Hetzer Lewis

Publié le par didier Le Roux

Hetzer Lewis, (en allemand, Ludwig Hätzer,) de Bischofszell une ville de Suisse, en Thurgau, était un homme d'une grande culture, et profondément versé dans les langages des Ecritures. Il est dit, de même de Cellarius, qu'il avait joint dans un premier temps les anabaptistes, et avait été sous des termes de grande intimité avec Storck et Müntzer; mais il différait d'eux sur certains points, et plus particulièrement  leurs principes de base.

 

 

D'abord il a tenu la fonction de Chaplin à Wädenschweil, mais étant appointé comme prête à Zurich en 1523, il s'attachait de lui-même bientôt au parti de Zwingli. Il réfutait ouvertement la doctrine de la Trinité, mais la liberté de ses opinions étant en désaccord avec les esprits étroits et bigots de son temps, il était jeté en prison, et finalement condamné à mort, par les magistrats de Constance, sur l'accusation de blasphème.

Cette cruelle sentence était mise à exécution le 4 février 1529.

Les historiens, cependant, ne sont pas d'accord sur la nature de sa punition, Sandius et d'autres affirmaient qu'il était décapité, bien que Seckendorf nous informe qu'il était brûlé. Plauter disait de lui, "qu'il, très honnêtement et humblement donnait des adieux à ses disciples, et avec des prières des plus dévouées il se commandait lui-même à Dieu, pour l'étonnement des personnes qui regardaient."

 

 

Breitinger, dans le "Muséum Helvétique," nous informe, qu'Hetzer était parmi les premiers de ceux, qui rejetaient les anciennes superstitions romaines, et gagnait le gain de son nom de la doctrine évangélique, qu'il défendait pas sa bouche et sa plume.

Certains écrivains avaient affirmé, qu'il était un homme d'une conduite et de principes licencieux, mais sa vue de son caractère, bien qu'adoptée par un si respectable historien comme Mosheim, est intitulé d'aucun crédit. La probabilité est, que cette accusation était une imagination de ses ennemis, les plus excellents caractères, dans ces jours, étant exposés à la grande mécompréhension, s'ils paraissaient tenir des opinions diverses au credo orthodoxe.

 

Hetzer maintenait, que le Père seulement est le vrai Dieu; que Christ n'est pas égal au Père, mais largement inférieur à Lui, et d'une essence différente, qu'il n'y a pas trois dieux en un Dieu, par ce que Dieu est totalement ineffable, n'étant ni une personne ni une essence. Ses opinions sur ce sujet sont citées pour être incarnées dans les versets suivants, écrits par lui-même.

 

Ich bin allein der eining Gott,

Der ohn Gehylff alle Dinge beschaffen hat :

Fragstu, wie viel meiner sey ?

Ich bin's allein, meiner sind nit Drey.

Sag such darby ohn' allen Wohn,

Dass ich glatt nit weiss von keener Person.

 

Ces versets impolis ont été ainsi rendus dans le latin :

 

Ipse ego qui proprik cuncta haec virtute creabam.

Quaeris quot simus? Frustra; ego solus eram.

Hie non tres sunt, nam qui ego, solus eram.

Nescio personam, solus sum rivus ego, et fons;

Qui me nescit, eum nescio; solus ero.

 

Hetzer disait que le culte des images est de la fornication et de l'idolâtrie, et en 1523 publiait un court traité en allemand contre l'utilisation d'elles dans les églises. Ce livre portait le titre : "Urtheil Gottes, wie man sich mit den Bilden halten soll." Une autre édition de ce travail est apparue à Breslau en 1524; et dans la même année une traduction en latin de celui-ci était publiée en quatre petits tomes. Sandius disait que celui-ci était sans le nom de l'auteur (B.A. p. 17), et Breitinger faisait une remarque similaire (Mus. Helv. T. VI. P. 102); mais l'incorrection de ces établissements apparaîtront du titre du livre lui-même, lequel est maintenant mis devant l'auteur de ces pages, et desquelles ce qui suit est une copie exacte. "Judicium Dei, et Sponsi nostri, quid cum Imaginibus, seu Simulachrsi agendum sit, ex Canonicis scripturis, per Ludouicum Hätzer;-O domine deus noster libera captious tuos. Annos M.D.XXIIII.""

