Samedi 14 mars 2009
 

Conrad Craser est classé par Sandius parmi les antitrinitaires: pourtant cet auteur dit, "Je ne sais pas si ceci est le même que lui, dont König écrit, dans son 'Bibliotheca Vetus et Nova,'—'Conrad Graser, un Frank, est né dans l'année 1557, et mort dans l'année 1613. Il présidait sur l'église et le collège à Thorm. Il composa un commentaire sur Daniel, et l'Apocalypse de Jean, en 4 to. Il est dit pour avoir aussi traduit le Rabbi Joseph Albo', 'Sepher Hikkarisa de l'hébreux en latin.'"
didier Le Roux

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Il ne semble pas avoir de doutes, que le Conrad Graser mentionné par Sandius est celui, pour qui Köning donne la description ci-dessus. Ceci apparaît pleinement à partit d'un passage trouvé dans son Commentaire sur le 9ème  chapitre de Daniel, p. 159, et préfixé sur les Traités Théologiques de Przipcovius, dans lequel il dit, "Que l'Eglise des Israélites, dans sa meilleure période; avait des vues plus correctes des mystères de la Trinité, que l'Eglise Gentile n'a jamais eues;" que "l'ancien Israël n'a jamais été aussi curieux et  actif comme de discuter publiquement en ce qui concerne l'essence de Dieu;" et que "si sa pratique avait été observée, ou bien avait toujours été observée dans l'Eglise Catholique, nous devrions avoir une plus simple théologie à nos jours, et serait moins d'une assertion ambitieuse, et de controverses scandaleuses et fiévreuses."

 

Bock, cependant, doute si Conrad Graser était placé correctement parmi les antitrinitaires; et remarque, que, dans la vie sur lui de Melchior Adam, il n'y a rien, qui peut amener sur lui la suspicion de néo-platonisme. Pourtant, il y a des circonstances mentionnées par Melchior Adam, qui, bien, en l'absence de fait, que Sandius le représentait comme un antitrinitaire, et qui puisse nous conduire à douter de l'orthodoxie de sa croyance, pourtant qui tend avec ce fait mis devant nous, de placer la représentation de Sandius à un haut degré de probabilité. "Lors de la visite du malade," dit son biographe, "et dans la préparation pour un heureux départ de sa vie, il trouve, que ces controverses théologiques, lesquelles produisent une connaissance qui gonfle, et ne laisse pas la conscience tranquille, et qui , dans nos jours présents, sont agités avec une grande contention de l'esprit, et excite de grands tumultes dans l'état, qui sont d'aucun utilité, ni désorientent les consciences des personnes communes, juste comme des inventions humaines faites dans les temps catholiques, et dans ses discours publiques pour mettre ses choses en avant seulement, qui tendent à produire une foi qui sauve en Christ, pour promouvoir une véritable piété selon la parole de Dieu, et d'administrer la consolation pour la vie et la mort." En un autre lieu son biographe a dit, "il existe un écrit intitulé, 'Les derniers mots de Conrad Graser,' dans les quels il montre que Jésus Christ, le Fils de Dieu, et de la Vierge Marie, est le vrai Messie qui était promis, et est maintenant venu, et a accompli son devoir, en mourant pour la vie du monde." Ceci est un équivalent à un refus de la filiation éternelle de Jésus Christ, ou de sa génération avant tous les mondes, et est cependant un abandon virtuel de la doctrine de la Trinité.

 

(Vident. Sandii B.A. p. 86. Bock, Hist. Ant. T.I. p. 413. Conr. Graseri Comm. In Den. Ix. p. 150, apud Sam. Preipcosii Gogitationes Sacrae ad Init. Evang. Matth, ot Oranos Epistolas Apstol. Etc. Fol. 372. Melck. Adami Vitae German. Theologer. Pp. 400-403.)

