Jean de Huss

Publié le par didier Le Roux

par Besty Williams, directeur d'éducation religieuse, Church of the larger fellowship (CLF), article paru dans le Quest, vol. L VIII, n°6, juin 2002, p4, traduit en français par Didier Le Roux.

John Hus (ou Jan Hus ou encore John de Husinec) est né en 1369 dans le petit village de Husines en Bohême méridionale . Issu d’une famille pauvre, il travaillait durement et était un étudiant exemplaire de théologie de l'université de Prague. Durant toutes ces années, il se senti solidaire avec les gens du peuple et les pauvres. Il fut d'abord affecté à la chapelle de Bethlehem, à Prague, en qualité de prédicateur.
    Il encouragea des pratiques qui allaient dans le sens d'une plus grande participation des paroissiens.
    Il critiqua les comportements immoraux du clergé et de l'église d'alors qui allaient grandissants, spécialement les indulgences qui étaient des documents signés du pape et accordant une rémission des péchés individuels en échange de sommes exorbitantes, celles-ci servant à financer les croisades et autres guerres engagées par l'Eglise. Il officia en langue tchèque, lisant la Bible en langage commun et non en latin.
    Il fut excommunié en 1412 pour cause d'insubordination et non d'hérésie. Citant un autre réformateur, John Wyclif en Angleterre, J. Hus considérait que « l'autorité pécheresse cesse d'être une autorité ». Pour lui, la vérité de Dieu était valable pour tout le monde, aussi bien pour le peuple laborieux que pour le clergé. Il reçut de nombreux soutiens en Bohême. La chapelle de Bethlehem devint le lieu de ralliement pour tous ceux qui voulaient réformer l'Eglise et J. hus se retrouva à la tête d'un mouvement de protestation contre les positions doctrinales de clergé et de la hiérarchie romains.
J. Hus était tellement persuadé que les personnes raisonnables comprendraient et soutiendraient son point de vue qu'il alla au Concile de Constance en 1415 pour défendre sa position. Là, il fut accusé d’hérésie, brûlé vif. 

    Le martyr de J. Hus intensifia la dissidence religieuse en Bohême. Ses disciples insistèrent pour que les chrétiens puissent recevoir la communion sous les deux espèces. À cette époque, les laïcs prenaient seulement le pain sous la forme d'une hostie et seuls les prêtres buvaient le vin contenu dans le calice. Ce calice est resté jusqu'à ce jour un symbole de la liberté et d'indépendance.

    Prague la " ville d'or" était au XVIIIème siècle riche en argent et en or ; au XVème siècle, elle fut un haut lieu pour les réformes ; et aujourd'hui, elle est importante en histoire et en symbolisme pour les unitariens et les universalistes. (...)

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