel avec le Père. Il adopta l'excellente idée de cet homme sur le Saint Esprit, admettant sa personnalité, mais niant qu'il soit Dieu.

Il fut un grand admirateur, d'un caractère droit, aussi bien pour l'enseignement que la piété de M. Biddle, et le supporta à ses propres dépends, jusqu'à même ce que M. Cromwell l'envoya aux îles Scilly. Son caractère libéral ne cessa pas même alors, car après l'exile de M. Biddle, M. Firmin, en conjonction avec d'autres amis, lui procura une pension annuelle d'une centaine de couronnes du Protecteur, en addition de qu'il obtint librement par d'autres, ou contribua à partir de ses propres ressources.

 

Grande, cependant, comme était, l'admiration de Firmin pour M. Biddle, et avec libéralité comme il venait hardiment avec ses biens, pour l'aider en dissimulant ses opinions religieuses, et pour soulager ses souffrances de l'emprisonnement et de l'exile, il y a peu de personnes qui diffèrent plus des unes des autres dans leurs profils principaux que celles de John Biddle et Thomas Firmin. L'auteur de "Une Rétrospective de la Vie Religieuse en Angleterre," avec une admirable distinction, ainsi montre les missions respectives des deux hommes :

 

"Biddle était un laborieux érudit, et travaillait sur sa persuasion de l'étude assidue; Firmin était un simple citoyen, totalement inculte des langues enseignées, et embrassait ses opinions, parce qu'il les sentait rationnelles, et étaient convaincu par les instructions de son maître. Biddle bien qu'il servait l'humanité, en portant un témoignage intrépide pour la vérité, et encourait le reproche et la persécution pour son amour; Firmin passait ses jours dans des actions de pratiques bénévoles, vivant en terme d'amitié avec le clergé, et ne sait jamais de lui-même séparé de la communion de l'Eglise. Pauvreté et opprobre, le cachot écoeurant, et le rock solitaire de l'exile—était la portion d'un, bien que l'autre accumulait la richesse, et jouissait du respect et une influence générale, et passait son loisir dans la tranquille retraite des jardins. La haute conscience de Biddle requérait aux hommes de sortir de l'Eglise, qu'il considérait comme corrompues, et de renoncer à toute conformité extérieure pour la profession de l'erreur; la gentillesse et le tempérament sanguin de Firmin le portait à l'espoir, il pouvait davantage effectivement dissimuler la vérité tout en continuant là où il était.-Si l'un avait le courage du martyr, l'autre flamboyait avec tout le zèle d'un propagandiste." (Pp. 331, 332.)

 

Durant l'exile de M. Biddle, son richissime ami et patron mena à la réussite des affaires dans Lombart Street à Londres, et assista au ministère, d'abord de M. Jacomb, et après du Dr. Outram. Avec ces deux ecclésiastiques cultivés et d'excellents prédicateurs, il formait une intime amitié. Il fit aussi la connaissance du Dr. Whichcote, du Dr. Williams, (après Evêque de Chester,) et le Révérend John Tillotson (après Evêque de Canterbury); et il y avait presque jamais un Théologien de l'Eglise d'Angleterre, soit résident dans Londres, ou l'habitude de la visiter, de qui M. Firmin n'était pas personnellement connu. Son ami clérical, comme il peut être supposé, fréquemment le ralliait à ses erreurs présumées, mais ne pouvait pas l'induire de donner à sa doctrine favorite d'un Dieu en une personne, ni il essayait d'ébranler sa foi, ou pour la constance avec laquelle il résistait à leurs opportunités, produisant aucun sentiment de refroidissement ou d'aliénation entre eux.