 

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Lundi 9 mars 2009
 

Spangenberg Everhard était un prédicateur dans l'Eglise Réformée à Antwerp. Il est né dans les environs de l'année 1550, et avait des doutes quant à la Trinité, bien qu'alors encore jeune. Dans un premier temps il embrassa et défendit l'Arianisme; mais par la suite il rejoignit le parti Socinien, et comme ses idées lui rendaient nécessaire pour lui de quitter son pays, il alla en Pologne et en Transylvanie. Quand ces évènements ont eu lieu, dont on ne peut préciser, mais il est certain à partir d'une lettre de Faust Socin, qui lui fut adressée le 14 mars 1593, qu'il était alors installé dans la capitale de Transylvanie, et qu'il est allé auparavant à Cracovie, et est retourné dans son pays natif. Il était toujours à Clausenbourg dans l'automne 1596, mais s'il occupait d'une quelconque fonction publique ou pas, reste totalement incertain.
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Il a tenu certaines notions particulières dans la restauration rapide de toutes les choses, et semble avoir été occupé dans les intérêts de Socin dans ses spéculations sur ce sujet. Mais Socin, qui caractérisait la prudence et le bon sens, disait en réponse, qu'il ne devait certainement pas posséder suffisamment de capacités sur de telles questions prophétiques pour être en mesure d'instruire d'autres, et a toujours été d'avis, qu'il n'est pas nécessaire pour un homme Chrétien de demander diligemment, dans combien d'années; et davantage en cette année, ou dans la première ou la dernière, quand les prédictions dans les Ecritures viendraient à  se passer. Il ajouta, qu'il serait heureux d'apprendre, soi des son correspondant ou autre, toute chose relative au devoir Chrétien, et qu'il forme, dans son opinion, qu'aucune partie du devoir Chrétien à savoir, la restauration de choses qui ont pris place en cette année, ou supprimées à une période; et out ce que l'on en a faire, en tant que disciples du Christ, est d'être préparé pour lui, s'il vient à venir.

 

Dans les environs de l'année 1597, Spangenberg retourna de Transylvanie en Pologne, et s'installa à Rakow, où, très probablement, il passa le restant de sa vie.

 

En 1598, il envoya une autre des ses interprétations prophétiques, sur les deux bêtes dans l'Apocalypse, à Socin, qui, à la demande des Frères, écrivit certaines remarques sur elles. Mais n'étant pas satisfait de cela, il troubla de nouveau Socin, qui, le 11août 1601, lui écrivit une longue réponse, en laquelle il s'efforça de montrer les erreurs de ses interprétations, et de le convaincre, que de telles spéculations manquaient simplement de solennité. Spangerberg, qui ne semble jamais avoir été sensibilisé par ses erreurs sur le sujet, continua de vivre à Rakow de nombreuses années après cela, et fut conduit pour son existence à un état de la plus abjecte pauvreté, jusqu'à sa mort qui mit fin à ses souffrances, le 30 août 1620. Il y a un simple enregistrement de sa mort dans le Diary de Smalcius, non accompagné d'une autre remarque, et qu'il vivait toujours quand il avait atteint l'âge de soixante neuf ans. A partir des titres d'une lettre adressée  en allemand à une femme polonaise unitarienne, dont la rédaction de celle-ci que Sandius vit en hollandais, dans l'année 1682, il apparaît que Spangenberg fut excommunié par les Frères polonais, mais l'accusation portée contre lui n'est pas spécifiée. La datte de cette lettre était du 18 mai, et le contenu était dit pour être le suivant:

 

1. Sa propre confession, et celle des Frères polonais, sur l'humanité et la divinité du Christ, et sur sa fonction royale et sacerdotale.

2. Sa confession concernant l'excellence du Christ, quand il aura délivré le royaume à Dieu son Père.

3. Les raisons pourquoi il a été excommunié par les frères polonais, avec son apologie.

4. Quels étaient ses accusateurs.

5. Sur la  question de son excommunication.

6. Un bref compte d'un papier, lequel il dressa douze ans auparavant l'écrit de cette lettre, contenant certains "affirmations au sujet de l'Eglise de Rome," et la période dans laquelle nous vivons.

