Dolet Etienne (1509-1546)

Publié le par didier Le Roux

Dolet Etienne, l'ami et disciple de Servet, est né à Orléans, en 1509, et il est dit pour avoir été un fils naturel de François.I, le Roi de France, par Madame Cureau. Il étudiait d'abord à Paris, et après à Padoue et à Venise.

 

Dans les environs de l'année 1532, il quittait l'Italie, et retournait en France. Il étudiait alors à Toulouse, où son irrégularité, et il allait, selon ses supérieurs, pour participer dans certains troubles importants, et le menaient pour son dernier à son emprisonnement. Après un mois d'incarcération, il était libéré, mais étant suspecté d'enseignement dans le Luthéranisme et même accusé d'athéisme et d'impiété, alors, il était expulsé.

 

Il allait alors à Lyon, où il était employé, comme correcteur de presse, par Sébastien Gryphius.

 

En 1534, il partait de Paris, mais il retournait à Lyon en 1536, où il commençait le travail d'imprimeur et de vendeur de livres.

 

Ses travaux littéraires lui procuraient l'amitié des plus enseignés de ses contemporains : mais par la liberté de ses remarques; il encourrait la censure et la défaveur des autres.

Calvin le classe avec Servet, et Cornellius Agrippan les appellent les Cyclopes, et les méprisés notoires de l'Evangile. La rencontre de Dolet avec Servet s'est faite durant sa dernière résidence à Lyon, et il n'est pas non seulement devenu converti aux idées de Servet, mais en était un zélé propagateur. Il était dans son habitude d'envoyer des livres dits hérétiques à Paris, de quoi l'indiscrétion de ses ennemis prenait l'avantage, pour l'impliquer dans une accusation pour infidélité.

 

En 1539, il tuait accidentellement un homme, qui rendait nécessaire pour lui de quitter Lyon. Quelque temps après cela, il était arrêté, et  jeté en prison, mais il était libéré, sur l'intersession de ses amis, sur la promesse que dans le futur il vivrait une vie d'un bon catholique?

Il ne réussissait pas, cependant, à réaliser sa promesse, et était de nouveau emprisonné en 1544. Sur cette occasion, il s'échappait et s'enfuyait dans le Piémont, mais imprudemment revenait peu de temps après, il était saisi, et mis en procès sur une accusation d'athéisme pour laquelle la sentence était d'être brûlé, dans la trente septième année de son âge.

 

La sentence était portée à effet sur la place Maubert, dans Paris, le 3 août, (le jour de la St. Stephen,) 1546, et elle était précurseur de son ami Servet, laquelle prenait place quant à lui, environ sept années après. Il est dit que, sur son chemin pour la place de la punition, il voyait que son destin excitait la compassion de la multitude, alors il composait le verset suivant :

 

Non dolet ipse Dolet, sed pia turba dolet;-

Pour lequel le Prête, qui l'accompagnait, répondait, par une transposition des mêmes paroles.

Non pia turba, sed dolet ipse Dolet.

 

Il a écrit et publié plusieurs livres en latin et français, principalement d'une sorte littéraire. Beaucoup de ceux-ci sont d'une grande rareté, et sont rarement trouvés en librairies. Certains sont en verset, et démontrent un considérable talent : mais il y avait un degré d'indélicatesse tel dans les épigrammes de Dolet, qui lui rendaient de nombreux ennemis. D'un livre de poèmes en quatre livres, publié en 4 to., 1538, qui sont joint aux versets complémentaires suivants, par un de ses admirateurs.

 

Inter Latinos est Poetas maximus,

Virgilius : inter Rhetores est Tullius.

Lumen Doletus universae Gallise.

Utrumque si non voncit, exaequat tamen.

 

Une liste de ses écrits peut être vue dans le "Historia Antitrinitariorum" de Bock. Ils sont au nombre de dix sept avant sa mort, il traduisait en Français le Paraphrase de John Campus sur les Livres des Psaumes et des Ecclésiastes, qui n'était rien que l'acte d'un athéiste. De plus, il écrivait dans cette même langue,

 

1. Le Chevalier Polonais;

2. Une exhortation sur la lecture des écritures; et

3. Prières biblique : et il publiait en 1541,

4. Une explication de la Prière du Seigneur, en latin.

 

Le nom de Dolet n'apparait pas dans la liste des antitrinitariens de Sandius, mais Bock le notifie dans la partie biographique et historique de son livre, et dans le premier il donne un récit détaillé de ses écrits publiés. Il n'était pas moins aussi estimable que Servet, et son histoire ne doit pas le porter dans la sympathie du lecteur dans le même degré, bien que les deux aient souffert pour la même cause. Ceci dans une certaine mesure en raison de la légèreté avec laquelle  il ne faisait pas de scrupule pour traiter les notions superstitieuses du jour, et qui amenait ses contemporains à le considérer comme un athéiste.

 

 



didier Le Roux
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