Lismaninus (Lismanini) Francis

Publié le par didier Le Roux

Francis Lismaninus, (Ita. Lismanini,) est natif de l'île de Corfou. Il a été appelé de différentes manières par ceux qui ignoraient son nom tels que, Lisinian, Lismannus et Lismanius. Il était porté vers l'Eglise, et devint un Docteur en Théologie, et un moine de l'ordre des Franciscains. Il était Provincial de cet ordre en Pologne, et fut appointé Chapelain et Confesseur de Bona Sforza, mère de Sigismond I. Lubieniecius relate, que la Reine  prenait les sermons d'Ochino de son côté, et que la lecture de ses premiers élevaient des doutes dans son esprit, quant à la vérité de le religion Catholique. Peu satisfait avec les sentiments prévalents concernant les doctrines du Christianisme, il était en clin de chercher de l'information où il pouvait en trouver. La Reine, qui était sous l'influence de la cour Espagnol, n'était pas disposée de favoriser des innovations dans le terrain de la religion, mais quand elle avait un sujet favori à accomplir, elle n'avait pas de scrupule quant aux moyens qu'elle employait. Les orthodoxes comme les hérétiques étaient identiques à ses yeux, ainsi elle était capable de réussir à promouvoir ses propres sentiments. Il a été observé, que celui qui lui a donné le nom de Bona, à son baptême, pratiquait une tricherie envers le monde, un sentiment qui n'est pas mal exprimé, dans le verset épigrammatique qui suit, dont Lubieniecius avait préservé, dans son "Histoire de la Réforme Polonaise." (L. i. C. v.p. 37.)

Qui tibi cunque Bonae, sacris dum tingeria undis, Imposuit nomen, omnibus imposuit.

 

Lismaninus était l'un des premiers patrons de la Réforme des doctrines en Pologne, et la Reine est dite pour l'avoir assisté, en procurant des travaux de l'étranger, favorables pour ces doctrines. Une société secrète, qui promouvait des réformes dans le corps de l'Eglise Catholique, était établie à Cracovie, et de cette société Lismaninus en est devenu un membre actif. Elle était consistée des membres des plus cultivés de cette période, parmi lesquels on pouvait trouver John Tricesius, ou Trzecieski, le plus éminent en grammatologie de Pologne, Andrew Tricesius, son fils, également un éminent érudit, et grand linguiste, et Bernard Wojewodka, un cultivé libraire, et Alderman de Cracovie, deux élèves du grand Erasme, Andrew Fricius Modrevius, un élève de Melanchthon, et Secrétaire du Roi, Jacques Prilusius, ou Przyluski, un éminent Laïque, qui tenait une fonction sous la Couronne, Andrew Drzewicki, Canon de la Cathédrale de Cracovie, et un élève favori de Erasme, et John Uchanski, Référent de la Couronne, et après Archevêque de Gnezno. Quand les membres se rencontraient, Lismaninus exposait différents points de divinité avec la plus large liberté, n'épargnant pas les plus favorites doctrines de l'Eglise Romaine. Le vrai caractère de cette société devenait connu, Samuel Maciejowski, Evêque de Cracovie, ordonnait le libraire de Lismaninus pour être cherché, dans l'attente confidente de trouver quelque chose qui empêche son orthodoxie, mais Lismaninus ayant été informé des intentions de l'Evêque, éliminait tous ces travaux de caractère suspicieux, et alors quand la recherche fut faite, rien n'était découvert pour l'inculper. L'Evêque n'étant toujours pas satisfait, et quand Lismaninus était envoyé pour Rome pour féliciter Julius III sur son élaboration pour le Vue Papale, en 1549, Maciejowski le représentait comme un hérétique de la plus dangereuse sorte. Encore, cependant, Lismaninus avait été averti de la machination du Pape, faisait semblant de les éluder, et retournait en sécurité en Pologne, après que l'objet de sa mission fut accompli.

 

Quand Lélio Socin, après une absence de plusieurs années de son pays natif, faisait son premier voyage en Pologne, dans l'année 1551, il complétait la conversion de Lismaninus, et prévoyait sur lui qu'il rejette sa robe de moine.

