Faust Socin (1539-1604)

Publié le par didier Le Roux

Si Lelio Socin est considéré, à juste raison, pour être le fondateur de mouvement intellectuel Antitrinitarien, Faust Socin et le principal théoricien pour l’établissement de l’église Unitarienne (Socinienne) de Pologne. Ils font partie de la première et seconde génération des réformateurs italiens. Faust Socin était la seconde génération de réfugiés italiens qui, en contraste d’avec la première, était représentée par des individualités isolées du reste des émigrants italiens en cherchant un lieu pour vivre et pour exprimer leurs convictions religieuses. Découvrons ce personnage, combien haut en couleur, qui marquait, d’une façon indélébile, l’Unitarisme à tout jamais….

 

Faustus Socinus, (Ital. Socini ou Zozzini,), ou le plus souvent appelé en français Faust Socin descendait, du lignée directe, d'éminents hommes de loi. Mariano Socinius (aïeul de Faust), était connu par beaucoup de personnes d'illustres rangs, distinguées et cultivées. Son père était Alexander Socin, aussi un éminent juriste, qui était honoré par un diplôme de l'Université de Sienne, dans l'année 1530, lui donnant le degré de Docteur en Loi Civile et Canonique, et était, bientôt après, nommé Professeur en Ordinaire dans l'Université de Padou. Sa mère était Agnès, fille de Burgesius Petrucci, chef de la République de Sienne, et Victoria Picclomini, nièce du Pape Pius II, une femme de très bonne vertu et de grande valeur, qui installait dans l'esprit de sa fille de nobles sentiments. Aussi loin, cependant, alors concernant sa famille, il pouvait se venter d'être apparu parmi les premières familles praticiennes de Sienne, et d'être lié, par elle, avec des nobles maisons d'Italie.

Faust était très attaché aux membres de sa propre famille, et son oncle préféré était Lelio. Pour ses relations féminines, suivant sa grand-mère Camilla, il manifestait une forte préférence pour sa tante Portia, femme de lealius Beccuis, et sa sœur Phyllis, femme de Cormnelius Marsilius.

               

Faust est né à Sienne, le 5 décembre 1539. Son père décéda le 26 avril 1541, regretté par toute l'Italie, et Faust étant ainsi privé dès sa plus jeune enfance de l'intendance paternelle, qui est si importante pour l'éducation d'un garçon, et laissé entièrement au fond et à l'indulgente de sa mère. L'instruction qu'il a reçut était plus générale et superficielle, qu’elle aurait probablement été, si la vie de son père avait été épargnée. Il est simplement passé par l'usuelle littérature, et ce fut, par la suite, un sujet de pénible souvenir pour lui, que cette éducation avait été si modeste, et qu'il n'avait pas profité de l'assistance d'un tuteur. Il reconnaissant, dans une lettre à un ami, qu'il n'avait jamais étudié la Philosophie, qu'il était un étranger pour tout ce qui s'approchait du Divin dans les écoles, et que sa connaissance avec la Logique était simple les rudiments de la science, une connaissance qu'il gagnait par la suite dans sa vie, et après davantage par ses travaux controversés qui étaient écrits. C'était comme un reproche pour cette fière période, disait son biographe, que d’être enseigné, par un si remarquable exemple, qu'il puisse être de grands hommes, et hommes capables d'accomplir de grandes choses, sans ces aides, auxquelles nous attachons justement une haute valeur, mais dont nous sommes aussi aptes pour estimer au dessus de leurs réels mérites. Peut-être, aussi, il ajoute, il est opportun, qu'un homme de génie, qui été né pour effectuer une révolution dans les idées du monde, devrait être tenu pour aucun préjudice. La première partie de sa vie, jusqu'à ce qu'il ait atteint l'âge de 23 ans, était employée en utilisant les quelques enseignements, pour lesquels nous avons déjà fait allusion, et en étudiant la Loi Civile. Mais il avait, dans le même temps, par l'innée puissance de son propre génie, et par l'instruction de son oncle Lelio, absorbé quelques principes de connaissance religieuse, et gagnait une perspicacité dans les erreurs qui dominaient à ce jour. Les lettres, dont Lelio avait de temps en temps écrites, à ses relations en Italie, et qui étaient des moyens de diffuser dans leurs esprits beaucoup de ses opinions favorites, avaient aussi fait impression sur son neveu Faust, dans la force de ces puissances mentales, il avait grandi avec assurance, et pour qu'il regarde en avant, comme un médium, par qui ses propres idées seraient finalement posées ouvertement pour le monde. Il est cependant apparu, que Lelio, à un certain degré, conservait la même sorte de réserve envers Faust, comme il faisait envers ses amis protestants de Suisse et d'Allemagne, et que les questions, sur lesquelles il déclinait de satisfaire la curiosité de son neveu, étaient plus nombreuses que celles sur lesquelles il lui donnait le bénéfice de ses instructions. La raison de cette apparente réserve probablement était pour la crainte, pour au moins, que sa correspondance avec son neveu, et autres amis en Italie, puisse être interceptée, et que ses plans pour l'extension de ses propres idées parmi ses compatriotes prématurément capoteraient, et avorteraient. Tels, comme les évènements se présentaient, pour un sentiment qui se propageait, que pour quelques raisons, pas clairement indiquées, et certainement jamais distinctement certifiées, la totalité de la famille de Socin est devenue en conflit avec les autorités religieuses du pays concernant la Réformation. Mais la suspicion ayant été excitée, Cormelius était appréhendé, et jeté en prison, et le reste était soit intimidé, ou porté à fuir. La même raison à conduit Faust, alors un très jeune homme, de quitter son pays natif, et d'aller chercher refuge en France en 1561.

