Paul Best 1590-1657.

Publié le par didier Le Roux

Paul Best a été une des premières plus importantes voies à porter le Socinianisme en Angleterre. Bien que nous ayons qu'un nombre limité d'informations sur l'ensemble de sa vie, nous savons, comme pour d'autres dits hérétiques, qu'il a souffert pour ses convictions.

   Il est nécessaire, avant d'établir des faits de la vie de Paul Best, de rappeler la situation religieuse de l'Angleterre d'alors quand le Socinianisme perçait sur son sol.

   Le Socinianisme qui avait ses racines en Europe, se développait quelque peu indépendamment sur le sol Anglais. Comme avec beaucoup d'autres influences continentales arrivant en Angleterre, celui-ci venait par l'émigration de dissidents observant leur religion librement. Les anabaptistes ou autres groupes radicaux trouvaient cette doctrine attrayante, et qui apportait la confusion et le trouble sur une partie de l'église autorisée entre les différentes sectes dissidentes, toutes exprimant des théologies semblables à la Trinité, et les autorités de l'Angleterre, simplement, les traitaient tous comme des hérétiques.

   L'anti-Trinitarisme était une des toutes premières hérésies qui était poursuivie avec insistance et vigueur du Roi Henri VIII (1491-1547) à Charles I (1600-1649). Il y avait un nombre d'individus qui souffraient la mort comme hérétiques pour leurs divergentes vues de la Trinité et du Christ au regard de l'Eglise d'Angleterre. C'était sous le Roi James I (1603-1625), que le brûlage public des hérétiques était arrêté, à la place, ils devaient 'juste' pourrir en prison. James I a fait brûler beaucoup de livres dits hérétiques, incluant une édition latine du Rakow Catechisme (
catéchisme de Rakow), en 1614, un texte unitariens majeur.

   Durant les années 1630, il y avait un intérêt croissant pour la tolérance religieuse pour quelques théologiens d'Angleterre influencés par le travail, du hollandais Jacob Acontius (1492-1566), Satanae Strategemata, de 1631. Le Socinianisme était vu favorablement comme une forme de tolérance religieuse, durant cette période par des écrivains connus les 'Oxford Latitudinarians' qui essayaient de promouvoir une vue religieuse et une tolérance plus élargie de l'Eglise.

   Malheureusement l'intolérance grandissait par les forces des Pro Presbytériennes dans le Parlement qui menaient la censure des positions les moins calvinistes. Cette vue générale latitudinaire amènerait plus de voies dissidentes dans les années 1640. Le Socinianisme deviendra plus étroitement lié avec l'anti-Trinitarisme dans les années 1640.

   En ce qui concerne Paul Best, si nous avons rien de la première partie de sa vie, assurément il était issu d'une famille aisée. Il a été diplômé en 1613 au Jesus college de Cambridge. En avril 1617, il a hérité du manoir familial de Elmswell. Il est devenu honoré du titre de Fellow, attribué généralement dans des académies pour des personnes érudites, en 1617, à St Catherine Hall.

   Durant 1617, Paul Best héritait du patrimoine familial qu'il vendait en partie, et pourvu de cette somme, il voyageait en Europe, des années 1620 jusqu'au début de 1630. Nous savons qu'il était un membre du Parlement (peut-être du Model Parliament) du Yorkshire. Dans la fin des années 1630, il a fait un autre voyage en Europe, jusqu'à dans le début des années 1640, et a pu pendant cette période être touché par l'influence des Frères de Pologne, les Sociniens. Il a servi en 1644 dans le Parliamentary army commandé par le Comte d'Essex lors de la première guerre civile en Angleterre.

   En 1645, Paul Best était évoqué sur des accusations de vues anti-Trinitaires par le Long Parliament qui était le nom du Parlement Anglais appelé par Charles I, en 1640, et qui (Long Parliament) perdura jusqu'en 1649. Il a été maintenu à la maison d'arrêt de la Houses Parliament de Wesminster ou encore connue sous le nom de Palace de Wesminster dans Londres, où il y avait les deux Chambres du Royaume Unie (la House of Lords et la House of Commons).
   En avril 1646, il a écrit : 'A letter of advice unto the Ministres Assenbled at Westminster' ( Une lettre pour conseil aux Ministres assemblés à Westminster), dans laquelle il demandait d'être reconsidéré. Celle-ci était suivi d'une pétition en août 1646 : de certaines honorables personnes de la House of Commons demandant un procès formel.