 

 

La liaison de Lismaninus avec la Reine-mère lui donnait de fréquentes opportunités de converser avec le Roi, et leurs discussions tournaient souvent vers des sujets religieux. A cette période, les travaux de Calvin, particulièrement son "Instituts" et "Commentaires", commençaient à être lus en Pologne. Sandius nous informe, qu'une copie du dernier, qui avait été donnée par Lismaninus pour George Schomann, un Ministre de Pinczow, et lequel contenait plusieurs notes manuscrites de Lismaninus, accidentellement tombaient dans ses mains. Parmi d'autres remarques, le distique suivant, occasionné par des notes de Calvin sur Actes XX. 28, dans les quelles il appelait Servet "Hispanicus Canis," est digne de notice.

Cur tibli sum, Calvine, canis? Tuus efficit ardor,

Ne canis, heu! Dicar, sed misenda einis.

 

 Lismaninus était habitué d'aller vers le Roi chaque mercredi et vendredi, et de lui lire, après le dîner, les "Instituts" de Calvin, et de discuter avec lui sur les divers points de doctrine, dans l'ordre que Calvin les considérait. Sur ces occasions, il s'exprimait avec une parfaite liberté, et leur discussion était une des plus descriptive qui soit sans réserve. La curiosité du Roi étant ainsi réveillée, et de son intention directe aux évènements qui s'étaient produits, dans les pays pour lesquels les principes de la Réforme s'étaient étendus, il devenait anxieux de connaître, quels changements avaient pris place dans l'état religieux de l'Allemagne, et  autres parties de l'Europe. Par conséquent, il était accordé, dans l'année 1553, que Lismaninus devait fournir une quantité de livres sur divers sujets, pour la librairie royale, et qu'il devrait visiter les pieux et cultivés des autres pays, et collectait toutes informations au sujet des différentes Eglises, leurs institutions, rites, et modes de discipline, et faire un plein rapport pour le Roi de tout ce qu'il aurait pu avoir entendu et voir dans le cours de ses voyages.

Cloppenburg disait, que, dans le mois de juin 1553, un Synode était tenu à Mordy, en Pologne, pour lequel Lismaninus, se plaignait que son salaire avait été retenu, par la noblesse, sur le compte d'avoir été accusé d'Arianisme, et il obtenait un certificat le 9 de ce mois, le déchargeant totalement de cette accusation, sur la force duquel il allait pour Zurich. Mais Lubieniecius nous dit, qu'après avoir passé un trimestre à Venise, que par la suite il visitait Padoue, et puis Milan. Au dernier de ces endroits, il tombait sous la charge de suspicion d'hérésie, mais, en montrant le rapport royal, il était autorisé de poursuivre son voyage en Suisse.

  

A Zurich, il voyait, avec grand plaisir, pour les premiers temps, le Repas du Seigneur administrait, sans aucune des parades qui l'accompagnait dans l'Eglise Catholique, et était introduit par certaines grandes lumières de la Réforme, Rudolph Gualther, Conrad Pellican, Henri Bullinger, Théodore Bibliander, Léo Juda, Conrad Gesner, et autres. Il allait alors pour Berne et Genève, et passer pour aller à Lyon et Paris. Mais au lieu de retourner, pour remplir sa promesse, de communiquer au Roi le résultat de ses recherches, il retournait à Genève, et était induit, par les exhortations insistantes de Calvin, d'abandonner sa fonction de prête catholique, en formant un engagement matrimonial. Le Roi, comme il peut avoir été suspecté, était mécontent de sa conduite, et, pour un temps, son intérêt sur les sujets religieux semblait tomber à sa fin. Mais Lismaninus, désireux de montrer qu'il n'avait pas été totalement contraire à l'objet de sa mission, écrivait un compte de sa mission au Roi de ses voyages, l'informait de ce qu'il s'était passé depuis son départ, et, deux ans après son mariage, envoyait les livres qu'il avait poursuivis, et transférait certaines lettres, dont les plus éminents hommes en Suisse avait adressés pour sa Majesté, dont ils avaient fait de lui le porteur. Les contenus de ses lettres faisaient bientôt grand bruit à l'étranger, et des copies de certaines d'elles étaient librement passées dans les mains des nobles, et ne créaient par qu'une petite sensation.