               

    Dans l'année 1562, bien qu'il résidât à Lyon, il entendait parler de l'inexplicable mort de son oncle Lelio à Zurich, et immédiatement rejoignait sa dernière demeure à Zurich, pour prendre possession des manuscrits de son oncle, (une chose, dans l'accomplissement, il était assisté de Marius Besozzus.) Après une absence d'environ trois jours, lesquels ils les dépensait principalement en Suisse, il retournait en Italie, et a fait connaissance avec le Grand Duc de Toscane, Cosmo I, et vivait 12 années dans sa Cour, se déchargeant le plus honorablement de ses devoirs, et était éminemment distingué par la faveur du Prince, et des louanges étaient portées sur lui, et durant cette période, il composait des poèmes et sonnets et différents sujets comme la politique, l'amour ou encore sur la moralité. A la fin de cette période, il entrait dans une sérieuse considération de la valeur des sujets qui sollicitaient l'attention des hommes, et dans de profondes réflexions sur le but de la vérité, et le haut bonheur de la vie humaine. Le résultat de ces réflexions était une ferme conviction, que les grandes perspectives terrestres tombent dans l'insignifiance, en comparaison avec l'espoir pour une gloire céleste et félicitée.



    Il quittait volontairement son pays, sans plus jamais y retourner, ses amis, ses espoirs, et sa richesse,  pour qu'il puisse être le plus désengagé, et chercher son propre salut, comme il expliquait dans l'introduction de son, De Jesu Christo Servatore (Sur Jésus Christ le Sauveur.) De même, il en était pour ses services estimés par le Grand Duc, et son départ excitait ses plus vifs regrets, et bien qu'ils étaient réitérés sur l'insistance de Paolo Giordano Orsini, un noble qui avait épousé la sœur du Duc, pour le persuader de rester, mais cela en vain.

                C'était dans l'année 1574, dans sa vingt quatrième année, que Faust quittait l'Italie. Il fut avec hospitalité reçu à Bâle, où il restait plus de trois années, dans le but de greffer à sa réserve de connaissance religieuse, étant principalement tenté de gagner une entière connaissance des écrits sacrés, et de les étudier lui-même avec un sérieux et pénétré esprit. Il était grandement assisté dans ses questions par quelques papiers, et un nombre de notes éparses que son oncle avait placées postérieurement. De l'utilité de ceux-ci, il n'en faisait aucun secret, bien qu'il pouvait en avoir le total crédit, les ayant disposés de droit. Ici, il écrivit deux traités qui furent pour un bon nombre d'années restés non publiés et circulaient en forme de manuscrits : 1. (Déjà mentionné) De Jesu Christo Servatore (Sur Jesus Christ the Saveur) écrit en 1578, publié à Cracovie en 1594, et certainement le principal de ses travaux, où l'on retrouve le corps de sa doctrine ; 2. De statu primi hominis ante lapsum (Sur la condition du Premier Homme avant sa chute), également écrit en 1578 et publié seulement après sa mort en 1610. Ce second traité est le résultat de se correspondances avec Francesco Pucci de Zürich sur la question de l'immortalité de l'âme humaine.