    Paul Best était accusé, à la Barre de la House of Commons, d'avoir appliqué les plus profanes épithètes pour la doctrine de la Trinité. Il semble que dans certains manuscrits appartenant à Best, il était trouvé des expressions sur la Trinité telles : qu'un mystère d'iniquité, un monstre à trois têtes, une imagination, une tradition de Rome, une monstruosité bi-formes et tri-formes, et d'autres expressions de nature similaire. Pendant qu'il était maintenu à la maison d'arrêt, ce procès devait l'amener presque inexorablement à la mort, s'il n'avait pas les arguments pour contredire les offensifs travaux. Sur le fait que des personnes étaient pour s'entretenir avec lui sur le sujet, le procès a été ajourné, et il est supposé qu'il a été après longtemps relaxé.
   Nous pouvons retrouver le déroulement des procédures contre lui dans le 'Memorials of the English Affairs during the Reign of Charles I' de Whitelocke.

   Le procès s'est étendu sur plusieurs mois, et était la cause de beaucoup d'anxiété pour la House of Commons et l'Assembly of Divines, dont cette dernière était fixée par le 'Long Parliament' pour restructurer l'Eglise d'Angleterre.

   Ce qui suit est la première allusion de cette affaire par Whitelocke :
   - Le 28 juin 1644, "dans la soirée, la House rencontre et entend du Comité de la Pundered Ministers, les blasphèmes d'un Paul Best, qui ni la Trinité de la Divinité, et la Déité du Christ, et du Saint Esprit : la 'House' ordonne qu'il soit enfermé comme prisonnier, et une ordonnance pour lui causer la peine de mort." Il est probable que cette ordonnance n'est jamais été passée. Pour l'Assembly of Divines, dans leur sanguinaire procès contre Biddle, elle a trouvé nécessaire de solliciter le Parlement pour procurer une drastique ordonnance, (2 mai 1648), pour infliger la peine de mort pour ceux qui tenaient des opinions contraires aux vues presbytériennes, au sujet de la Trinité et autres doctrines, qu'ils nommaient blasphématoires et hérétiques." Nous n'avons par ailleurs aucune preuve que cet ordre de la 'House' a été effectué dans les faits. Mais qu'il l'a été ou non, il y avait que de rares exemples législatifs qui dépassaient cette conception du Long Parliament pour détruire un prisonnier par une loi ex post facto.
   Ce qui suit sont d'autres entrées faites par Whitelocke, en référence de l'affaire de Paul Best.
   -16 février. " Le comité du 'Plundered Ministers' ordonnait d'établir une ordonnance pour la punition de Paul Best pour ses blasphèmes." (p. 198)
   -28 Mars. "Débat pour le blasphème de Paul Best pour ses blasphèmes. La 'Divines' ordonnait de s'entretenir avec lui, pour le convaincre de son péché, et qu'une accusation soit préférée contre lui." (p. 204)
   -3 avril 1646. " Paul Best est amené à la Barre, pour entendre son accusation, et pour sa réponse donné pour la Trinité, et il espérait d'être sauvé de cette manière, mais il niait ces trois personnes comme une doctrine Jésuite. Un jour était fixé pour déterminer cette affaire, et dans le même temps, certains des membres de la 'House' convenaient pour s'entretenir avec Best afin de le convaincre de ses erreurs." (p. 205)
   Il est probable que la sympathie du public était excitée en sa faveur, et qu'il s'est trouvé des amis parmi la plus libérale section des Indépendants qui était intéressée d'elle-même pour son nom, et pour le sauver de la prise de ceux, qui avaient soif de son sang. "Deux bons citoyens affectés," disait Thomas Edwards, "me relataient le 18 décembre, alors parlant avec un ministre Indépendant de cette ville, des damnables doctrines de Best contre le Trinité, et pour ses blasphèmes pour lesquelles il était emprisonné : Il était répondu, "Que si ce Best, ou n'importe quel Arien rassemblant une église, et donnant libre cours à leurs opinions, le Magistrat devrait-il les souffrir ? Que doit-il être fait dans cette affaire ? Le ministre répondait, "Causez qu'il sue avec des arguments, mais il n'y a aucun pouvoir autorisé sous l'évangile pour remédier à ici." Les citoyens objectaient que dans le 13 chapitre de Deutéronome, "Si un tel homme ne devrait pas être puni autant que le faux prophète ?" La réponse était, "Christ à modéré les choses dans l'Evangile : l'adultère était cause de mort sous l'Ancienne Loi, et finalement Christ laisse la femme s'éloigner qui s'est fait prendre en adultère, et aussi, il était donc dans ce cas." Un de ces citoyens me disait aussi, il parle de ces choses pour un autre ministre Indépendant qui rend une réponse pour le même but, "Que le Magistrat ne devrait pas le punir pareillement," ajoutant, "le Magistrat n'a rien à faire dans de tels sujets de Religion, mais pour des choses civiles seulement." (Gangraena, P.1. Letters, &c. p. 46.) Cette conversation semble avoir pris place six semaines avant que l'affaire de Paul Best soit portée devant la 'House', dans le rapport du Comité du Plundered Minsters, et le suivant, relaté aussi par l'auteur du 'Cangraena,' c'est probablement produit sous moins d'une quinzaines de jours après que certains membres de la 'House' étaient nommés pour s'entretenir avec lui, et de le convaincre de ses erreurs.
   "Une personne de qualité et un homme pieu me disait (15 avril), me rencontrant accidentellement dans Westminster Hall, que (dit-il) juste maintenant prêt de la porte de la House of Commons, j'ai discuté avec un grand sectaire (c'est-à-dire, un des fabricants de disciples, et présentement l'homme venait dans le Hall avec un autre grand sectaire, et me présentait à lui), et la discussion qui a suivi était comme suit : "Qu'il serait peu disposé que le Parlement porte sur lui le sang de Paul Best pour avoir nié la Trinité." Après quoi ce gentleman lui répondait, qu'il devrait clairement prouver dans les écrits une Trinité de personnes. A qui le sectaire répondait : "Comment prouverez-vous les Ecritures pour être la Parole de Dieu ?" et le sectaire raisonnait contre eux, disant : "Il y avait une vingtaine de différentes Ecritures, comme autant de traductions, et les traductions ne sont pas vraies, aussi pour les prières qui nous sont dites, que ce n'est pas rigoureusement traduit, et pour les originaux, il y a des copies, comparées, que je ne peux pas comprendre, ni ce n'est de ma faute, si je ne le peux pas : En somme, l'homme raisonnait qu'il n'y avait pas de religion dans tout dans le Royaume, mais toute religion qu'il a connue était, de faire justement, et être clément. A qui le gentleman répondait : "Les païens étaient justes et cléments et là dedans ils faisaient aussi bien que vous." Ce sectaire se réjouissait : "Pourtant il devrait être su, que les païens ont été épargnés aussi bien à n'importe quel moment." (Pt. ii. P. 123.)
   Edwars publiait la seconde partie de son "Gangraena" dans l'année 1646, et pour le passage suivant, il semblerait, que Paul Best était alors en prison attendant sa sentence de la House of Commons, et sous le débat, il apparaissait un pamphlet censurant leurs procédures contre lui, alors craignant que la sentence puisse être ; en affirmant la possibilité d'une repentance hérétique aussi longtemps qu'il vie, et le font mourir, par tous les moyens, dans l'hérésie, autant que dans leur mensonge, efficacement le damnent éternellement : et consécutivement, ce Paul Best (si son erreur est à présent,) aussi bien que l'apôtre Paul, d'abord un blasphémateur, puisse un jour devenir un converti, s'il n'est pas intempestivement affamé pour mourir à l'avance." (P. 129.)
   "Les sectaires généralement," Disait Edwars dans un autre lieux, (P. 11.) "ne peuvent pas endurer d'homme qui parle contre, ou qui se plaind de l'autorité de n'importe qui entame des erreurs (bien que jamais si grandes) comme par exemple, un pieu compréhensif chrétien me disait dans ces trois jours, qu'en raison qu'il se plaignait d'un homme qui nie le Fils et le Saint Esprit pour être Dieu, cependant, les Indépendants et tous les sectaires, parmi qui il vie, le détestent parfaitement et l'injurient, et depuis le moment que des nouveaux livres hebdomadaires ont mentionné un vote pour être passé dans la House of Commons pour établir une ordonnance contre Paul Best, l'anti-Trinitaire et le Blasphémateur, certains des sectaires ont parlé audacieusement et amèrement contre lui, disant qu'ils seraient antipathiques avec n'importe le quel de ceux qui souhaiteraient donner une voie, ou avoir une position en procédant contre elle, avec tout autre travail pour cet effet."

