John Locke (1632-1704)

Publié le par didier Le Roux

locke1.jpgJohn Locke, est né à Wrington, dans le pays de Somerset, le 20 août 1632, et était éduqué par son père jusqu'à ce qu'il aille à l'école de Wesmister, où il était l'élève du célèbre Dr Buary. Il était admis comme étudiant à l'église du Christ d'Oxford, en 1651, et eut son diplôme de bachelier en 1655, et son Master en 1658. Sur l'autorité de M. Tyrrell, l'historien, il était dit, qu'il l'avait regardé come le plus ingénieux jeune homme dans le collège : mais il regrettait d'avoir été envoyé par son père pour Oxford, et il se plaignait, que la seule philosophie enseignée durant sa résidence était celle-ci "la Peripathetic" (de Pérée), perplexe avec d'obscures termes, et bourrée de questions inutiles." Il était originellement destiné pour la profession dans le médical, mais semble, par quelques expressions lancées par lui dans le cours de sa correspondance avec des amis intimes, pour avoir tenu les médecins et leur empire, dans tous les degrés du mépris. Il continuait ses études médicales jusqu'en 1664, occasionnellement pratiquait à Oxford, mais dès le début, dans sa carrière comme médecin, il laissait la profession avec dégoût. L'année lors de laquelle il stoppait ses études, il allait en Allemagne, come secrétaire de l'Envoyé anglais à la Cour de l'Electeur de Brandenburg, mais revenait dans le temps, et sous quelques mois, résiliait ses études à Oxford, et prenait une attention particulière pour la philosophie naturelle. En 1666, le Seigneur Ashley, le consultait comme médecin, l'invitait pour résider dans sa famille, et lui exhortait de s'appliquait à l'étude des Politiques et Métaphasiques. La première entreprise dans laquelle son patron l'induisait de s'engager, était, de dresser un code de loi pour l'Etat de Caroline. En 1668, il quittait la famille du Seigneur Ashley, et accompagnait le Comte et la Comtesse de Northumberland pour Paris, mais le comte mourrait en 1670. M. Locke retournait en Angleterre, et devenait à nouveau un intime avec la famille du Seigneur Askley. Dans le cours de cette année, il était élu Membre de la Royale Société, qu'il avait récemment incorporée, et c'était dans les environs de cette époque aussi, qu'il concevait d'abord le plan de son célébré "Essay on the Human Understanding." (Essais sur la compréhension humaine.)

En 1672, le Seigneur Ashley, qui avait été posé Comte de Shafterbury, et élevait pour la haute fonction de Lord Chancelier, nommait M. Locke secrétaire des présentations, mais perdait cette situation dans l'année suivante sur le renvoi du Lord Chancelier de sa fonction.

Peu de temps après ceci, il obtenait l'appointement de secrétaire pour la Chambre de Commerce, avec un salaire de cinq cent pounds par anuité, mais la commission étant dissoute en 1674, il était encore sans aucun emploi public. Dans l'année suivante, ayant été admis Bachelier en Médecine à Oxford, il allait pour Montpelier pour le bénéfice de sa santé, et, bien qu'ici, il se dévouait à ses poursuites médicales et à la composition de son Essais au dessus mentionnée. De Montpelier, il retournait à Paris, et faisait connaissance avec le célèbre théologien protestant, M. Jurieu, à laquelle maison il voyait d'abord le Dr Guenelon, un médecin d'Amsterdam, et M. Toignard, le grand Médaillé, et auteur pour une Harmonie des Evangiles en Grec et Latin. Durant cette absence d'Angleterre, il y a avait un poste vacant qui se proposait, et annonçait son attention d'offrir sa candidature pour le Professorat de Médecine dans le Collège Gresham.