                Dans les environs de la même période, l'opinion de David Ferencz et quelques autres, relatif à l'honneur et la puissance du Christ, procédait à de grandes perturbations et commotions dans l'Eglise Antitrinitaire de Transylvanie. Avec l'idée de fournir un remède à ce "mal", Biandrata, qui avait une grande influence avec les membres de ces Eglises, et avec les Princes, qui alors possédaient la suprême autorité dans l'état, Faust était invité de Bâle dans la même année, afin qu'il puisse extirper Ferencz David, de la tête du parti, pour ses particuliers sentiments. Avec le plus de convenance, pour effectuer cet objectif, Biandrata de sa propre bourse payait le voyage de Faust pour se rendre à la maison de David, et ils pouvaient espérer tirer avantage du même lieu de résidence, de la même table, qu'ils partageraient entre quatre ou cinq mois. Mais l'attente fut suivi d'un mauvais résultat, pour David, jamais satisfait, ni poussé, par les arguments de Socin, pour abandonner la position qu'il avait prise, et non seulement conservait ses opinions, en privé les propageait, et du pupitre les avançait au public, pour lesquelles, il fut jeté en prison, par ordre du Prince de Transylvanie, et accusait du principe d'Innovation, alors interdit dans le pays, et où, après une courte période, il mourait dans la forteresse de Déva, le 15  Novembre 1579, en état de delirium.  

                La part de Faust dans cette affaire, a été considérée une grande tache pour sa personne. Les accusations habituellement portées contre lui, en référence de la persécution de David Ferencz se résument d'elles-mêmes dans les trois points qui suivent.

Premièrement, c'est qu'il était l'instigateur des procédures : Secondement, que, par un abus de confidence et d'hospitalité, il fournissait les matières, sur lesquelles la persécution était fondée : et Troisièmement, c'est qu'il assistait personnellement à l'organisation et la direction de cela.

Pour ces accusations, le Dt Rees avait fourni alors de nombreuses réponses, dans une valable contribution pour le "Monthly Repository of Theology and General Literature," (Dépôt Mensuel de Théologie et de Littérature Générale,) pour lesquelles réponses, les extraits suivants en contenaient la substance.

1."Aucun essais avait déjà été fait, comme autant qu'il apparaît maintenant, pour étoffer la première accusation sur preuve. (Cette accusation est, néanmoins, suffisamment invalidée par l'établissement que les ennemis de Socin avaient eux-mêmes donnés, de l'origine de la rupture entre Biandrata et David, et l'implacable hostilité que ce premier présentait envers ce dernier dans toutes les subséquentes transactions. Le témoignage suivant peut être pris de la plume de Biandrata lui-même. Après que Socin lui rapportait, qu'il avait sans succès terminé ses discussions avec David, Biandrata lui écrivit : " De dire à Ferencz qu'aussi loin, je ne me suis pas déclaré moi-même son ennemi au Prince, mais, néanmoins il peut me considérer comme tel." (Historia Unitariorum in Transylvanie. Lugd. 1781, p. 110.) A quelques jours ultérieurs il était fait part au Sénat de Clausenbourg, des ordres du Prince pour la déposition et l'arrestation du Superintendant. Cette réponse pour la première accusation est parfaitement concluante.

                2. "Agréablement pour l'origine de l'accord, fait avec le concours de David lui-même, Socin transmettait à Biandrata, de temps en temps, les arguments écrits que nous formulons dans le cours de la controverse : et avait ses documents étant utilisés, comme le fond du travail de l'accusation, pour être exhibés contre David devant le Synode, mais aucun blâme pouvait être lié à Socin en faisant les communications. Mais Biandrata ne s'est pas servi du tout de ces papiers." Cet établissement apparaît pour exiger une certaine qualification. Il est franchement dit, qu'aucun blâme n'est attaché à Socin en faisant les communications, parce que c'était fait en conformité avec l'accord d'origine, avec le propre concours de David, mais il est aussi vrai, que, dans une lettre, par laquelle Biandrata convoquait les membres du Synode, et qui était datée le 7 avril, à Clausenbourg, bien plus d'une quinzaine de jours avant que le Synode soit prévu de se réunir, il appelait expressément l'attention pour le "Ceux-là," qui étaient pour former les fonds de l'accusation contre Ferencz David. Le nom de Socin, cependant, maintenant ici apparaît dans ce document. Biandrata prend sur lui-même la pleine responsabilité, et bien que les "Antithèses" sont connues pour avoir été "écrite par Faust Socin," (Socini Opera, T. II p. 801,) elles sont exhibées, dans le premier nommé document, comme les "Antithèses de Georges Biandrata." (Lampe, IIist. Eccles. Reformat. In Hungaria et Transylvanie, p. 306.) Les remarques qui suivent sont une suffisante réponse pour le reste de la seconde accusation. "La principale accusation sur le moment préférée contre David à son procès était, que sur le premier dimanche après la fin de ses entretiens avec Socin, il avait publiquement déclaré en prêchant au peuple, 'Que Christ ne devrait pas être invoqué en prière, et que ceux qui le prient, pêchent alors beaucoup comme s'ils priaient la Vierge Marie, ou Pierre, ou Paul, ou tous autres saints qui sont morts.' Il n'est pas prétendu que cette accusation soit faite par Socin, et il n'y a aucune preuve physique de sa présence parmi les auditeurs de David, quand les travaux sont allégués pour avoir été proférés. L'officier de Cour, quand il lisait l'accusation, expressément faisait état, que l'information avait été communiquée par le Prince, par les frères, les disciples et associés de David, qui étaient alors présents parmi ses accusateurs, c'est autant dire, par d'autres Pasteurs de Clausenbourg, qui s'étaient pour cette occasion joints à Biandrata. Il y a, cependant, aucune évidence pour incriminer Socin."