 

En mai 1555, la premier Synode des réformés tenu en Pologne, était rassemblé à Pinczow, et une lettre était adressait, dans les noms de tous les Ministres et Nobles, pour Lismaninus, qui était alors résident en Suisse, l'invitant de revenir. Budzinius était le porteur de cette lettre, comme aussi bien d'autres, du Roi pour Gesner, Calvin et Bullinger. Lismaninus répondait, le 11 novembre, qu'il espérait, avant de quitter la Suisse, d'offrir une autre visite pour les Eglises de Berne, Lausanne et Genève, pour observer la forme de la doctrine, discipline et cérémonies, et le mode d'administration du Repas du Seigneur dans chacune d'elles; et pour consulter et  s'informer avec les Pasteurs, dans le but qu'il puisse retourner dans son propre pays, avec les avantages qui dériveraient de leurs connaissances et expériences.

 

Après longtemps, dans le moi de juin 1558, Lismaninus retournait en Pologne, mais il était détestait par les catholiques, dont par leur influence un décret d'expulsion était fourni contre lui. Il se cachait, pendant sept semaines, à Ivanovitze, dans la maison  d'Agnes Dluski, une noble et pieuse matrone. Dans la même période, un intérêt était porté sur lui avec les Sénateurs du Royaume, et il écrivait à Tarnovius, qui intercédait avec le Roi pour un renversement de la sentence de bannissement. Le Roi n'était pas disposé d'accorder la demande de Tarnovius, et en vérité, le décret a été fait sans son consentement, et scellé seulement avec le moindre des sceaux du royaume, qui était alors en possession des catholiques. La cause de Lismaninus était portée par les individus les plus influents en Pologne, et, après longtemps, une autorisation de rester dans le pays lui était garantie, à la demande particulière de Bonar, Castellan de Biecz, et Cruciger, Surveillant des Eglises Réformées de petite Pologne. Mais, à cause de cette apparente distraction de la faveur royale sur la terre de Suisse, il n'a jamais par la suite était honoré de la confidence du Roi.

 

Dans les environs de la période de son retour, une féroce controverse débutait avec rage concernant sa réelle présence, et bien que de nombreux mécontentements étaient exprimés pour la tolérance pour lui, et pour ses opinions, il poursuivait une active et franche course, et ne cessait pas de travailler pour la diffusion de ce qui maintenant semblait la vérité Chrétienne.

 

En 1558, Biandrata, qui était dit pour entretenir las opinions de Servet au sujet de la prééminence du Dieu le Père, venait à Pinczow, et trouvait ici Gonesius, qui tenait la même idée, et Stancaro, qui niait que le Christ était le Médiateur, en considération de sa nature divine. Un Synode était convenu, dans le mois de novembre de cette année, l'objet de celui-ci était de poser le reste de ces controverses. A ce Synode, John Lasco, Lismaninus, Crovicius, Grégory Pauli, Stanilaüs Sarnciki, Felix Criciger, et autres éminents Théologiens et Nobles étaient présents. Mais bien que le Synode se soit tenu pendant plusieurs jours, et que beaucoup été dit des deux côtés, aucune conclusion n'est apparue, car les deux parties retenaient leurs opinions qu'elles avaient emmenées avec elles pour la discussion. Il est remarqué, cependant, par Lubieniecius, que ce Synode était un grand pas vers la démolition de la doctrine de la Trinité.