A Paris, en 1677, il s'occupait de la comtesse de Northumberland en qualité de médecin, et réussissait dans le traitement de son désordre. Il restait à l'étranger jusqu'en 1679, quand son patron, le Comte de Shaftersbury, qui avait été fait Président du Conseil, l'induisait de retourner en Angleterre. Le Comte, cependant, en six mois était en disgrâce et emprisonné, et en novembre 1682, il fait son évasion aux Pays Bas, où M. Locke, pas moins fidèle à lui dans l'adversité que la prospérité, le suivait, et où il restait jusqu'à la mort de son Seigneur, qui arrivait dans le mois de janvier 1683. Sa liaison avec le comte de Shaftesbury l'avait rendu infecte pour le gouvernement de son pays, et en novembre 1684, il était privé, par mandat royal, de sa place d'étudiant de l'Eglise du Christ, dont il avait jusqu'alors retenue, pensant qu'il puisse à une certaine future période lui offrir une honorable retraite des toiles et soins de la vie publique.

Pour l'accession de James le Second, William Penn offrait d'utiliser son intérêt à la Cour, en procurant un pardon pour M. Locke, mais cette offre était même déclinée par le dernier, qui alléguait, qu'il était conscient d'aucun crime, et cependant se tenait dedans pour aucun besoin de pardon.

En mai 1685, il était accusé par l'Envoyé anglais devant les Etats Généraux, et sa personne était clamée, sur l'accusation d'avoir fait une correspondance de trahison en faveur de l'invasion de Monmouth. Maintenant il trouvait nécessaire de concilier lui-même, et vouer son plein temps à la poursuite de la littérature. C'était durant sa résidence aux Pays Bas, qu'il commençait sa carrière comme auteur, dont il réalisait en publiant sa première "lettre sur la Tolérance," en latin. Celle-ci produisait une grande sensation, et était depuis traduit en anglais, aussi bien en hollandais qu'en français. Aux Pays Bas, M. Locke formait plusieurs valables liaisons, mais pas une avec qui il apparaît avoir été aussi intime qu'avec Phillip van Limborch, grand neveu de Episcopius, et professeur de Théologie dans l'Université de Leyden, avec qui il gardait une épistolaire correspondance durant le reste de sa vie. Cette correspondance commençait dans l'année 1685, et était entamée par M. Locke, qui, après étant caché deux ou trois mois à Amsterdam, dans la maison d'un M. Veen, beau-père du Dr Guenclon, retiré de Clèves, une ville sur le Rhin, de laquelle il écrivait à Limborch, le 28 septembre 1685, le remerciant pour ses variés actes de bontés, et le requérant de communiquer pour d'autres amis des expressions de gratitude pour des faveurs passées. La dernière lettre de sa correspondance, aussi bien la première, était de la plume de M. Locke, et datée du 4 août 1704. En moins de trois mois après cette période, (le 28 octobre,) M. Locke décédait dans la  soixante treizième année de son âge.

 

La vie de cet illustre philosophe, après la révolution de 1688, était une d'une incomparable facilité et tranquillité, et était dépensait principalement dans la société de se amis,  Sir Francis Masham, et sa femme, à Oates dans l'Essex. Comme il n'était pas nécessaire pour lui de rester comme étranger, après le grand changement politique qui prenait place dans cette année, il retournait en Angleterre, où il arrivait par la même flotte qui emmenait le Prince d'Orange. Il n'avait pas été longtemps dans son pays natif, avant qu'une offre lui soit faite par un Ambassadeur de la Cour d'Allemagne : mais cette offre il l'a respectueusement déclinée. Il était induit, cependant, d'accepter la fonction de Commissaire des Appels, d'une valeur de deux cent par an, et en 1695 était nommé pour le plus lucratif poste de Commissaire de Commerce et des Plantations. Mais il résiliait la dernière au bout d'environ cinq années, sur le compte de sa santé précaire, qui ne lui permettait plus avec sureté de respirer l'air de la ville.

Il y a une tradition, que les termes de l'Acte de Tolérance étaient négociés par M. Locke, et le fait est dans un certain degré confirmé, par une explication dans une de ses lettres à Limborch. Mais nous savons, de la même autorité, qu'il n'était pas satisfait avec toutes ses dispositions, et particulièrement avec celle, qui excluait de son fonctionnement ceux qui niaient, ou contestaient, la doctrine de la Trinité.