                3. "Socin admis que c'était dans un premier temps son intention d'être présent au Synode pour le règlement de cette controverse, ayant reçu les ordres du Prince pour attendre. Il a aussi été fait état qu'il avait, en conséquence de ceci, formulé ses réponses aux arguments de David, avec à l'idée de les avoir préparées en forme, que l'assemblée puisse souhaiter être rendue d'accord avec eux. Il est, cependant, à être observé, que Socin semble avoir pensé que les affaires pour le Synode seraient pour discuter, comme pour des théologiens, pour la controverse qui avait été agitée entre David et lui-même, et non, comme après prouvé pour être son plan, de mettre en jugement le digne Superintendant, pour alléguer des blasphèmes contre Dieu et Christ. Il ne sied pas, cependant, pour être suspecté qu'il préparait ce document avec l'idée d'impliquer son adversaire dans n'importe quelle lourde calamité, qu'autrement un retrait de sa charge ministérielle, le rendant incapable de répandre davantage ses idées. Socin conclu sa réponse pour l'accusation et calomnies qui avaient été publiées contre lui, avec la suivante solennelle assertion, dont ici il n'y a pas de vraie raison pour ne pas croire : 'Je n'ai jamais consenti à toute autre plus sévère mesure contre Ferencz, ni connu tout autre motif de Biandrata lui-même, que de souhaiter que le Prince prenne position, et ordonner Ferencz d'être suspendu de sa fonction ministérielle, jusqu'à un Synode général qui devait, comme il avait été prévu, de poser et d'entériner cette controverse concernant l'invocation de Christ. Pour ceci, j'appel Dieu à témoin.' " (Socini Opera, Tom. II. p. 712.) Comme résultat de ces polémiques, une collection de matériaux relatant la dispute entre Dávid – Biandrata, une réponse des pasteurs polonais, une polémique réfutation des pasteurs polonais par Palaeologus, et la dénonciation des voies de Biandrata par les Transylvaniens étaient publiées comme Defensio Francisci Davidis in negotio de non invocando Jesu Christo in precibus (Défense de Francis Dávid Concernant la Question de la Non Invocation of Jésus Christ dans les Prières).

 

Sur cette affaire Faust quittait Cracovie, où il avait résidé environ quatre années, et se retirait pour s'installer chez Christopher Morstinius, un noble polonais, et seigneur de Paulokovice, où son innocence était protégée, non par secret, mais par le privilège de la Noblesse Polonaise, en raison qu'à cette époque les nobles polonais possédaient presque une juridiction indépendante, et exerçaient pratiquement une autorité absolue dans leurs propres districts. La position géographique de ce pays était seulement à quelques kilomètres de Cracovie, une situation qui promettait de lui offrir de meilleurs facilités pour sa propre justification, qu'en prison, où il devrait être consigné, s'il était resté plus longtemps dans cette ville. 

