Pastori Adam

Publié le par didier Le Roux

Pastori Adam, natif des Pays Bas, selon pour certains, mais selon pour d'autres, un westphalien, à l'origine membre des anabaptistes de Friesland, de laquelle société il fut exclu, dans les environs de 1546, ou 1547, sur le compte de ses sentiments hétérodoxes au sujet de la Trinité.

Bock disait, qu'il a commencé à être connu publiquement, dans les environs de l'année 1546, mais que cet esprit apparaît pour avoir été infecté au par avant par l'erreur. Bullinger relate qu'une secte est née de lui dans cette période de temps, qu'il avait tenu une discussion avec Théodore Phillips, dans la ville de Goch, dans le Duché de Clèves, sur la Divinité du Christ, et que Menno Simonis, et ses disciples, par la suite s'invectivaient contre les doctrines qu'il avait tenues sur ce sujet, prononçant une sentence d'excommunication contre lui. Il est dit pour avoir reposé sa défense, principalement sur les idées de Jean 3 et 14; verset 28.

 

Brandt fait allusion aux premières querelles qui se lèvent parmi les anabaptistes, disant, "la première fut en 1547, entre Menno et Richard Phillips du même côté et Francis Kuper et Adam Pastori de l'autre. Il y eu deux consultations privées," il ajouta, "entre Menno et ses amis concernant la matière : la première fut tenue à Emden, le seconde à Goch. Pastori enseignait les idées des ariens, pour lesquelles il avait été excommunié par Richard Phillips; et Kuper, qui retombait à la Papauté, était excommunié par Menno." (Hist. Of thr Ref. in and about the Low Countries, BK. Iv. A.D. 1555.)

 

Pastori apparaît pour avoir adopté, à différentes périodes de sa vie, les noms d'emprunt de Rudolph Martin et Spiriuts, probablement avec une vue pour sa sureté personnelle, puisqu'il était dangereux à cette période de faire une déclaration ouverte des sentiments, qui différaient du credo établi. Andrew Wissowatius, dans l'Appendice de son "Narratio Compendiosa, " disait, "Que ce Spiritus, l'hollandais, qui il était, d'où il venait, les auteurs avant mentionnés ne l'établissent pas. Je suspect qu'Adam Pastori était caché sous ce nom." (p. 217.) Après son expulsion de Parti Anabaptiste, Adam Pastori est supposé pour avoir pris sa résidence, pour un temps, en Pologne, et pour avoir été connu ici, sous le nom assumé de Spiritus.

 

Concernant ce Spiritus, les particularités suivantes étaient données par Modrevius, dans son premier livre de ses "Sylvae." (Tract. Ii. Cap. ii.)

"Ici il est venu à Cracovie, dans l'année du Christ 1546, si ma mémoire ne me fait pas défaut, un hollandais, bien versé, comme il apparaît, dans les Ecritures, et particulièrement apte  pour faire des notes à partir d'elles. Quand il était un étranger pendant quelques jours à Cracovie, il était invité à une partie, par un gentleman de distinction, lequel invité arrivait à cette même période. Avant le dîner il était introduit dans la Bibliothèque de son hôte, laquelle était bien approvisionnée de toutes sortes de livres, et bien que chacun (car nous n'étions pas qu'un peu) s'occupait lui-même avec les livres davantage le concernant, Spiritus (car c'était le nom de l'hollandais) s'occupait à mettre ses mains  sur un petit livre de prière pour les Chrétiens, dans lequel il trouvait un message distinctif pour Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu le Saint Esprit. 'Quoi! Gentlemen,' disait-il, s'adressant à nous; 'Avez-vous trois Dieux?' Alors nous lui disions, qu'il y a qu'un Dieu, qui a trois personnes en une essence, il disait, 'Ce qu'il a, et ce qu'il aurait, sont différents. Celui, qui a les trois, est différent des trois, qui sont par lui.' Nous disions alors, 'Vous jouez au sophisme, Spiritus. Notre simple confession est, que Dieu est d'une essence, mais en trois personnes.' 'Vos, alors,' disait-il, 'est un triple Dieu.'  'Justement aussi,' nous disions, 'mais trois en un seul aspect, et un dans l'autre.' 'Si, alors,' il observait, 'il y a trois en un, pourquoi vous adressez-vous à eux séparément dans la prière? et pourquoi, dans ces prières, vous leur demandez de conférer des bénéfices séparés sur la race des mortels?'