Peu de temps après son retour pour l'Angleterre, il publiait son célèbre "Essay on the Human Understanding." (Essais sur la compréhension humaine.) Pendant qu'il avait été à l'extérieur environ quatre années, il commençait à exciter l'attention à Oxford, après quoi son succès était très considérable, comme il est attesté par  plusieurs éditions de lui et publiées durant la vie de l'auteur, et traduit dans le français par M. Coste. C'était porté sur les controverses religieuses pour le jour maintenant devenu perceptible. Toland, dans son "Christianismy not Mysterious," (Le Christianisme n'est pas un mystère,) imprimé en 1696, tentait de prouver, qu'ici il n'y a rien dans la religion chrétienne contraire à la raison, ou au dessus d'elle, et en déroulant ses vues, il faisait une copie usagée de l'Essais de Locke. Mêmes les auteurs des anciens tracts unitariens, alors en cours de publication, n'étaient pas lents en saisissant le fond avantageux qu'ils donneraient contre leurs adversaires. Le Dr Stillingfleet, Evêque de Worcester, en défendant la doctrine de la Trinité contre Toland et les unitariens dénonçait certains des principes comme hérétiques, et classait ses travaux avec les leurs. Les propres défenses de M. Locke démontraient une grande habileté, et la clarté et la précision avec lesquelles il déroulait ses propres vues, et confondait celles de ses opposants, et sont dites pour avoir rongées l'esprit de l'évêque, aussi bien de précipiter sa mort. Le Clerc observe, que jamais de controverse avait été conduite avec autant d'habileté d'une main, ou, sur l'autre, avec autant de mauvaises compréhensions, confusions et ignorances. Dans une lettre, adressée par M. Locke pour sa relation, M. King, et écrite durant la controverse, il exprimait ainsi son mépris pour les tactiques de l'Evêque. "L'Evêque est pour prouver que mon livre avait parfois en lui une inconsistance avec la doctrine de la Trinité, et que tout l'examen qu'il fait dessus, est de me demander, si je crois la doctrine de la Trinité? – une digne preuve!" La simplicité de la Seigneurie, en tentant de piéger une si subtile personne de raison comme M. Locke, ne peut exciter l'étonnement de tous, dont on connaissait combien était haute la réputation du distingué Prélat qu'il avait acquise par ses précédents écrits, et particulièrement par son "Origines Sacrae." (Origines sacrées.) Alors que les principes portés, et défendus par M. Locke, dans son Essais, et particulièrement le huitième chapitre du quatrième livre, étaient suivis de leurs légitimes extensions, qui sont subversives non seulement pour la doctrine de la Trinité, mais pour la totalité de ce système qui revendique de lui-même le nom d'orthodoxe, et, ici, il ne peut pas y avoir deux opinions parmi les candides et  hommes de réflexion.

Les études et occupations dans lesquelles M. Locke était engagées après la publication de son Essais, étaient pour une des plus variées descriptions. "Il était à la même période," disait son biographe, le dernier Seigneur King, "Un politicien pratiquant, et un profond philosophe spéculateur : un homme du monde, engagé dans les affaires du monde, encore combinant avec tous ces activités la pureté et simplicité d'un primitif chrétien. Il poursuivait chaque sujet avec une incalculable activité et diligence, toujours régulant ses nombreuses requêtes pour l'amour de la vérité, et en les dirigeant pour l'amélioration et le bénéfice de son pays et de l'humanité." C'était probablement dans les environs de cette période, et durant la résidence de M Locke dans Londres, qu'il faisait connaissance avec Sir Isaac Newton, alors M. Newton. Il vivait aussi dans des habitudes d'une étroite amitié avec Sir John Somers, qui avait la réputation d'avoir cadré l'Acte de Tolérance, et conduisait pour une favorable issue l'union entre l'Angleterre et l'Ecosse, et avec le Comte de Pembroke, à qui il dédicaçait son Essais, et de qui il disait, qu'il avait grandi sous son œil Seigneuriale, aussi, par un naturel Roi de droit, il clamait sa protection Seigneuriale.