Ce bienveillant noble non seulement ouvrait avec hospitalité sa porte, pour le plaisir de Socin, dans cette période de danger, et le supportait pendant plus de trois jours. Il se chargeait de cet exilé et étranger, en effet, avec toujours un grand et substantiel gage de bonté et de respect, lui donnant sa fille en mariage, et devenait lié avec les premières familles de Pologne. Le résultat de cette alliance était une fille, nommée Agnès, qui est née dans les environs de la pentecôte de 1587. Son mariage dans une si respectable famille contribuait grandement pour répandre ses idées parmi les hautes classes, et préparait la voie pour cette puissante influence, qui après avoir été pendant quelques années repoussées par les Eglises Antitrinitaires, finalement l'empotait. Mais en cours de son succès, comme réformateur religieux, il était destiné pour tomber dans des épreuves personnelles, il perdait sa femme, et cette calamité était suivie d'une dangereuse attaque de santé, d'une si inflexible nature, l'obligeait alors de stopper ses travaux pour un temps considérable. Ce ne fut pas tout, pour la mort de David Ferencz, le Grand Duc de Toscane le privait de revenus, qui lui avaient été régulièrement transmis. A cette période, en effet, sa propriété italienne avait été mise en danger, et pour des intrigues pour lesquelles le Pape lui-même était un parti intéressé, avait été placée à la base pour qu'il en soit dépossédée, mais par l'influence d'Isabelle de Medici, sœur du Grand Duc, durant sa vie, et après par la bonté de son frère, aussi longtemps qu'ils vivaient, Faust avait ses rentes annuellement remises. Suite à la mort de ces personnes éminentes, toutes choses conspiraient à le désoler. Une fois de plus, il portait ses souffrances avec soumission et patiente, et étant retourné à Cracovie, recherchant une certaine consolation, pour ses personnelles afflictions, et au milieu des désordres et turbulences de cette période, en s'efforçant de purger les erreurs qui alors dominaient parmi le monde Chrétien, une fonction, pour laquelle beaucoup étaient prêt de penser de lui qu'il avait été appelé, par la spéciale Providence de Dieu.

Il avait tout du long fréquenté les assemblées ecclésiastiques, et pour une période pris une principale part en elles. Au Synode de Wengrow, en 1584, il maintenait la doctrine de l'adoration du Seigneur, et tenait, que son rejet conduirait au Judaïsme, et même à l'Athéisme. A ce même Synode, et à celui de Chmielnik, placés dans la même année, il contribuait puissamment pour le rejet des idées du Millénarisme, enseignées par beaucoup d’antitrinitaires. Il désirait de ce dernier nommé Synode, qu'il puisse écrive sa propre réponse aux attaques des Jésuites de Posnanie. Son influence était complètement établie au Synode de Brest, en Lituanie, en 1588, où il éliminait les différences qui divisaient les antitrinitaires de Pologne et donnait l'unité de leurs Eglises, en moulant leurs précédentes indéfinies et discordantes opinions dans un complet et harmonieux système religieux. A ce Synode, il discutait avec une vigueur inhabituelle et remportait un succès, concernant la Mort et le Sacrifice du Christ, la Justification, et la Corruption de la Nature Humaine, et opposait les adhérents de Ferencz David et Simon Budnaeus, sur les sujets de l'Invocation de Jésus Christ.

            Il fut durant cette même année, que le soin de l'Eglise à Luclavice était confié à Pierre Statorius le jeune, fils de Pierre Statorius de Thionville, dont la famille avait été formellement naturalisée, et obtenait les privilèges de la Noblesse dans le Royaume de Pologne. N'étant pas moins distingué par la rapidité de ses jugements, que par son éloquence, cet homme admiré, quand une fois admis pour l'amitié de Faust, entrait complètement dans ses vues, et devint l'avocat dévoué de ses opinions. Quelque temps avant ceci, également, Faust avait attiré un bon nombre d’hommes cultivés parmi les unitariens à ses propres sentiments, et le nombre de ses adhérents quotidiennement augmentait. Toujours, cependant, quelques personnes de grande influence se tenaient à distance, comme Niemojevius, Czechovicius, et la majorité des autres Pasteurs. John Sccurinus est dit pour avoir été le premier, qui osait ouvertement de défendre les opinions de David. D'autres plus modestement suivaient, parmi ceux-ci, les trois frères, Andrew, Stanislaüs et Christopher Lubicniccius, contribuaient grandement à fortifier le parti Socinien. Ceux-ci étaient des hommes d'illustres descendances, et de splendides promesses, et ayant été élevés comme courtiers, et habitués à la société des Rois, et la haute classe des Nobles, offraient la meilleure possibilité pour  vraiment faire progresser le mouvement, ainsi que l'étude et la pratique de la religion. D'autres qui avaient portés les fonctions de Pasteurs, et particulièrement les jeunes, continuaient de grossir le nombre des admirateurs de Faust, et ce qui a rendu le plus intéressant ces accessions, qui admettait la grande variété des idées qui dominaient, était que tous semblaient désireux de satisfaire la vérité, plutôt que la victoire. Leurs discussions étaient conduites avec sérieux, mais leur zèle était tempéré par la candeur et la discrétion, et c'était dans cette belle et vraie recherche de vérité pour l'esprit, que les cessions de leurs Synodes étaient conduites.