 

Sandius mentionne un autre livre, dont Hetzer composait contre la déité du Christ, mais lequel Zwingli supprimait. Ce livre est référé par Henri Ottius, qui établi, qu'Hetzer était le premier parmi les anabaptistes qui réfutaient la Déité du Christ, dans un livre écrit, mais lequel Zwingli supprimait. Mais Breitinger, qui mentionne aussi ce fait sur l'autorité de Ottius, ajoute, "Ottius plus correctement établi, que le manuscrit après passait dans les mains d'Ambroise Blauer, un ecclésiastique de la ville de Constance, et dans laquelle bibliothèque il était en 1552. Hottinger probablement fait allusion à ce même travail, dans son Hist. Eccles. Helv., où il le mentionne comme un rapport actuel, "qu'Hetzer écrivait d'abominables impiétés contre la Divinité du Christ."

 

Hetzer a traduit en allemand le Traité sur le Repas du seigneur d'Oecolampadius, et dans la préface de cette version, laquelle était éditée à Zurich en 1526, il s'efforçait de montrer, que les œuvres utilisées par le Seigneur, pour l'institution de ces rites, sont pour être pris figurativement, et affirme la raison pour laquelle il était induit de traduire le travail. Il disait aussi n'avoir aucun lien avec les anabaptistes, et à proprement parlé, ni lui, ni Denck, son frère et coadjuteur dans la traduction des prophètes, étaient anabaptistes, bien que deux d'entre eux adoptaient certaines opinions de cette secte.

 

Bock le considère parmi les mérites d'Hetzer, que lui, en conjonction avec Denck, traduisaient les Livres des prophètes en allemand avant Luther. Cette traduction était publiée en folios, et portait le titre suivant : "Alle Propheten nach Hebräischer Sprache verteutscht. O Gott erlöss die Gefangenen, M.D.VII." Il est établi, à la fin du volume, qui était publié à Worms par Pierre Schoeffer, et fini le 13 avril 1527; et dans la préface le traducteur intime, qu'après il avait publié sa version allemande du prophète Malachie, lequel est venu dans l'année suivante, Dieu le suppliait avec un ami de travail dans la personne de John Denck, qui l'assistait en complétant sa version de "tous les  prophètes."

 

Hetzer était un sincère chercheur de la vérité, mais pressé et impétueux. Sur son installation à Zurich, il était captivait sur les vues nouvelles montrées par Zwingli, et ne fut pas long à ouvrir son cœur totalement pour lui. Il attendait la seconde discussion à Zurich, du 26 au 28 octobre 1523, et faisait un mémorandum de tout ce qui procédait, et avant la fin de l'année 1523, il publiait son attaque sur le culte des images. Dans ce petit travail, après une courte introduction, il présente, de l'Ancien Testament, des passages dans lesquels le culte des images est interdit, d'autres  dans lesquels Dieu ordonne la destruction des images, et annonce la punition de ceux qui les adorent, et d'autres, encore, la prière est accordée sur ceux qui ont abolis les idoles. Il établi, alors, ses convictions, que ces témoignages scripturaux satisferont les Chrétiens pieux, et dans le but qu'il puisse donner la même satisfaction, autant que possible, aux catholiques romains, qui dépendent, comme il dit, sur les raisons humaines dérisoires, plutôt que sur les témoignages de l'écriture solide, il procédait pour répondre aux arguments portaient usuellement an avant en faveur du culte des images, et principalement en signifiant des passages de l'Ancien et le Nouveau Testaments. Les arguments pour lesquels il répondait sont les suivants. Premièrement, que le témoignage contre les images est présenté des écritures Juives, les préceptes pour lesquels ils ne sont pas soutenus par les Chrétiens; secondement, que ce ne sont pas les images elles-mêmes qui sont adorées, mais les saints pour lesquels les images sont les représentions; troisièmement, ces images sont les livres des illettrés; et quatrièmes, qu'il tente d'exciter la dévotion. Chacun de ces arguments est séparément examiné, et montre pour être sans aucun fondement. En réponse pour le dernier, Hetzer avec indignation s'exclame, "O hypocrites! Si vous collectiez toutes les images dans une laisse, elle ne vous rendrez pas meilleur, que pour la valeur d'un simple cheveu."

 

Dans l'année 1525, quand Urbanus Rhegius avait été prêché contre Carlstadt et son parti, des travaux, "La chair en profite de rien," (Jean 6:63,) Hetzer, en conversant, trouve faut le sermon, et le tourne dans le ridicule. Il a aussi accusé Ambroise Blauer d'avoir donné des explications fausses et maladroites de certains passages des Ecritures. Ceci n'est en aucune manière surprenant, qu'un homme, qui était d'une nature si impulsive, pouvait parfois impliquer le trouble : ni nous ne pouvons être émerveillés, que, dans ces périodes d'inspiration, un tel homme devait avoir au moins payé la faute de ses imprudences sur le bûcher, ou à l'échafaud.

 

didier Le Roux
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