A un subséquent Synode, tenu le 16 septembre 1561, à Cracovie, il était objecté par Lismaninus, qu'il avait adressé une lettre pour Iwan Karminski, concernant la prééminence du Père. Dans cette lettre, qui avait été écrite le 10 septembre, Lismaninus s'opposait à la doctrine de Stancaro, et la faisait objet de preuve, par de nombreux témoignages des premiers écrits chrétiens, que le Père est la cause de l'origine du Fils, et plus grand que lui. Lismaninus adressait une seconde lettre pour Karniski, datée du 10 décembre 1561, dans laquelle il défendait les mêmes vues. Cette lettre est insérée dans l'Histoire de la Réforme en Pologne de Lubieniecius (L. ii. C. vi. Pp. 119-126), et contient divers extraits des écrits de Basil, Gregory Nazianzen, Hillary et Justin Martyr, dans laquelle la prééminence du Père est distinctement admise. Elle était datée du même jour noté pour la tenue du Synode de Cracovie. A ce Synode la lettre de Lismaninus était sujette d'un rigide examen, et les opinions étaient diverses quant à celle-ci. Mais sur de nombreux esprit elle faisait son impression, qui était défavorable aux doctrines reçues, et cette impression ne fut jamais oubliée.

Lubieniecius aussi mentionne (p. 168) "Une Centaine de Témoignages de Ambroise, Jérôme, Augustin et Chrysostom," compilés par Lismaninus, dans le but d'apporter une réconciliation des parties, opposant les uns aux autres, sur le sujet de la Trinité, mais il confessait qu'il n'avait jamais été capable d'obtenir une vue de son travail.

 

En 1563, Lismaninus composait un "Un court Compte de la Trinité, en opposition à Stancaro et certains autres, avec une préliminaire Lettre apologique, adressée au Roi Sigismond Auguste."  Ce travail était publié en 1565, et dont une allusion est faite par Andrew Patricius, dans une lettre au Cardinal Hosius. Cette lettre était datée le 17 août à Grodno, mais l'année dans laquelle elle fut écrite n'est pas mentionnée. Il est certain, cependant, que le tract de Lismaninus  était transféré à Patricuis en manuscrit car ce dernier disait, dans sa lettre pour Hosius, "Francis Lismaninus m'a envoyé un petit livre, contenant sa confession au sujet de la Trinité, et je l'ai envoyé pour votre Plus Illustre Seigneurie, qu'elle puisse être vue, si il est pour être reconnu parmi les hérétiques dans cet article, car il avait totalement répudié l'appellation de trithéiste." Lismaninus n'a pas longtemps survécu après la composition de ce travail, car à Köningsberg, où il vivait avec le Duc de Prusse, il était saisi avec une sorte de crise, pour laquelle il avait été sujet dans sa jeunesse, et tombait dans un puits, et se noyait, comme le pense Sandius, dans les environs de l'année 1563. Budzinius, qui mentionne cette calamité, disait, qu'il avait fait quelques recherches à ce sujet, et avait entendu dire que la cause de la mort de Lismaninus était la jalousie. Cloppenburg attribue ceci pour des circonstances comme ayant été vaincu en controverse, ou condamné pour hérésie, et disait qu'il se noyait lui-même. Mais la probabilité est que les deux sont des calomnies.

 

 

 

En mai 1555, la premier Synode des réformés tenu en Pologne, était rassemblé à Pinczow, et une lettre était adressait, dans les noms de tous les Ministres et Nobles, pour Lismaninus, qui était alors résident en Suisse, l'invitant de revenir. Budzinius était le porteur de cette lettre, comme aussi bien d'autres, du Roi pour Gesner, Calvin et Bullinger. Lismaninus répondait, le 11 novembre, qu'il espérait, avant de quitter la Suisse, d'offrir une autre visite pour les Eglises de Berne, Lausanne et Genève, pour observer la forme de la doctrine, discipline et cérémonies, et le mode d'administration du Repas du Seigneur dans chacune d'elles; et pour consulter et  s'informer avec les Pasteurs, dans le but qu'il puisse retourner dans son propre pays, avec les avantages qui dériveraient de leurs connaissances et expériences.