                Les unitariens polonais n'étaient pas moins distingués par leur candeur et leur bon tempérament, quand ils discutaient entre eux, et quand ils confrontaient les arguments de leurs opposants. Une remarquable louange de l'Archevêque Tillotson, sur les disciples de Socin, comme un corps religieux, lors de ses sermons "Concernant la Divinité de notre Bénit Sauveur", ne saurait être oubliée. Après qu'il fut précisé  pour être une isolée action, dans l'affaire de Schlichtingius, de qui, il n'était jamais dit, "Que ce n'était pas usuel pour lui de tomber dans de telles imprudentes et rudes expressions," il continue ainsi, "pour faire correctement sur les écrivains, de ce côté, je dois dire rigoureusement, que généralement, ils sont un motif d'importantes disputes, et de débattre des sujets religieux avec pression et inconvenantes réflexions sur leur adversaires, dans le nombre de qui je ne dois pas espérer que les Primitifs Pères de l'Eglise Chrétienne seraient reconnus par eux. Ils arguent en général sur les sujets avec ce tempérament et gravité, et avec cette liberté, cette passion et cheminement, qui devient un sérieux et important argument, et pour la plus part, ils raisonnent étroitement et clairement, et extrêmement protégés et avec prudence, avec une grande dextérité et décence, et encore avec assez d'élégance et de subtilité, avec un très léger cœur, et quelques dures paroles, et vertus pour être priées si elles sont trouvées. En une parole, ils ont la force de manager pour une faible cause, pour une peu fondée dans le fond, qui peut être même mêlée avec la controverse : à tel point que certains des Protestants, et la généralité des écrivains polonais, et même les jésuites eux-mêmes, qui font semblant pour toute raison et subtilité dans le monde, sont en comparaison d'eux pour les moins grondés et sabotés. Sur la totalité du sujet, ils ont, sauf, ce premier grand défaut, qu'ils souhaitent une bonne raison, et vraiment de leur côté, pour laquelle s'ils l'avaient, ils ont la raison, et l'intelligence, et assez de tempérament pour la défendre."

Le petitio principii (petit principe) pour la fermeture de ce passage, est alors pour la volonté d'une bonne cause, qui peut bien être excusée dans un écrit, qui, en dépit des tendances libérales de son propre esprit, connaissant bien la valeur d'une réputation pour être orthodoxe.  Ni, il doit être fait cette supposition, cependant franchement faite, de déroger, à n’importe quel degré, de la puissante louange elle-même, mais tend plutôt à l’accroître, et la confirmer. Ni personne peut nier, (alors c'est indiscutable,) que les hommes capables, que Faust Socin gagnaient autour de lui, et s'enrôlaient sous ses bannières, étaient remarquablement distingués pour la qualité qui leur était attribuée par le digne Archevêque.

                 Mais l'individualité, pour qui Faust était le plus endetté, pour l'ascendance qu'il acquérait sur les Eglises Antitrinitaires de Pologne, était Pierre Statorius le jeune.  Faust l'employait comme le principal interprète de sa pensée, et les avantages résultant de sa coopération bientôt devinrent ostensibles dans l'épanouissement de l'état de l'Eglise Unitarienne de Pologne.

Faust, cependant, à côté, était exposé à de mesquins désagréments de la part de ses adversaires Protestants, qui étaient devenus particulièrement détestables pour les habitants catholiques de Cracovie. Bien qu'il résidait ici, les calamités, qui généralement suivaient ceux qui fidèlement adhéraient aux prescriptions de la conscience, les menaçaient de toute part, mais spécialement, il avait l'hostilité de nombreuses et fortes menaces, après qu'il ait publié son livre "De Servatore."

Dans l'année 1598, quand il était malade, et confiné à sa chambre pour retrouver sa santé, alors qu’une foule poussée par les étudiants de l'Université, le sortait de son lit à demi nu, et avec grande indignité, le forçant de passer par les rues et les places marchandes, avec l'intention de le mettre à mort. Après longtemps, il fut secouru de leur furie, par l'interposition de deux Professeurs, assistés du Recteur de l'Université, qui réussissaient à rétablir leur antagonique polémique, en trompant la multitude en furie, et s'exposant eux-mêmes à un grand danger. Par cette occasion, Faust, était dépouillé de sa librairie, avec toutes ses fournitures, qui étaient détruites par la foule, mais il considérait la perte de ses biens comme rien, en comparaison de ses manuscrits, pour lesquels il regrettait particulièrement un traité, composé contre les Athéistes. Il était souvent entendu pour déclarer, en référence de cet évènement, qu'il serait heureux de retrouver ses papiers aux dépens de sa vie.



