Przipcovius Samuel (1592-1770).

Publié le par didier Le Roux

     Przipcovius Samuel, (Polon. Przypkowski,) de Przykowice, était un Chevalier Polonais de noble famille. Smalcius, dans son Diary, mentionne un gentleman, du nom de Przybcovius Nicholas, qui soutenait la fonction d'Ancien de l'Eglise de Luclavice, et qui mourrait le 1er septembre 1612, et Bock pense que celui-ci peut avoir été le père de Samuel Przipcovius. Samuel naissait dans les environs de l'année 1592, et ayant posé le fondement de sa connaissance avec la littérature dans son propre pays, et partait, après longtemps avec Daniel Taszycki, de Luclavise pour l'Université d'Altorf, le 22 mars 1614, dans laquelle période le mouvement socinien dans ce lieu d'enseignement était expérimenté avec grande force. Sur ces découvertes, en 1616, ce Przipcovius se ralliait au parti socinien, il délibérait avec lui-même, s'il était mieux pour lui, de son propre accord, de quitter l'Université de Altorf, ou d'attendre le résultat. Aussitôt après ceci, il allait aux Pays Bas, et terminait ses études académiques à Leyde. Ici, à un peu plus de dix huit ans, comme l'auteur de la Préface de ses travails nous informe, il publiait un anonyme tract "On the Peace and Concord of the Church," (Sur la Paix et l'Harmonie de l'Eglise,) lequel était attribué aux dépends du célèbre Episcopius. Le même écrivain nous dit, que d'autres juvéniles productions de Przipcovius étaient une réponse à une sévère satire de Daniel Heinsius, intitulé, "Cras credo, hodie Nihil," dans lequel Heinsius avait déversé toute la virulence de son esprit et des railleries sur Uitenbogaerdt, Episcopuis, et les autres leaders du parti libéral des Pays Bas. Celles-ci garantissaient pour leur auteur, l'admiration et les applaudissements de tous les juges compétents.

Durant la guerre Cosaque en 1648, dans laquelle les unitariens ont grandement
souffert, et sur leur subséquent bannissement de Pologne qui s'avérait fatal pour leur existence comme un corps religieux dans ce pays, Przipcovius était réduit à une extrême nécessité, et toujours dans l'année 1663, lui, en commun avec le reste des Frères Polonais, subissaient une série de difficultés, dont
il fait part dans une lettre, adressée à John Naeranus, et écrite dans la même année. Par la suite, il passait la principale part de sa vie dans la cour et le camp. Il n'avait pas seulement à composer avec les mauvaises fortunes dont il était sujet en commun ave le reste des Frères exilés, mais refusant de devenir l'implicite suiveur de n'importe quel maître, et préférant plutôt le titre d'un éclectique en religion, il trouvait que l'esprit de son Frère était éloigné de lui. Il entretenait des sentiments différents de la généralité des sociniens, concernant la fonction de Magistrat Civil, la durée du Royaume du Christ et puissance, et la personne du Sauveur, qu'il croyait pour être correctement, et sans aucune illustration, le Fils de Dieu, engendré par une divine essence, bien d'aucune éternité. Bien qu'ici ils n'étaient pas dans un parfait accord entre eux, encore, ils l'honoraient comme un habile théologien, et plaçaient leur confiance en lui comme un homme de talent et d'expérience. L'Assemblée tenue à Kreutzberg lui transmettait la tâche de conduire une épistolaire correspondance avec leurs Frères des autres nations, dans le but de promouvoir les intérêts, et hausser le nombre de leur corps religieux. Pendant quelques années il résidait à Königsberg, mais il était obligé de quitter ce lieu sur l'instance de la Diète Provinciale, bien que le Prince avait étendu sur lui le bouclier de sa protection. De ces circonstances il faisait allusion avec émotion, dans une lettre adressée à John Naeranus quelques mois avant sa mort. Il avait espéré, que le décret puisse avoir été retardé pour quelque temps, par l'influence de plus illustre Duc Boguslav Radzivil, Gouverneur de Prusse, et le dernier Protestant de ce nom, mais cet espoir avait récemment été défait par la mort subite du Duc, en date du 31 décembre 1669. Sa propre mort suivait rapidement, pour le 19 juin 1770, après une vie d'une extraordinaire vicissitude, il respirait son dernier souffle, sur les bords de la Prusse, à l'âge de soixante dix huit ans.

