Peter Statorius Junior (1565-1605)

Publié le par didier Le Roux

Il est reconnu que Pierre Statorius n'était pas moins distingué par la rapidité de ses jugements, que par son éloquence, que cet homme était considéré le compagnon et l'associé de Faust Socin, et l'avocat dévoué de ses idées. Bien que nous ayons très peu d'informations le concernant, il mérite sa part dans l'histoire de l'Unitarisme, ayant contribué à l'extension de sa théologie en Pologne. Pierre Statorius, à eut l'honneur d'être cité près de Socin pour plusieurs occasions…

….Peter Statorius, (Polonais, Peter Stoeinski, ou Stoinski,) junior est né dans les environs de 1565, et c'est tout ce que nous avons à notre connaissance sur sa jeune vie, si ce n'est qu'il était le fils de Peter Statorius, de Thionville, qui avait épousé la fille de Gregory Pauli et expulsé de France en 1559. Au jeune âge de vingt deux ans il fut nommé Pasteur de l'église de Luslawice près de Cracovie en Pologne, et après avoir résidé ici pendant une période, il s'est positionné à Rakow, où il est devenu bientôt très populaire.

Bien plus jeune que Faust Socin, il est connu, pour de nombreuses années, avoir été le compagnon de cet illustre homme. Cette amitié n'a pas, malheureusement durée longtemps, le 3 mars 1604, Faust Socin décédait, et Statorius délivrait le discours funéraire pour lui, et par la suite, à son tour il décédait, le 9 mai 1605, avant qu'il est atteint sa quarantième année. Smalcius enregistrait, dans son "Diary", que Christopher Brockayus, Recteur de l'école, ou collège, à Rakow, décédait le 15 du même mois, qu'ils ont été enterrés le même jour, et que le service funéraire été pour les deux conduit par lui-même.

De nombreux écrivains, parmi lesquels, il y avait Calovius, Professeur de Théologie à l'Université de Rostock, avait confondu le jeune avec l'ancien Peter Statorius. Cette erreur était indiquée de Calovius lui-même par Ruarus, dans le quarante septième chapitre de son Premier Siècle des Epîtres. Le sujet du présent article était engagé dans différentes controverses, et il est mis en forme, par l'anonyme auteur de "La Vie d' Andrew Wissowatius," ajouté, avec quelques autres petites parties de 'Bibliotheca Antitrinitariorum' (Bibliothèque Antitrinitarienne) de Sandius, "strennus ille veritatis, (cui et in medio turcarum, in ipsa Byzantina arce, haud veritus est praebire testimonium,) propugnator propagatorque," Dans cette description, il peut y avoir une légère exagération, quand Statoruis allait en Turquie dans la suite de l'ambassadeur Polonais : mais toujours il était pensé, par ses amis, qu'il encourait aucun petit degré de danger, durant sa résidence à la Porte. De ceci, un ample témoignage est offert par l'extrait suivant d'une lettre, adressée par Faust Socin à John Volkelius, le 16 novembre 1596. "Nous sommes tous dans une grande anxiété pour l'absence de notre Statorius. Qu'il serait sans danger parmi nous encore ! Pendant que des rumeurs se propageaient pour la mort d'Ostrowski, l'ambassadeur du Roi pour le Turque, dont il était allé à sa suite. Mais nous espérons ces rumeurs pour être fausses. Je ne cesse pas de supplier Dieu, qu'il puisse nous consoler par le retour de ces deux pour leurs amis." Le rapport auquel Socin fait allusion, prouve qu'il n'y a pas de fondement, alors que l'Ambassadeur et Statorius revenaient en sécurité, alors Socin, avec grand plaisir, annonce dans une autre lettre, pour le même correspondant, écrite le 8 mars 1597, ...la joie pour le retour de Statorius..., de sa propre correspondance, et particulièrement d'une lettre, qu'il adressait à Christopher Ostorod, le 7 février 1602, et d'une autre adressée pour Valentin Raderius, le 23 novembre 1603, quelques mois avant sa propre mort. L'anonyme auteur de "La vie d'Andrew Wissovatius," déjà faisait référence pour, décrire Statorius comme "le porte paroles, et inséparable compagnon" de Socin, et Francis Cheynell, parlant de Socin, disait, "il était si sage comme pour se frotter avec les Nobles, et les Courtiers, avec le plus jeune Pasteur et pointu esprit, et non seulement avec de subtiles arguments, mais de confortables Orateurs populaires, des hommes des plus capables pour corrompre le peuple, assisté de Statorius, par lesquels, une malheureuse éloquence, la sublime subtilité de Socin était transformée dans de vulgaires capacités, étaient ainsi expliquées et lissées, dans une populaire, mais plausible voie, dont les plus raffinées notions étaient rendues familières pour le commun peuple."