    Quand les menaces furent ajoutées aux barbares traitements de la populace, il se retirait pour la seconde fois de Cracovie, et trouvait asile à Luclavise, un village qui était à environ 15 kilomètres de cette ville, dont il fut rendu célèbre par la suite pour être son dernier lieu d'habitation et de sa mort. Ici, il devint un intime de la maison d'Abraham Blonski, le propriétaire des lieux, avec qui il continua de résider pour le reste de sa vie. Dans ce lieu, une Eglise Antitrinitaire avait existée pendant une période, dont son ami, Pierre Statorius, était le Ministre. Vivant, cependant, comme voisins, se rassemblant en amis dans le culte, et s'offrant mutuellement de l'aide dans le grand travail pour lequel ils s'étaient engagés, ils réussissaient, par leurs efforts combinés, les fondations et l'extension de la toute jeune église. Le rôle de Socin effectué dans l’Eglise Unitarienne peut être comparé au rôle de Thomas d’Aquin dans l’Eglise Catholique. Les Antitrinitaires polonais, imitant les réformateurs Protestants essayaient d’établir les principaux points de leur religion sous forme de Catéchiste ou de Confession. Le premier travail de la sorte était une publication édité à Cracovie en 1574 par Alexander Turobińczyk et autorisé par le Ministre George Schomann, Catéchisme ou Confession de Foi de la Congrégation Assemblée en Pologne, dans le Nom de Jésus Christ notre Seigneur qui a été crucifié Crucified et Relevé de la mort (Catechesis et Confessio Fidei Coetus per Poloniam congregati in Nomine Jesu Christi, Domini nostri crucifixi et resuscitati) Socin tentait d’écrire pareillement un travail et laissé deux traités non inachevés : Christianae religionis brevissima institutio, per interrogationes et responsiones, quam catechismus vulgò vocant; et Novum Fragmentum catechismi prioris.
Ils sont des indications, qu’il avait été demandé par la communauté de Rakow, en 1592, pour écrire le catéchisme avec Piotr Stoiński. Même Niemojevius après longtemps donnait son adhésion à Faust pour d'avantages d’idées, et avec un grand degré de génie, dans une complète observance avec le reste de son caractère, reconnaissant et se rétractant des erreurs, dans lesquelles il avait été par inadvertance mis. Czechovicius restait le seul dissident. Mais lui aussi, se retrouvant seul, contribuait aux changements, qui étaient au dessus de sa puissance pour les éviter. Il fit un effort, en effet, pour raviver la controverse au dessus du Baptême, mais, par la suggestion de Faust, le sujet était autorisé de rester, et dans le cours du temps, il mourut d'une mort naturelle.

    Czechovicius, différait de Faust, plutôt sur la perpétuité du Baptême, que sur le mode de son administration. Il maintenait que le Baptême par immersion était nécessaire, dans les cas de tous les adultes croyants, aussi bien pour ceux qui étaient nés de parents chrétiens, comme pour ceux qui étaient convertis d'une fois totalement différente de celle des Chrétiens. Socin, aussi, considérait la pratique du Baptême infantile comme une grande et dommageable erreur, particulièrement sur le compte de l'intensité posée sur lui par les Catholiques, et les disciples de Calvin. (Opera, T. I. p. 702.) Mais il pensait, en même temps, que le Baptême ne devait pas pour être considéré comme une perpétuelle ordonnance de l'Eglise, et qu'il n'était pas à prescrire d'aucune façon pour ceux qui avaient donné leurs noms au Christ, et dans leurs premières années avaient été instruits dans la discipline Chrétienne. Il avait aussi à l'idée, que, si le Baptême est pour être maintenu pour toutes les périodes modernes, il doit aussi être maintenu principalement sur le compte de ceux, qui se sont convertis de toutes autres religions que Chrétienne. "Je ne vois pas, ' dit-il, "pourquoi un tel ne pourrait pas être baptisé par ceux, qui avaient prêché Christ pour eux : ou, s'ils n'avaient pas de père spirituel en Christ pour lui, qui ne puissent pas fournir ce service, qui avait été fixé comme fonction de la Congrégation dont il prêt de rejoindre de lui-même, depuis le Baptême de l'eau, administré dans le nom de Jésus Christ, est seulement l'ombre pour le pardon des péchés dans le même non du Christ, en ouvrant la profession de son nom, étant une manière d'initiation dans sa religion. Rien n'est réellement communiqué par lui, sauf que c'est une reconnaissance de ce qui avait été accordé, et qui ne sera plus certainement cassé." (Opera, T. I. pp. 350 et 351.) En proposant ces idées, Socin faisant tout son possible pour apaiser l'animosité, qui s'était élevée à partir de la controverse sur le sujet du Baptême, et il apparaissait, aussi longtemps qu'il vivait que "le Baptême n'était pas considéré par les Eglises de Pologne comme une institution Chrétienne pour une perpétuelle obligation." (Rees's Rocavian Catechism [Catéchisme de Rakow], p. 249)