   La seule inscription additionnelle que Whitelocke fait, après la période, respectant l'affaire de Paul Best, est datée du 24 juillet 1647 ; et de celle-ci, il apparaît, qu'un parlementaire ordonnait après un long questionnement, de brûler, pas l'homme en soit, mais un de ses pamphlets, et de punir l'imprimeur. (P. 263.)
   Ici, des enregistrements 'contemporains,' autant qu'ils sont encore venus pour éclairer, nous ont échoué. En premier, une ordonnance qui a été portée immédiatement, pour punir le délinquant de mort : en seconde idée, cependant, une ordonnance était pour être établie par un Comité pour le punir, mais la nature de la punition est laissée à la discrétion du Comité : après ceci, certains de la 'Divines' ont ordonné pour s'entretenir avec lui, dans le but de le convaincre de son péché, et une accusation d'un certain Roi était préférée contre lui, alors le résultat de cette conférence : quand il est appelé à la Barre de la House of Commons pour entendre l'accusation, et retourner une évasive réponse, ayant été donnée pour comprendre que cette dernière serait satisfaite avec une excuse ; finalement, la 'House' fixait un jour pour porter la matière à la conclusion, mais ce jour n'est pas venu. Dans le même temps, cependant une délégation de membres (non, comme avant, de la 'Divines') est ordonnait pour s'entretenir avec lui, et le convaincre de ses erreurs, et après un intervalle de plus de 15 mois, durant lesquels il a probablement langui en prison, il apparaissait un parlementaire "ordonnant de brûler un pamphlet de Paul Best et l'imprimeur pour être puni." Mais que devient l'auteur est inconnu de ce jour. Il est possible que le Révérend Joseph Hunter, qui, est en possession de certains curieux documents relatant pour cette intéressante affaire de persécution Protestante, qu'un jour qu'il puisse les donner pour le public, et ainsi éclaircir le mystère qui toujours planait sur le destin de Paul Best."

   Son principal Travail sur le Socinianisme était 'Mysteries Discovered en 1647, un des premiers livres du Socinianisme en Angleterre. Son oeuvre à été stoppée et brûlée. Il a été également condamné à mort, mais après qu'il s'était passé un nombre de jours, il était libéré dans la fin de cette année, probablement avec l'aide de Oliver Cromwell (1599-1658), qui était contre le modèle Ecossais des Presbytériens qui sévissait alors.

   Il y a un certain nombre de questions que Paul Best a pu soulever qui ont influencé
John Biddle, quand ils étaient tous deux dans la maison d'arrêt de Westminster. Durant 1647, Paul Best et John Biddle étaient condamnés dans la publication de : 'A Testimony of the Truth of Jésus' Christ (Un témoignage pour la vérité du Christ), publié par les membres du clergé de Londres.

   Après avoir été libéré par le parlement en 1647, Best s'est retiré à Emswell, et il a dépensé ses dernières années dans l'écriture. Best est mort le 17septembre 1657 à Great Driffield, dans le Yorkshire. Paul Best était une voie majeure dans la première extension du Socinianisme en Angleterre. 



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