 

La Reine Marie, qui entendit parler d'une grande compétence de M. Firmin comme citoyen, et de son activité bénévole comme étant philanthropique, et de plus informée qu'il ne croyait pas en la doctrine de la Trinité et de l'Expiation, exprimait le souhait que l'Archevêque Tillotson s'efforce de le remettre dans le droit chemin sur ces points. L'Archevêque dit à sa Majesté, qu'il avait fait la tentative maintes fois, mais qu'il avait été incapable de convaincre M. Firmin qu'il était en erreur, et quand, en conséquence de l'intérêt de la Reine pour la conversion de M. Firmin, l'Archevêque publia ses sermons sur la Trinité, et envoya une copie d'eux à M. Firmin, le dernier étant tant convaincu des raisonnements de Sa Grâce, ou de ses arguments de l'Ecriture, qu'il était la cause d'une très respectueuse réponse, intitulée, "Considérations sur les Explications et les Défenses de la Doctrine de la Trinité," pour être emmenée et publiée, lui-même donnant une copie d'elle à Sa Grâce. Après avoir lu sa réponse, l'Archevêque dit à M. Firmin, que l'Evêque de Salisbury rendrait humble les écrivains unitariens, mais l'amitié subsistant entre eux ne souffrirait pas d'une légère baisse aussi longtemps que Sa Grâce vivait.

 

         Il n'est point nécessaire, en ce lieu,  de donner plus qu'un regard, dans une manière superficielle, pour le nombre des charités de M. Firmin, mais il serait injuste envers lui, et la raison pour laquelle il était un si actif défenseur, pour les passer totalement sous silence. Son hospitalité était sans limite, et ses gentilles envers ses relations sont telles pour former le sujet d'un grand mérite d'éloges de la part de son biographe. Mais son grand plaisir était en soulageant la pauvre, le malade, et l'affligé, et particulièrement ceux qui souffraient à l'égard de leurs consciences. Il s'intéressa lui-même et de la même façon aux unitariens polonais exilés en 1662, et pour les frères Trinitaires en 1681. Quand les protestants français vinrent en son pays en grand nombre, en 1680 et 1681, il était infatigable pour soulager leurs volontés, et leur administrait une confortable subsistance. Ni il ne fut moins zélé, à la dernière période, au nom de la noblesse irlandaise, le clergé, la petite noblesse, qui fuyaient en Angleterre de la persécution et de la proscription de Jacques le Second.

 

Dans l'année de la peste, il distribua  de larges aumônes à ses voisins dans le besoin, et avec de considérables risques, et comme il s'est avéré, sans perte ultime il créait un emploie pour des multitudes de tisserands. Après le grand feu, il acheta un magasin sur les bords de la Thames, pour la réception du grain et  du charbon, pour être acheté par le pauvre à un petit prix dans ces périodes de disette. En 1676, il érigeait un bâtiment en Petite Angleterre, pour employer les pauvres dans une manufacture de lin, qui, comme l'Archevêque Tillotson l'observait, dans son sermon, funéraire pour M. Gouge, était "dirigée avec une telle vigueur et succès, que de nombreuses centaines d'enfants pauvres, et autres, qui vivaient désœuvrés avant, inutiles pour eux-mêmes et pour le public," les maintenant, et aussi un certain avantage pour la communauté." Il essaya de même d'établir une manufacture à Artillery Lane, de laquelle le pauvre pouvait obtenir de meilleurs salaires, mais après un essai de deux ans et demi, une perte survint si grande, qu'il fut obligé de renoncer au projet. Il travaillait avec  un grand zèle et activité, durant les six derniers mois de sa vie, pour obtenir la délivrance de ses pauvres débiteurs  de prison, et, par l'aide de certains amis charitables, avait la satisfaction de restaurer pour leurs familles, dans le cours de peu d'années, quelques centaines de pauvres personnes, qui avaient été détenues seulement pour des frais de prison, ou dettes d'une impensable quantité. Il fournissait la plus confortable subsistance pour d'autres, qui restaient en prison, et plus qu'une fois poursuivaient les geôliers pour des frais illégaux, et autres actes d'extorsions. Au nom de ceux qui étaient confinés pour une large somme, vigoureusement, il promouvait des actes de grâces par le Parlement, d'où des débiteurs insolvables étaient déchargés.

Sa gentillesse et sa libéralité envers les personnes de circonstance réduites dans son propre voisinage, et particulièrement pour la classe pauvre des Ministres, sont attestées par son biographe, qu'il employait fréquemment comme son agent en dispensant de telles charités.