7. Sa lamentation sur l'état misérable de l'Eglise des frères polonais.

 

(Vident Sandii B.A. pp. 88, 89. Bock; Hist. Ant. T.I. pp. 903-907. Bibli. Fratr. Polon. T.I. pp. 477-483. Zeltneri Hist. Crypto socinianismi Altorf. P. 246, Not. c. Smalcii Diaruim, A.D. 1620, p. 1214, apud Zelta.)

 

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Lundi 9 mars 2009
Paruta Nicolas était un membre de la société de Vicence. Sa famille fut très célébrée par ses implications patriotiques dans la république de Lucques. Paul Paruta, dans les environs de l'année 1317, quitta cette république, et alla à Venise, sur le compte de la guerre qui sévissait entre l'Empereur et la Pape. Il avait trois fils, Ambroise, Jean et Bartholomé. Le dernier de ceux-ci eut sept enfants, dont un atteignit une haute distinction en littérature.

 

Il y avait un Nicolas Paruta, en tant que médecin, dans la république de Venise, qui fut célèbre comme diplomate: mais était une personne différente du sujet présent, de qui l'histoire est peu connue, au-delà du simple fait, que, quand il quitta l'Italie, il partit tout d'abord pour la Suisse, et puis pour la Pologne, et finalement s'installa en Moravie. Tous les écrivains, qui mentionnent son nom, disent qu'il habita certaines années en Moravie: et semble pour avoir mené une vie en retrait, et pour avoir été peu actif dans la dissimulation des ses idées religieuses, que la plus part de ses compatriotes antitrinitaires.

 

Ses sentiments exacts sont inconnus, mais on pense qu'il a tenu des idées similaires à celles pour lesquelles Servet a souffert à Genève. Certains lui ont attribué "En ce qui concerne le Dieu trine;" alors que d'autres l'attribuaient à Lélio Socin. On l'a supposé pour être le même avec celui, qui était publié à la fin du "Bref récit d'une discussion tenue à Wissembourg, le 8 mars 1568."

 

En 1574, Paruta adressa une lettre à Stanislaüs Lutomirscius, Superviseur des églises de Petite Pologne, dans laquelle il traita du rite des baptêmes, et avançait que ceux qui sont admis dans l'Eglise devraient être baptisés, par amour de prévenir toutes conséquences mauvaises,  qui peuvent se lever de l'omission de la cérémonie, et sans aucune référence pour la question, si le baptême est nécessaire pour le salut.

 

Rabbi Isaac Ben Abraham, dans "Chissuk Emuna," (p.119,) et plusieurs écrivains Chrétiens, mentionnent un traité de Paruta, intitulé, "Discussions sobres et orthodoxes concernant l'Unique Vrai Dieu, Jéhovah." Ce livre, qui est mentionné par Sandius, et imprimé par John Carzanski à Losk, en Lituanie, et en 1578.

 

(Vidend. Sandii B.A. pp.25, 23, 29. Bock, Hist. Ref. Pol. L. Ii. C. i. P.40. Wolfi Bibl. Hebr. T.I.p.642.)


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Lundi 9 mars 2009
 

Radecius Matthew, (polonais Radecke, ou Radetzki,) le père de Valentin Radecius l'ancien, qui est né à Dantzic, le jour de la fête de l'archange Mikaël, en 1540. Ayant acquis les rudiments de son éducation dans sa ville native, il alla à l'Université de Koningsberg, à laquelle il fut admis comme étudiant, le 8 juillet 1560, pendant le rectorat de John Hoffmann, mais étant trop pauvre pour payer les droits d'entrée usuels, ils ne lui furent pas demandés. Quand il a fini son temps scolaire, il fut chargé de la fonction de secrétaire dans sa ville native pendant vingt six années, durant laquelle période il n'était pas fixé dans ses avis religieux. Il naquit de parents catholiques, mais il joignit par la suite les luthériens, puis la Réforme, puis les mennonites, et en dernier de tous les sociniens.
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Comment le dernier de ces changements est survenu, n'a jamais été distinctement affirmé. Une église antitrinitaire a existé à Dantzic de l'année 1580 dont il a été établi dans les Actes Synodales jusqu'en 1582, et que Radecius est venu des Pays Bas sur le compte de son unitarisme. Il est évident, cependant, qu'il a accepté les idées unitariennes à cette période, et il apparaît de sa correspondance avec Socin Faust, qu'il était une personne avisée dans l'Eglise Antitrinitaire dès l'année 1584. Mais ce n'est pas avant l'été 1592, qu'il fit une déclaration publique de ses sentiments unitariens par le baptême. Peu de temps après ceci, il fut privé de sa fonction de secrétaire par les magistrats.