(Réflexions sur l'Education,) et une seconde lettre sur la tolérance, qui était suivi, en 1692, par une troisième lettre sur le même sujet. Son "Considerations of the Consequence of lowering of Interest, and raising the Value of Money," (Considérations de la Conséquence de l'abaissement de l'Intérêt, et de l'augmentation de la Valeur de l'Argent,) apparaît en 1691, et un certain "Further Considerations concerning raising the Value of Money" (Plus de Considérations concernant l'augmentation de la Valeur de l'Argent,) apparaît en 1695, dans laquelle année aussi il donne pour le monde son célèbre travail, sur "The Reasonableness of Christianity as delivered in the Scriptures. " (Le caractère raisonnable du christianisme comme délivré dans les Ecritures.)

 

Le titre même de ce dernier traité implique une distinction entre le scriptural christianisme et le christianisme des écoles, et la désignation professée de l'auteur est de montrer, que toute la charge de la prédication des apôtres, était, que Jésus est le Messie, et que n'importe qui tenant cette doctrine est un chrétien, et possède tout ce qui est essentiel pour constituer une vraie croyance. Le mot Trinité n'est pas beaucoup, alors, mentionné dans  tout le cours du livre, ni la moindre indication donnée, que la doctrine, dont ce mot est usé pour désigner, sous toutes les nombreuses modifications dont il avait assumées, est pour être regardée comme une fondamentale doctrine de l'Evangile. Que M. Locke avait été dans son cœur un trinitaire, sûrement un si profond silence qui ne devrait pas avoir été maintenu sur ce sujet, -un sujet usuellement profond pour une telle importance vitale, et considéré comme pour mensonger pour la même racine du christianisme.

                A peine ce travail avait rendu son apparence, qu'il était furieusement attaqué par le Dr Edwards, dans son "Socinianism Unmasked," (le socinianisme dévoilé,) et comme M. Locke, en énumérant les bénéfices de la venue dans le monde du Christ, avait maintenant ici statué, dans des termes directes, qu'il achète la vie ou le salut pour nous par sa mort, et cet écrivain n'hésitait pas de dire, qu'il était tout à propos du socinianisme. Pour cette accusation M. Locke répondait, "Que si je devrais dire, j'installe autant  que nécessaire mon argumentation le demande, et encore je ne suis pas socinien? Voudrait-il, par mon silence et omission, me donner le mensonge, et dire que j'en suis un?" Dans la même justification de lui-même il disait "Je voudrais avoir fait pleinement apparaitre combien est désœuvrée et sans fondement son accusation de socinianisme sur moi,"-"Car je le répète encore, qu'ici il n'y a pas une parole de socinianisme dedans :" et dans sa seconde Affirmation, il défie son adversaire de monter, qu'il avait déjà dit, "que le Christ n'est pas au dessus de la nature humaine." Il devrait apparaitre d'ici, que, si les opinions de M. Locke étaient en respect de la personne du Christ,  l'efficacité de sa mort, et les divins honneurs payés pour lui par les disciples de Socin, il ne pensait en rien nécessaire de les imposer sur l'attention du lecteur, dans son "Reasonableness of Cristianisty." (Sagesse du Christianisme.)

Un autre, pour les contemporains de ce grand homme, le célèbre Dr Watts, dans un de ses lyriques poèmes, écrit dans les moments de son ardeur de sa jeunesse, et avant que son esprit ait été sérieusement abaissé par l'âge et la réflexion, représentant M. Locke comme pleurant, devant "The mysterious throne" (Le trône mystérieux,) sur le triune Dieu, la tendance hétérodoxe du "Reasonableness of Christianity." (Caractère raisonnable du Christianisme.) L'immédiate occasion de la composition de ce poème était la posthume publication des "Annotations" de M. Locke sur certains des épitres de Paul. Son objet est de montrer la répugnance avec laquelle tel un esprit de celui de M. Locke était porté de sacrifier sa raison sur le sanctuaire de la foi. "Cependant," disait-il, "dans la quatrième strophe j'invoque la Charité, que par son aide, je peux le trouver en dehors du ciel, depuis ses notes sur 2 Cor : 5, et certains autres lieux, me donne raison de croire qu'il n'était pas socinien, bien qu'il avait assombri la gloire de l'Evangile, et dégradé le christianisme, dans le livre qu'il avait appelé sa sagesse, et dans certains de ses autres travaux." Le poème, qui n'est pas très généralement connu, il peut gratifier certains lecteurs pour voir transféré de ces pages.