 

Il édita à ses propres dépends plusieurs éditions  d'un "Catéchisme écrit," que certains ont attribué au Dr. Worthinnton, mais lequel apparaît pour avoir été édité par le Dr. Fowler, Evêque de Gloucester. De son catéchisme, il avait autant que dix milles copies à une période. Certaines de ces copies il les donna à ses fileurs et leurs enfants, d'autres, pour les enfants de l'Hôpital de l'Eglise du Christ. Un grand nombre d'elles était consignées chez les libraires pour être vendues, pour un simple prix nominal, et ses amis pouvaient à tout moment obtenir de lui autant qu'ils en souhaitaient pour les distribuer gratuitement. Ce catéchisme était hautement évaluer par lui, en raison qu'il était exprimé totalement dans les mots de l'Ecriture, et ne favorisait aucune secte ou parti, et parce  c'était l'objectif de l'auteur d'instruire les jeunes et les ignorants dans son devoir, dont de même desservait sur toute la pratique. Il était habituel chaque hiver, dans les environs de noël, d'avoir des collections spéciales dans les églises, pour les pauvres de Londres et ses environs, et dans la distribution de sommes d'argent, ainsi M. Firmin était une des mains principales.

Durant les dernières vingt trois ou vingt quatre années de sa vie, il était l'un des dirigeants de l'Hôpital de l'Eglise du Christ; et le constructeur de deux maisons pour les bedeaux, et autres officiers de cet établissement, à ses propres frais. Il fut à l'origine de l'érection à Hertford, à l'Hôpital des enfants d'une école préparatoire, avec toutes les convenances requises, et quand il fut trouvé, que la somme qui s'élevait pour ce but, et laissait une dette pour l'institution entre cinquante et soixante livres, il fournissait le déficit de ses propres poches. Il était, pour le premier, un membre de la Société pour la Réformation de Manners, qu'il aidait par son conseil et influence, autant que ses autres engagements le lui permettaient, et pour avancer les sujets pour lesquels sa bourse était toujours ouverte.

 

En avril 1693, il commença à prendre un intérêt actif dans l'hôpital St. Thomas, dans la municipalité, et en conjonction avec son ami, Sir Robert Clayton, qui fut élu Président de cet hôpital sur la mort de Sir John Lawrence, effectuait plusieurs réformes salutaires sous sa direction, en outre étant l'instrument en procurant un accord parlementaire de trois mille livres en aide à sa fondation. Il assista ceux, dont la propriété avait subis l'injure par le feu, en réparant leur perte, et souvent prêtait de l'argent pour aider les personnes de caractères honnêtes, et de métier de réputation, pour les aider en soudaine urgence, ou dans de malheureuses calamités.

 

Une des différentes manières qu'il adopta pour faire bien, était d'enseigner les garçons dans un métier honnête et de réputation, et quand ils avaient servis leur temps fidèlement et diligemment, ils les installaient dans une petite affaire pour eux-mêmes. Dans cette sorte de charité il était grandement assisté par le clergé de Londres, et autres influentes personnes dans l'église, en coopérant avec lui, que les bons effets d'un service de cette sorte n'étaient pas temporaires, mais puisse s'étendre à toute la vie d'une personne. Il ne doit pas non plus être oublié que, lorsqu'il y avait une grande rareté dans la circulation à travers le pays, il réduisit ses dépenses, en établissant son transport, afin qu'il puisse être plus en mesure de poursuivre ses charités, au moment ou la nécessité pour eux était plus urgente que jamais.

 

Telles étaient les nombreuses façons dans lesquelles M. Firmin employa ses richesses dont Dieu l'avait béni, et tels étaient les sujets pour lesquels il avait dévouait son cœur et sa force. Mais sa constitution, bien que d'une nature vigoureuse, avec le temps passa, et sa vie remplie d'utilité, après une courte maladie, fut stoppée par une mort calme et paisible.