 

Il fut baptisé, pas moins de trois fois: une première fois quand il était enfant, par aspersion, dans l'église catholique, puis par affusion, quand il rejoignit les mennonites, et en dernier, par immersion, quand il devint socinien. De ceci, il donna lui-même un récit particulier, dans son "Ursachen, warum er sich von Dantzig weggemachet," u.s.w. Etant admis dans l'Eglise socinienne par immersion, il advint une accusation pour motif d'offense haineuse, et étant ordonné par le Sénat de Dantzic, le 17 août 1592, de se défendre lui-même pour cette accusation, il n'a pas choisi de nier qu'il avait pris position, ou de se rétracter, et fut formellement privé de sa fonction, et immédiatement quitta Dantzic, avec sa femme et ses huit enfants.

 

Sandius, et, après lui, Lauterbac, affirment que Radecius fut nommé Pasteur à Smigel: mais Bock appelle en question la rectitude de cette affirmation, en raison qu'il ne l'a pas trouvé dans les Actes Manuscrits, bien qu'il admit, que la première chose que Radecius fit, après qu'il ait quitté Dantzic, était d'aller à Smigel, où il prit sa résidence, et où, pour une courte période, il enseigna dans l'année 1605. Il n'y a aucun doute, que, dans l'année 1599, il présida sur l'église de Dantzic, ou Buskow, mais étant remplacé à cet endroit par Ostorod, il partit, en 1603, pour Rakow, et tint ensuite la fonction de Diacre, et Intendant du collège à Rakow pour quelques années, et décéda ici. Durant sa résidence à Rakow, il participa à des conférences tenues dans la maison de Smalcius, qui débuta le 7 janvier 1606; qui fut suspendues du 22 février au 28 novembre, de cette année, sur le compte de l'état de perturbation en Pologne, et se terminèrent le 3 janvier 1609. La substance de ses conférences fut portée à l'écrit, et, comme Sandius le dit, pour Matthew Radecius, qui au lieu d'écrire son nom avec le temps, tout comme le reste de ceux qui étaient présents lors de ces conférences, attacha seulement ses initiales, M. R. Par ailleurs, Smalcius, dans son Diary, fit le mémorandum suivant pour sa mort. "Le 29 mars 1612, âgé de soixante treize ans et demi, à Rakow, calmement il se sentit s'endormir dans le Seigneur, Matthiew Radecius, un homme droit et pieux, Secrétaire de la ville de Dantzic pendant vingt six ans, qui vint de cette ville de Smigel comme un exilé, pour l'amour d'acquérir la connaissance de la vérité, et de passer une vie plus tranquille, dans la même année et mois que je vint, en septembre 1502." (Zeltneri Hist. Cryto-Socinismi, Supplem. p. 1195.) Dans la même partie de son Diary, Smalcius le représente comme s'étant acquitté de la fonction ministérielle pendant neuf années à Buskow, et dix à Rakow, et le mentionne pour être un fiat remarquable, qu'il soit naît le jour de l'automne, et décéda sur celui de l'équinoxe vernale. Deux de ses fils, et deux de ses filles, ont atteint l'âge de la maturité. Valentin, un de ses fils, adopta les sentiments religieux de son père, et acquérait une éminence considérable parmi les unitariens de Transylvanie. Matthiew, l'autre fils, semble pour avoir tenu des vues différentes, mais ne sont pas clairement apparues. Le dernier décéda à Padou, le 4 mars 1607. La plus âgée des deux filles épousa James Frencelius, qui naquit à Elbing, et qui pratiquait comme un médecin à Lublin, et professait lui-même être un socinien. La plus jeune des filles devin la femme d'Andrew Voidovius.