 

I

Ainsi la raison enseigne par de lents degrés,

Que la foi révèle : mais jusqu'aux complaintes

Des douleurs intellectuelles,

Et assombrie la trop exubérante lumière.

Le flamboiement de ces clairs mystères

Versés tout d'abord sur les yeux de la nature

Offense et embrume son faible soupir.

II.

La raison peut rarement contenir de voir

Le Tout puissant Un, le Trois Eternel,

Ou supporter la Déité infantile :

Rarement son orgueil peut descendre d'elle-même

Son Faiseur stoppant de son trône

Et habillé en gloires si inconnues

Un monde racheté, un bénissant Dieu

Et le ciel apparaît coulant de sang,

Les thèmes étaient trop douloureux pour être entrepris.

III.

Foi, tu chantes brillamment, parle et dit,

N'a jamais l'esprit de la race mortelle

Tu vaux plus de labeur, ou large grâce

Pour le confondre et courber à obéir.

Il était si dur de rendre riche une âme envoyée

Et de poser ses brillants honneurs à ton souverain pieds.

IV.

Sœur de Foi, juste Charité,

Montre moi le merveilleux homme sur la hauteur

Dis comment il voit la Sainteté Trois en Un :

La brillante conviction remplie ses yeux

Ses nobles puissances en profonde prostration se trouvent

Au mystérieux trône.

"Pardonne", il crie, "tes saints dessous,

L'hésitante et froide affirmation

Je donne pour thèmes divinement vrais :

Peux-tu admettre le béni pour le repentir ?

L'éternelle noirceur qui voile les lignes

De ce malheureux livre

Où scintille la raison avec le faux lustre brillant,

Où le simple mortel écrit l'erreur

Quant à la céleste signification!"

 

 