 

Il avait exprimé un souhait, de ne pas être confiné dans son lit de mort pas plus de deux jours, et Dieu lui accorda son désir. Durant la maladie qui l'emmena à la tombe, il fut visité par l'Evêque de Gloucester, un de ses amis les plus intime, et son biographe obtenait de sa Seigneurie le récit suivant de ce qui se passa en cette occasion :

 

"M. Firmin me dit que maintenant il était pour aller, et 'je le crois' dit-il, 'Dieu ne me condamnera pas pour la mauvaise compagnie que j'ai aimé, et usé, dans la vie présente.' Je répondais, qu'il avait été un extraordinaire exemple de charité : 'le pauvre avait une magnifique bénédiction en vous : je ne doute pas que ces œuvres vous suivront, si vous n'aviez aucune attente d'elles, mais avec confiance sur l'infinie bonté de Dieu, et les mérites de notre Sauveur.' Ici il répondait, 'je fais ainsi, et je dis, dans les paroles mon Sauveur, quand j'ai tout donné, je suis qu'un serviteur inutile.' Il était dans une telle agonie de corps, pour souhaiter de l'air, que je ne pense pas qui soit convenable de parler plus de lui, sauf de lui donner l'assurance de mes prières les plus profondes, tandis qu'il restait dans ce monde. Alors je prie un adieu solennel et affectueux de lui et lui de moi." Il décéda le 20 décembre 1697.

 

M. Firmin fut marié à deux reprises. Par sa première épouse il eut un fils et une fille, le premier mourut étant célibataire, dans les environs de l'année 1690. Par seconde épouse, il eut plusieurs enfants, mais seulement l'un de ceux-ci, nommé Gide devint un homme d'état. Il était un jeune d'une grande promesse, mais été supprimé par une mort rapide au Portugal, pour lequel pays il était allé, dans le but d'observer après ses propres affaires.

 

Le récit de l'Evêque Burnet de M. Firmin peut ici être noté, comme il justifie la place qui lui avait été assignée, comme un raviveur de la doctrine de  l'Unité Divine.

 

"Cette année, Thomas Firmin, un fameux citoyen de Londres, est mort. Il était en grande estime, pour avoir promu beaucoup de plans charitables, pour avoir considéré les pauvres de la ville, et les avoir installait dans un travail : pour avoir élevé de grandes sommes pour des écoles et des hôpitaux, en effet, pour des charités de toutes sortes, privées et publiques. Il avait un tel crédit avec les riches citoyens, qu'il était à la commande d'une grande richesse, aussi souvent qu'il avait une occasion pour cela : et il disposer son propre temps principalement, en avançant tous pour de tels plans. Ces choses lui gagnaient une grande réputation. Il était appelé un socinien, mais été réellement un arien, dont très librement il avouait avant la Révolution. Mais il ne donnait aucun libre court de cela au public, puisqu'il mourrait après. Il étudiait pour promouvoir ses opinions, après la Révolution avec plus de cœur. De nombreux livres furent édités, contre la Trinité, lesquels il les dispersait sur la nation, les distribuant librement à tous ceux qui les acceptaient. L'Archevêque Tillotson, et certain des Evêques, ont vécu en grande amitié avec M. Firmin, dont le caractère charitable les amenaient à l'encourager."

 

Tout ceci est littéralement vrai, excepté que M. Firmin, ne fut pas, comme l'Evêque l'affirmait qu'il était, "réellement un arien." Il était un croyant dans la simple humanité de Jésus Christ, dont il n'admettait pas la préexistence, et pour laquelle il l'aurait considérée comme un acte d'idolâtrie pour offrir un culte divin. Il doit être reconnu, cependant, que sa conformité extérieure, comme son habituelle présence lors des services de l'Eglise en Angleterre, justement amené sur lui l'accusation d'incompatibilité; et que, dans une première partie de sa vie spécialement, il ouvrait de lui-même la suspicion, dans un essai d'effectuer un compromis entre ses principes et son aisance personnelle et confort. Ceci était occasionné en partie, peut-être, par son souhait de rester en de bons termes avec ses amis de l'Eglise établie, et en partie, aussi, par son amour de la paix, lequel était anxieux de préserver, pour n'importe quel hasard.

 
 
Partie N°2 Firmin Thomas
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