 

Après longtemps, dans le moi de juin 1558, Lismaninus retournait en Pologne, mais il était détestait par les catholiques, dont par leur influence un décret d'expulsion était fourni contre lui. Il se cachait, pendant sept semaines, à Ivanovitze, dans la maison  d'Agnes Dluski, une noble et pieuse matrone. Dans la même période, un intérêt était porté sur lui avec les Sénateurs du Royaume, et il écrivait à Tarnovius, qui intercédait avec le Roi pour un renversement de la sentence de bannissement. Le Roi n'était pas disposé d'accorder la demande de Tarnovius, et en vérité, le décret a été fait sans son consentement, et scellé seulement avec le moindre des sceaux du royaume, qui était alors en possession des catholiques. La cause de Lismaninus était portée par les individus les plus influents en Pologne, et, après longtemps, une autorisation de rester dans le pays lui était garantie, à la demande particulière de Bonar, Castellan de Biecz, et Cruciger, Surveillant des Eglises Réformées de petite Pologne. Mais, à cause de cette apparente distraction de la faveur royale sur la terre de Suisse, il n'a jamais par la suite était honoré de la confidence du Roi.

 

Dans les environs de la période de son retour, une féroce controverse débutait avec rage concernant sa réelle présence, et bien que de nombreux mécontentements étaient exprimés pour la tolérance pour lui, et pour ses opinions, il poursuivait une active et franche course, et ne cessait pas de travailler pour la diffusion de ce qui maintenant semblait la vérité Chrétienne.

 

En 1558, Biandrata, qui était dit pour entretenir las opinions de Servet au sujet de la prééminence du Dieu le Père, venait à Pinczow, et trouvait ici Gonesius, qui tenait la même idée, et Stancaro, qui niait que le Christ était le Médiateur, en considération de sa nature divine. Un Synode était convenu, dans le mois de novembre de cette année, l'objet de celui-ci était de poser le reste de ces controverses. A ce Synode, John Lasco, Lismaninus, Crovicius, Grégory Pauli, Stanilaüs Sarnciki, Felix Criciger, et autres éminents Théologiens et Nobles étaient présents. Mais bien que le Synode se soit tenu pendant plusieurs jours, et que beaucoup été dit des deux côtés, aucune conclusion n'est apparue, car les deux parties retenaient leurs opinions qu'elles avaient emmenées avec elles pour la discussion. Il est remarqué, cependant, par Lubieniecius, que ce Synode était un grand pas vers la démolition de la doctrine de la Trinité.

A un subséquent Synode, tenu le 16 septembre 1561, à Cracovie, il était objecté par Lismaninus, qu'il avait adressé une lettre pour Iwan Karminski, concernant la prééminence du Père. Dans cette lettre, qui avait été écrite le 10 septembre, Lismaninus s'opposait à la doctrine de Stancaro, et la faisait objet de preuve, par de nombreux témoignages des premiers écrits chrétiens, que le Père est la cause de l'origine du Fils, et plus grand que lui. Lismaninus adressait une seconde lettre pour Karniski, datée du 10 décembre 1561, dans laquelle il défendait les mêmes vues. Cette lettre est insérée dans l'Histoire de la Réforme en Pologne de Lubieniecius (L. ii. C. vi. Pp. 119-126), et contient divers extraits des écrits de Basil, Gregory Nazianzen, Hillary et Justin Martyr, dans laquelle la prééminence du Père est distinctement admise. Elle était datée du même jour noté pour la tenue du Synode de Cracovie. A ce Synode la lettre de Lismaninus était sujette d'un rigide examen, et les opinions étaient diverses quant à celle-ci. Mais sur de nombreux esprit elle faisait son impression, qui était défavorable aux doctrines reçues, et cette impression ne fut jamais oubliée.

Lubieniecius aussi mentionne (p. 168) "Une Centaine de Témoignages de Ambroise, Jérôme, Augustin et Chrysostom," compilés par Lismaninus, dans le but d'apporter une réconciliation des parties, opposant les uns aux autres, sur le sujet de la Trinité, mais il confessait qu'il n'avait jamais été capable d'obtenir une vue de son travail.