S'il demandait plus d'évidence pour prouver, que "The Reasonableness of Christianity" était profondément hérétique pour les contemporains orthodoxes de M. Locke, nous l'avons dans une de ses déclarations, pour son ami et correspondant, Limborch, à qui il dit, dans une lettre datée du 29 octobre 1697, "Il est certain que beaucoup de lecteurs ont été choqués par certaines opinions, qu'ils rencontrent au début du livre, et lesquelles pour aucune significations ne s'accordent avec les doctrines communément reçues." Et ce n'est pas tout. Les derniers écrivains avaient tracés pour la publication de "The Reasonableness of Christianity" les progrès dont la rationnelle religion en Angleterre faisait durant le dix huitième siècle, et l’avait même accusée d'accueillir et encourager un esprit d'infidélité. Le dernier Révérend Joseph Milner, A.M., en quelques restrictions sur les écrits de Gibbon et Hume, publié A.D. 1871, et tenait responsable M. Locke et autres auteurs da la même classe, qu’ils avaient écrit en médisance pour la Révélation, aussi bien pour la générale déclinaison du standard de l'orthodoxie évangélique parmi les chrétiens professés. En section VIII. P. 154, de ce livre intitulé, "Gibbon’s account of Chistianity considered, together whit some Strictures on Hume’s Dialogue concerning Natural Religion," (Compte de Gibbon du Christianisme raisonné, rassemblé avec certaines restrictions des Dialogues de Hume concernant le Religion Naturelle,) il critique ainsi sévèrement les écrits théologiques de M. Locke. "M. Locke porte la manière en introduisant une pompeuse parade de raisonnement dans la religion, de ce temps une rationnelle religion avait été le possible terme, avec tous ceux qui professent pour être sages comme les autres. La propre et humble soumission à la Raison du Christianisme, comme une utile mais très soumise servante, avait été mise au rebut. Il apparait pour connaitre peu ou rien de cette divine foi, que les Ecritures décrivent, de Locke qui évolue vers Hume, c'est de dire, d'une froide affirmation historique descendant de l'athéisme lui-même, ou pour qu'elle est de beaucoup la même, ici, avait été une graduelle déclinaison mélancolique de la simplicité évangélique. La raison était impertinemment mélangée avec l'Evangile, et qu'avec une telle autorité constante, comme pour l'assombrir de plus en plus, que des rivières de larmes ne seraient pas suffisantes pour  déplorer l'augmentation de la misère morale, qui, depuis le temps de M. Locke, s'était répandue dans ses Royaumes." Le bien connu auteur de "The Force of Truth," (La force de la Vérité,) [Le Révérend Thomas Scott, Recteur de Aston Sandfort, Bucks,] racontaient à ses lecteurs, qu'il étudiait "The Reasonableness of Christianity," et son "Vindications", à une période de sa vie, "avec grande attention, et une sorte d'affection engendrée, le rendant presque implicitement pour"son "maitre, adoptant  ses conclusions, empruntant beaucoup de ses arguments, et imbibant une aversion pour de telles personnes comme " n'offrant pas la même implicite déférence pour son autorité. Mais cette inqualifiable admiration pour les écrits théologiques de notre grand philosophe, M. Scott il l'énumérait parmi les erreurs de ses inflexibles jours. "Ceci," disait-il, "était une grande desserve pour moi : alors, au lieu de donner de l'avancement dans mes questionnements quant à la vérité, j'ai depuis collecté plus d'ingénieux et spéciaux arguments, avec lesquels je défendais mes erreurs." (Londres, 1823, Pt. Ii. Pp. 17, 18.) D'autres écrivains, suivaient pour la même école de théologie, ayant vu avec regret,  fortement et sérieusement déploraient, les effets des écrits de M. Locke, et particulièrement pour son "Reasonableness of Christianity," en donnant une impulsion pour ces questions religieuses, qui avaient résulté dans l'évasive et plus générale diffusion de ce qui avait exprimé pour un rationnel système de foi, ni en laisse un qui est connu avec l'histoire de la religion dans ce pays depuis le temps de M. Locke, qui niait, que plus d'esprit pour un libre questionnement, qui maintenant existe, est attribué pour les travaux qui procédaient de sa propre plume. Mais pour les abus de la liberté de penser, dont ses écrits contribuaient matériellement à son établissement, il n'est pas plus responsable que ses adversaires ou calomniateurs. Il ressent sa propre valeur, et installe un exemple pour le monde de son rationnel et sobre exercice. Mais il était restreint, par l'esprit de l'époque dans laquelle il vivait, pour faire connaître, par le moyen de la presse, tous les résultats où ses questionnements l'emmenaient, et il était réservé pour notre propre temps d'écarter le voile, dans lequel partiellement  il s'enveloppait des vues de ses contemporains.

Jusqu'à récemment la preuve de l'antitrinitarisme de M. Locke était principalement d'une sorte négative, et restait surtout sur son propre silence concernant la doctrine de la Trinité, et le ton général de ses opinions théologiques, déduites de ses écrits édités. Mais nous sommes maintenant en possession d'une preuve d'une plus positive nature, fournie par ses propres papiers.