Statorius était associé avec Socin, en préparant une publication come un catéchisme, essayant de montrer les vues, sommairement, de la Doctrine ressentie par les Sociniens Polonais, mais ils étaient tous deux arrêtés par la main de la mort dans la moitié de leur labeur, et le travail était transféré à Valentin Smalcius et Jérôme Moscorovius, qui, avec l'assistance, réelle ou nominale, de John Volkelius, réussissaient à l'amener pour un état complet. Smalcius fait allusion de ces circonstances dans son Diary, le 25 avril 1605. Sur ce jour, comme il nous informe, il, lui-même, Statorius, Morcorovius et Volkelius, commencèrent un Catéchisme, mais la prochaine entrée dans son Diary est un enregistrement de la mort de Statorius, qui prenait place dans moins d'une quarantaine de jours de la date ci-dessus. Il peut être admit un certain doute, d'où l'expression " Catechisin componere", impliquant le cadre d'un total nouveau et original travail, ou arrangeant et préparant pour une publication de précédents matériaux existants. Toutefois, le " Monthly Repository of Theology and General Literature," de 1820 nous dit et authentifie les sources de ce Catéchisme : " Le Catéchisme de Rakow est la confession de foi des Sociniens. Il n'était pas à l'origine publié sous ce titre, mais vient ainsi pour être désigné, soit pour ayant été imprimé à Rakow, une ville de Pologne, ou de cette ville étant considéré comme la métropole des Unitariens Polonais. Il grossissait par degrés dans sa présente forme. Son histoire est minutieusement détaillée par le Traducteur. Faustus Socinus et Pierre Statorius Junior, semblent pour avoir débutés, et Smalcius, Moscorovius, et Volkelius pour l'avoir complété, sa première publication était en langue polonaise en 1605, cette édition est extrêmement rare….." Les sources les plus sérieuses semblent confirmer que Statorius a bien coopéré avec Socin dans sa rédaction.

Les suivants sont les travaux de Statorius.

1. Une conférence ou discussion tenue à Luslawice avec Franovius en 1591, sur l'Existence du Christ le Seigneur avant sa Mère. Cette Conférence était en polonais, et était racontait, par Daniel Clementinus, qui indique d'elle, que Statorius interprétait Jean 8 : 58, de la manière suivante. 'Avant Abraham sera celui, dont le nom Abraham dénote, à savoir, le père de nombreuses nation croyantes, moi, Jésus, suis déjà le Christ.'

2. Une discussion tenue pendant deux jours à Lublin, en 1592, avec Adrien Radziminiski, et autres jésuites, dans leur propre église, et en présence des juges du tribunal suprême du Royaume de Pologne. Cette discussion était aussi en polonais, mais un autre compte rendu d'elle était publié par le parti Jésuite.

3. Une Confession délivrée au Synode de Lublin, en 1593. Sandius place celle-ci dans sa liste des écrits anonymes, mais Bock le réclame pour Statorius.

4. Une Conférence avec Farnorius et Wisnovius, sur l'existence de Christ le Seigneur avant sa Mère, tenue en 1593.

5. Une discussion tenue le 12 décembre 1593, avec John Petricius.

6. Une traduction de Faust Socin 'Réponse à Wujek' en polonais, 1592. Une seconde édition en 8 volumes apparaît en 1593.

7. Une défense de Faust Socin 'Sur la Nature et le mode de notre salut,' établie en réponse à un travail de Grégory Zarnovecius, intitulé, 'Apocatastasis.' Polonais. Cette défense était tenue en haut estime par les Sociniens, et peut être inférée par le fait, qu'à l'Assemblée de Czarcow en 1654, Ciachovius était réclamé pour le rendre dans le Latin.

8. Une Exhortation pour les Ministres Evangéliques pour une union proposée avec les récents Ministres baptisés, etc, En polonais.

9. Réponse de Martin Smiglecius à Bock… et dans ce but, il entassait plusieurs monstrueux Arguments. En polonais. Cette Réponse probablement apparaît en 1595 ou 1596.

10. Une version polonaise de la Preuve de Socin, que des personnes évangéliques, d'une studieuse et parfaite piété, et récemment baptisées devaient pour le rejoindre, etc. 1600.

11. Discours funéraire pour la mort de Socin, dans l'année 1604. En polonais.

12 Une Pasquinade.

13. Sermons sur divers passages des Ecritures, particulièrement pour une large part de l'évangile de Jean. En polonais.

didier Le Roux

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