 

En 1563, Lismaninus composait un "Un court Compte de la Trinité, en opposition à Stancaro et certains autres, avec une préliminaire Lettre apologique, adressée au Roi Sigismond Auguste."  Ce travail était publié en 1565, et dont une allusion est faite par Andrew Patricius, dans une lettre au Cardinal Hosius. Cette lettre était datée le 17 août à Grodno, mais l'année dans laquelle elle fut écrite n'est pas mentionnée. Il est certain, cependant, que le tract de Lismaninus  était transféré à Patricuis en manuscrit car ce dernier disait, dans sa lettre pour Hosius, "Francis Lismaninus m'a envoyé un petit livre, contenant sa confession au sujet de la Trinité, et je l'ai envoyé pour votre Plus Illustre Seigneurie, qu'elle puisse être vue, si il est pour être reconnu parmi les hérétiques dans cet article, car il avait totalement répudié l'appellation de trithéiste." Lismaninus n'a pas longtemps survécu après la composition de ce travail, car à Köningsberg, où il vivait avec le Duc de Prusse, il était saisi avec une sorte de crise, pour laquelle il avait été sujet dans sa jeunesse, et tombait dans un puits, et se noyait, comme le pense Sandius, dans les environs de l'année 1563. Budzinius, qui mentionne cette calamité, disait, qu'il avait fait quelques recherches à ce sujet, et avait entendu dire que la cause de la mort de Lismaninus était la jalousie. Cloppenburg attribue ceci pour des circonstances comme ayant été vaincu en controverse, ou condamné pour hérésie, et disait qu'il se noyait lui-même. Mais la probabilité est que les deux sont des calomnies.

 

 

En mai 1555, la premier Synode des réformés tenu en Pologne, était rassemblé à Pinczow, et une lettre était adressait, dans les noms de tous les Ministres et Nobles, pour Lismaninus, qui était alors résident en Suisse, l'invitant de revenir. Budzinius était le porteur de cette lettre, comme aussi bien d'autres, du Roi pour Gesner, Calvin et Bullinger. Lismaninus répondait, le 11 novembre, qu'il espérait, avant de quitter la Suisse, d'offrir une autre visite pour les Eglises de Berne, Lausanne et Genève, pour observer la forme de la doctrine, discipline et cérémonies, et le mode d'administration du Repas du Seigneur dans chacune d'elles; et pour consulter et  s'informer avec les Pasteurs, dans le but qu'il puisse retourner dans son propre pays, avec les avantages qui dériveraient de leurs connaissances et expériences.

 

Après longtemps, dans le moi de juin 1558, Lismaninus retournait en Pologne, mais il était détestait par les catholiques, dont par leur influence un décret d'expulsion était fourni contre lui. Il se cachait, pendant sept semaines, à Ivanovitze, dans la maison  d'Agnes Dluski, une noble et pieuse matrone. Dans la même période, un intérêt était porté sur lui avec les Sénateurs du Royaume, et il écrivait à Tarnovius, qui intercédait avec le Roi pour un renversement de la sentence de bannissement. Le Roi n'était pas disposé d'accorder la demande de Tarnovius, et en vérité, le décret a été fait sans son consentement, et scellé seulement avec le moindre des sceaux du royaume, qui était alors en possession des catholiques. La cause de Lismaninus était portée par les individus les plus influents en Pologne, et, après longtemps, une autorisation de rester dans le pays lui était garantie, à la demande particulière de Bonar, Castellan de Biecz, et Cruciger, Surveillant des Eglises Réformées de petite Pologne. Mais, à cause de cette apparente distraction de la faveur royale sur la terre de Suisse, il n'a jamais par la suite était honoré de la confidence du Roi.

 

Dans les environs de la période de son retour, une féroce controverse débutait avec rage concernant sa réelle présence, et bien que de nombreux mécontentements étaient exprimés pour la tolérance pour lui, et pour ses opinions, il poursuivait une active et franche course, et ne cessait pas de travailler pour la diffusion de ce qui maintenant semblait la vérité Chrétienne.