Il avait été établi, dans une première partie de cet article, que le "Reasonableness of Christianity," était publié dans l'année 1695. Durant le précédant hivers son auteur s'était dévoué lui-même pour un prudent examen des Ecritures, avec une vue pour affirmer, qu'il constituait les primaires et essentiels articles de la foi chrétienne dans les âges apostoliques, et à quelle distance cet accord, ou était une variante, avec les doctrines considérées comme fondamentales par la majorité des professés chrétiens dans les derniers temps. Dans une lettre à son ami, Philip Limborch, datée du 10 mai 1695, il disait, "Cet hivers, j'ai sérieusement considéré en ce que consiste la foi chrétienne, et j'ai essayé de la déduire de la source des Ecritures Sacrées, séparée de n'importe quelles opinions et orthodoxies des sectes et systèmes. D'une prudente et diligente lecture du Nouveau Testament, la nature du Nouvel Engagement, et la doctrine  de l'Evangile apparaissent, pour mon appréhension, claires comme la lune en plein jour. Je suis, en effet, plus fermement persuadé, qu'une sincère demande dans l'Evangile ne peut rester dans le doute, alors qu'elle est de la foi chrétienne. Mon idée que j'ai jetée sur le papier, que je signifie, alors calmement et à loisir, observe le mutuel agrément et harmonie de plusieurs parties, et le fond sur lesquelles elles sont supportées. Quand toutes pensées dans lesquelles ma croyance apparait saine, et en tout lieux conforme à la parole divine, je procède alors pour consulter les Théologiens, (spécialement de l'Eglise Réformée,) pour observer leurs sentiments concernant la foi. Je suis obligé de confesser, que je trouve l'argument si dirigé, qu'il n'est pas possible de recevoir les doctrines qu'ils voudraient inculquer. Ils apparaissent pour moi si différents du sens et de la simplicité de l'Evangile, que je n'avais pas été capable de comprendre leurs écrits, ni, en effet, je ne puis les réconcilier pour le code sacré. Après longtemps, avec d'équitables espoirs, je prenais en main votre théologie, ni puis-je lire, sans grande satisfaction, Chap VIII. Livre V., qui m'enseigne qu'il y  avait un Théologien, par qui je ne devrais pas être  inscrit comme un hérétique. Ces choses sont chuchotées dans votre cœur, car je les souhaite pour être connues seulement de vous, que j'avais traité cet argument."

Dans le passage au dessus, adressé confidentiellement pour son ami, (car il souhaitait le fait d'être connu, comme il disait, pour aucun autre,) M. Locke décrit, avec son usuelle clarté et simplicité, le procédé, par lequel il était porté d'enter les vues si capablement développées dans son "Reasonableness of Christianity" comme délivrées dans les Ecritures, un travail dont le Clere prononçait un des plus excellents de cette sorte qui avait pour quelque temps vu, et pour lequel Limborch assignait une haute place, que pour tous les Systèmes de Divinité qu'il avait jamais lu. Ces vues de M. Locke étaient antitrinitariennes quand il publiait son travail, dont il n'y avait pas longtemps un sujet de doute ou de spéculation, car nous sommes capables de le prouver, par des documents écrits de ses propres mains, et portés à la lumière par la recherche du dernier Seigneur King. M. Rutt, qui publiait une traduction anglaise de la correspondance entre Locke et Limborch dans le "Montly Repository" prêt de quatre années avant, quand il vient, pour la lettre dans laquelle le passage se trouvant au dessus, à remarquer dans une note, que M. Locke semblait " référer de ces questionnements, lesquels produisaient le 'Reasonableness of Christianity'" (Mon. Rep. Vol. XIII. A.D. 1818, p. 609); et le Seigneur King avait été assez heureux de découvrir, parmi les papiers de M. Locke, un livre manuscrit, portant le titre "Adversaria Theologiea," lequel débutait dans l'année 1694, et dans lequel il enregistrait le résultat de ses investigations. Les arguments pour et contre certaines opinions sont rangés dans des colonnes parallèles, et parmi les sujets discutés sont, la Matière de l'Âme, la Déité de l'Esprit Saint, la simple Humanité du Christ, la Loi de la Foi et des Œuvres, la Trinité, et la Suprême Sainteté du Christ. Le Seigneur King avait sélectionné les deux derniers de ceux-ci comme spécimens, et les éditait dans son "Life of Locke," (Vie de Locke, Vol. II. Pp. 187-194,) pour lequel travail le lecteur les trouvera copiés mot pour mot au dessous. Mais en ordre pour éviter le long blanc sous la forme des deux entêtes, qui serait occasionné par l'impression d'elles comme le Lord avait donné, elles ont été ici arrangées, non en parallèle l'une pour l'autre, mais consécutivement.

 
suite partie II


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