                Socin décédaitle 3 mars 1604, et Pierre Statorius, son bien aimé compagnon et associé, délivrait le discours funéraire sur ses restes, (et dans la cours de l’année qui a suivi, ayant accompli sa propre attribution de tâches sur la terre, le suivit dans la tombe, au jeune âge de quarante ans.) Socin fut enterré en bordure de la montagne et de la rivière Dunajec. L’épitaphe, (sur une simple tombe d’une plaque de pierre rectangulaire,) montrait que ses amis pensaient à l’extension et la valeur de ses labeurs. En deux lignes, par allusion à la Papauté sous la similitude d'une édification, l’auteur lui offre le plus haut possible compliment.

"Tota ruet Babylon : destruxit tecta Lutherus, Muros Calvinus, sed Fundamenta Socin."

(Tu t’écroules hautaine Babylone : Luther à détruit les toits, Calvin les murs, Socin les fondations.)

"Il doit être grand," disait Robinson, "il y a une stricte adhérence à la vérité dans cet épitaphe, même si la gloire n'est pas due à Socin en premier, ni pour lui seulement." (Eccles. Res. P. 620.) Pour lui, cependant, elle est avant tout due la gloire, pour avoir effectué ce, dont aucun de ses prédécesseurs, dans le même chemin, n'avait été capable d'accomplir.

  "Sous la protection hospitalière d'un tel spirituel et insinué leader," disait Mosheim, "le petit troupeau, qui avait été jusqu'ici destitué de puissance, résolu et courageux, a grossi rapidement, et, tout à coup, s'élève à un haut degré de crédit et d'influence. Son nombre augmentait par des prosélytes de tous rangs et ordres. De ceux-ci, certains étaient distingués par leur noblesse, d'autre par leur opulence, d'autres par leur message, et beaucoup par leur culture et éloquence. Tous ceux-ci contribuaient, dans une voie ou autre, à amplifier le lustre, et à l'avancement des intérêts de cette prometteuse communauté, et pour la supporter contre la multitude des adversaires, pour sa remarquable prospérité et succès, qui s'était élevée contre elle de toute part.

 

  Une autre belle inscription pouvait être retrouvée sur sa tombe en italien "Chi semina virtù, raccoglie la fama, e vera fama supera la morte" (Celui qui sème la vertu récolte la renommée et la renommée vraie surmonte la mort.) Avec le temps la rivière a changé son cours de quelque cent mètres. Eventuellement sa tombe était localisée sur le côté de la route d’un pays. En 1936 l’internationale Communauté unitarienne décidait d’ériger un mausolée pour Socin sur une proche propriété pour laquelle la tombe était transférée…

 

La pensée religieuse :

 

Selon Marian Hillar, le noyau des doctrines sociniennes se reprend en douze points :

 

*Antitrinitarisme, ou négation du concept traditionnel de la Trinité.

*Unitarisme, ou négation de la préexistence de Jésus.

*Le concept de la rédemption à travers des aptitudes morales.

*Le dualisme radical : Dieu et l'homme sont radicalement différents.

*Le premier homme, Adam, était mortel avant la Chute.

*Le concept de la religion comme pratique de principes éthiques, par exemple la conviction que les enseignements moraux de Christ, type le Sermon sur la Montagne, doivent être pratiqués.

*La conviction que l'homme est capable de développer la volonté de suivre Christ et ainsi obtenir le salut.

*L'opposition au mysticisme, qui demande un spécial éclairage pour connaître la vérité religieuse.

*La conviction que la raison de l'homme est suffisante pour comprendre et interpréter les Écritures.

*La position empirique que toutes nos connaissances dérivent de l'expérience des sens.

*La pensée rationnelle de Socin acceptait un seul Dieu, pendant que Jésus Christ était simplement un homme crucifié, dont j'épelle ère de révéler Dieu aux hommes, en les permettant de rejoindre ainsi le salut, en suivant Son exemple. Pour lui la Sacrée Écriture, rédigée d'hommes, n'était pas indemne d'erreurs, et l'homme devait se baser sur son étique pour observer les commandements et elle n'était pas donc nécessaire la grâce divine. Il, en outre, niait *l'existence de l'enfer, le péché original, la nécessité des sacrements, la prédestination, et, par rapport aux Frères Polonais, il refusait le second baptême.

didier Le Roux

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