 

En 1558, Biandrata, qui était dit pour entretenir las opinions de Servet au sujet de la prééminence du Dieu le Père, venait à Pinczow, et trouvait ici Gonesius, qui tenait la même idée, et Stancaro, qui niait que le Christ était le Médiateur, en considération de sa nature divine. Un Synode était convenu, dans le mois de novembre de cette année, l'objet de celui-ci était de poser le reste de ces controverses. A ce Synode, John Lasco, Lismaninus, Crovicius, Grégory Pauli, Stanilaüs Sarnciki, Felix Criciger, et autres éminents Théologiens et Nobles étaient présents. Mais bien que le Synode se soit tenu pendant plusieurs jours, et que beaucoup été dit des deux côtés, aucune conclusion n'est apparue, car les deux parties retenaient leurs opinions qu'elles avaient emmenées avec elles pour la discussion. Il est remarqué, cependant, par Lubieniecius, que ce Synode était un grand pas vers la démolition de la doctrine de la Trinité.

A un subséquent Synode, tenu le 16 septembre 1561, à Cracovie, il était objecté par Lismaninus, qu'il avait adressé une lettre pour Iwan Karminski, concernant la prééminence du Père. Dans cette lettre, qui avait été écrite le 10 septembre, Lismaninus s'opposait à la doctrine de Stancaro, et la faisait objet de preuve, par de nombreux témoignages des premiers écrits chrétiens, que le Père est la cause de l'origine du Fils, et plus grand que lui. Lismaninus adressait une seconde lettre pour Karniski, datée du 10 décembre 1561, dans laquelle il défendait les mêmes vues. Cette lettre est insérée dans l'Histoire de la Réforme en Pologne de Lubieniecius (L. ii. C. vi. Pp. 119-126), et contient divers extraits des écrits de Basil, Gregory Nazianzen, Hillary et Justin Martyr, dans laquelle la prééminence du Père est distinctement admise. Elle était datée du même jour noté pour la tenue du Synode de Cracovie. A ce Synode la lettre de Lismaninus était sujette d'un rigide examen, et les opinions étaient diverses quant à celle-ci. Mais sur de nombreux esprit elle faisait son impression, qui était défavorable aux doctrines reçues, et cette impression ne fut jamais oubliée.

Lubieniecius aussi mentionne (p. 168) "Une Centaine de Témoignages de Ambroise, Jérôme, Augustin et Chrysostom," compilés par Lismaninus, dans le but d'apporter une réconciliation des parties, opposant les uns aux autres, sur le sujet de la Trinité, mais il confessait qu'il n'avait jamais été capable d'obtenir une vue de son travail.

 

En 1563, Lismaninus composait un "Un court Compte de la Trinité, en opposition à Stancaro et certains autres, avec une préliminaire Lettre apologique, adressée au Roi Sigismond Auguste."  Ce travail était publié en 1565, et dont une allusion est faite par Andrew Patricius, dans une lettre au Cardinal Hosius. Cette lettre était datée le 17 août à Grodno, mais l'année dans laquelle elle fut écrite n'est pas mentionnée. Il est certain, cependant, que le tract de Lismaninus  était transféré à Patricuis en manuscrit car ce dernier disait, dans sa lettre pour Hosius, "Francis Lismaninus m'a envoyé un petit livre, contenant sa confession au sujet de la Trinité, et je l'ai envoyé pour votre Plus Illustre Seigneurie, qu'elle puisse être vue, si il est pour être reconnu parmi les hérétiques dans cet article, car il avait totalement répudié l'appellation de trithéiste." Lismaninus n'a pas longtemps survécu après la composition de ce travail, car à Köningsberg, où il vivait avec le Duc de Prusse, il était saisi avec une sorte de crise, pour laquelle il avait été sujet dans sa jeunesse, et tombait dans un puits, et se noyait, comme le pense Sandius, dans les environs de l'année 1563. Budzinius, qui mentionne cette calamité, disait, qu'il avait fait quelques recherches à ce sujet, et avait entendu dire que la cause de la mort de Lismaninus était la jalousie. Cloppenburg attribue ceci pour des circonstances comme ayant été vaincu en controverse, ou condamné pour hérésie, et disait qu'il se noyait lui-même. Mais la probabilité est que les deux sont des calomnies.

 

 

 didier Le Roux
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