Telle était la nature de la conversation, qui à cette période s'était passée entre nous, car comme nous le pensions, aucun sujet était plus complètement exposé que celui-ci, et était religieusement interdit pour semer des disputes selon cela, et nous changions la conversation pour un sujet différent. Mais quand je suis venu à réaliser la matière en mon esprit, secrètement je m'étonnais, comment il pouvait être, qu'alors tous les actes extérieurs des personnes pouvaient être amenés à être individuels, les adressant par différentes prières, offrant une prière pour le Père, un autre au Fils, et une troisième au Saint Esprit, et ensuite implorant l'aide de la Trinité dans une prière distincte, juste comme si aucune ne pouvait faire ainsi de nombreuses requêtes distinctes pour Pierre, Paul, Andrew, Jacques et Philippe, et alors, en une prière, voyant l'aide de tous les apôtres, de qui, comme les personnes sont distinctes, sont aussi les essences. Dans le livre des prières, en commun nous utilisons des messages distincts de cette sorte aux trois personnes."

 

Budzinius, qui donne un compte de cette conversation ci-dessus, dans son manuscrit "Commentaires," (C. iv.) disait qu'il prenait place dans la librairie de John Tricesius, et énumérait, comme parmi les invités, Andrew Fricius Modrevius, Bernard Wojewodks, et Jacques Prilusius, tous étaient des membres de la société secrète, dont des allusions étaient faites, dans le récite de Francis Lismaninus. Budzinius ajoute, qu'aux pages de Spiritus, il y avait un silence de mort, et dès que le sujet de conversation était changé, le dîner fut annoncé, mais sur les personnes qui étaient présente, il avait laissé une profonde impression, qui dans leur propre temps deviendra le sujet principal de discussion en Pologne.

 

Zeltner  conjecturait, qu'Everhard, le père de Jean et Pierre Gesiteranus, était le Spiritus de Modrevius et Budzinius (Not. Ad Ruari Epistolas, p. 503); mais dans conjecture cela se tenait seulement. La suppression d'Andrew Wissowatius, (Narratio Compend. App. P. 217,) que ceci était un des noms assumés pour le sujet du présent article, et l'un maintenant reçu.

 

Adam Pastori était un fervent opposant au baptême des enfants. Il admettait la préexistence du Christ, mais niait sa co-éternité et consubstantialité avec le Père, qu'il maintenait être pour être le seul vrai Dieu. Ses sentiments concernant le Saint Esprit étaient similaires à ceux des unitariens des jours présents, qui nient sa personnalité, et soutiennent, qu'il n'y a rien sauf la puissance et l'énergie de Dieu. Sandius collectionnait de ses écrits, qu'il défendait ses opinions concernant la personne du Christ, et la Parole, de l'introduction de l'Evangile de Jean.

 

Il décéda à Emden, mais la période exacte de sa mort est inconnue. Ce qui suit est le catalogue de ses écrits.

 

 

1.     La Différence entre la vraie et la fausse doctrine pour les articles en Discussion.

2.     Une Discussion au sujet de la Divinité du Père, du Fils et du Saint Esprit, laquelle Adam Pastori et ses disciples tenait à Lubeck, oralement et par écrit, contre Menno Simoni et ses disciples, dans l'année 1552.  Au cours de cette discussion, Adam Pastori maintenait les mêmes opinions, qu'il avait fait cinq ans au par avant, contre Théodore et Menno. La discussion était écrite en Saxon.

3.     Une Discussion avec Dirk (Theodore) Philipe, dans la même langue.

Un Traité, Sur la Miséricorde de Dieu.

didier Le Roux
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