L'auteur de la Préface, préfixait pour ses Travaux, disait, qu'il supportait lui-même pour les profits des courriers conférés sur lui par l'Electeur de Brandenburg, et le Prince Radzivil. "En dehors de ceux-ci," ajoute le même écrivain, "aussi loin qu'il est possible, il maintenait quelques familles de sa propre maison, tâchant lui-même, et ordonnant qu'il puisse remédier le plus pas sa gentillesse, et ne faisant pas de provision pour le soutient de la veuve de son seul fils, et deux petits-enfants, pour qui, à l'âge de soixante dix ans, et déjà sur les bords de la tombe, si Dieu ne prenait pas charge d'eux, il n'avait rien laissé, pour un famine actuelle."

C'est vraiment étonnant, que un, dont l'attention était aussi distraite par les affaires de la cour et militaires, devrait avoir été capable de faire de tels accomplissements dans une critique et exégétique théologie, comme rarement peut être rencontrée. Ruarus l'appelait un homme d'une plus élégante tournure d'esprit, et l'extrait suivant d'une lettre écrite par lui à l'âge de soixante dix ans contenant une description des souffrances endurées par les Frères  Polonais exilés, de l'année 1648 à 1663,  justifiant pleinement la louange. "Postulat ut calamitatis et egestatis notrae tibi descriptionem exhbeam. Infadum tu nempe jubes renovare dolorem, ire per vestigia luctuum iterum, et cruda adhue et hiantis, nesdum cicatricibus obdueta retractare vulnera : horret animus ad exceptos tot fulminum ietus, attonitus et pavens. Qui nos casus hucusque agitaverint, quaeque ipse miserrima vidi, et quorum pars quantulacunque fui exponere, non mens tantum, sed manus quoque ac calamus trepidat et refugit. Fuimus, fuimus Troës, et vel ipsa non multo ante benignate Dei, tot per annos indulta Ecclesiis nostris felicitas, acriorem sesum praesentium malorum reddit : ut etiam recordari pigeat, quando, et quomodo, et quibus gradibus, quod fuimus esse desinimus. Et nisi mentes nostrats, causae ob quam patimur bonitas, et commendatae quondam a Domino hujus generis patientiae solatia erigerent, tanta calamitatis procella prostratis atque obrutis pene optinum factu videbatur, quo levius ferantur praesentia, praeteritorum memoriam amittere. Quia tatem aliquam status nostri imaginem poscis, dabimus eam non suis h. e. vivis coloribus depictam, sed simplicissimis lineamentis adumbratam, ca cursim attingentes in quibus immorari molestum est, " etc. (Hist. Ref. Pol. L. iii. C. xvii. Pp. 278, 279.)

Beaucoup des travaux de Przipcovius étaient collectés après sa mort, et publiés dans l'année 1692, en folios, pour former un dixième volume de la "Bibliotheca Fratrum Polonorum." Cette collection, en effet, originellement consistait en plus de huit volumes, comprenant les principaux travaux de Socin Faust, Crellius John, Ludovicus Wolzogenius John, et
Schlichtingius Jonas, mais le groupe n'est presque jamais considéré être complet, sans ce volume supplémentaire, et autre, contenant les Travaux de Daniel Brenius. Il est intiutlé," Sacred Thoughts on the Beginning of Matthew's Gospel, and on all the Apostolical Epistles, together with Treatises on several Subjets, and particulary on the Rights of the Chrsitian Magistrate." (Réflexions sacrées sur le début de l'Evangile de Matthieu, ainsi que sur toutes les Epîtres Apostolique, avec des Traités sur plusieurs Sujets, et particulièrement  sur les Droits du  Magistrat chrétien).
 

suite partie II
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