En tant qu'auteur, Radecius était dogmatique, et son style était caractérisé par une telle acerbité, que Bock le classe avec Michel Servet, Georges Blandrata, John Sylvanus, Francis David et Georges Pauli. Ce qui suit est une présentation de ses écrits.

 

1. Un papier contre Erasme Johanne, explicitant la doctrine de la préexistence. Celui-ci fut préparé dans les environs de  l'année 1584, mais ne fut jamais publié.

2. Plusieurs lettres à Faust Socin, écrites dans les environs de  1584, et traitaient sur la restauration de l'Eglise, l'adoration du Christ, et autres questions. Dans sa correspondance, Radecius fit allusion à son propre papier contre Erasme Johanne sur la préexistence du Christ, et demandait un regard sur les remarques dont Socin avaient adressées à la même personne sur le même sujet, et en réponse à ce que Socin disait, qu'il avait seulement une copie qui pouvait être pratiquement lue par quiconque et lui-même. Il prit cette occasion pour établir, qu'il avait lu le papier de Radecius, et le lit avec grand plaisir et satisfaction, et qu'il approuvait entièrement tout ce que Radecius avait dit selon la personnes, la dignité et la puissance du Christ, excepté ce qu'il considérait comme une réfutation des opinions tenues par les trinitaires, plutôt que celles tenues par les ariens. Socin, et dans le cours de cette correspondance traita largement la question concernant l'Invocation du Christ, mais il n'apparaît pas, qu'il était en mesure d'amener Radecius à son idée sur le sujet. La partie de la correspondance de Radecius ne fut jamais éditée.

3. Les raisons pourquoi Matthew Radecke, qui agissait en tant que Secrétaire de la ville de Dantzic pendant vingt six ans, quitta cet endroit, et s'installa ailleurs. Rakow, 1593.

4. Réponse de l'Eglise pour le Seigneur Jésus Christ à Smilgel pour l'explication de la foi des apôtres, par le noble et plus honorable M. Sigmund Schlichtingius de Starpel, qui fit qu'elle soit publiée contre l'Eglise avant citée, dans l'année 1592. Celui-ci, aussi bien que le travail rédigé en allemand qui n'avait pas de date, bien qu'il fut probablement édité à Rakow en 1593. Sandius et Lauterbach l'attribue à Wolfgang Schlichtingius, qui écrivit la préface, mais bock le réclame, et apparemment sur un fond suffisant, comme la production de Matthew Radecius.

5. Sur le millenium. Celui aussi fut écrit en allemand, et publié dans les environs de l'année 1590, à la même période lorsque Budzinius, Grégory Pauli et Andrew Lubieniecius, traitaient sur le même sujet.

6. Une lettre pour Andrew Voivodus, écrite de Buskow, le 20 janvier 1598, et publiée avec la correspondance de Socin F.

7. Une lettre à Cornelius Daems; qui étai résident à Gouds, aux Pays Bas, pour l'informer de la calamité soutenue par F. Socin à Cracovie, écrite le 18 juin 1598, et insérée dans le "Animadversiones Philol. Hist." De Thomas Crenius. 

8. Conversations, ou Exercices Théologiques, tenus à diverses périodes dans la maison de Valentin Smalcius.

9. Une correspondance avec Ernest Sohner sur l'Immortalité de l'âme.

 

En adition à ce qui précède, deux autres travaux en allemand ont été attribués à Matthew radecius, bien qu'apparemment sans aucun autorité, le style étant totalement différent du sien.

 

(Vidend, Sandii B.A. p.84. Bock, Hist. Ant. T.I. pp. 700-709. Hist. Socinianismi Prussici, vii. Pp. 12-15. Smalcii Diarium, A.D. 1596. 1603. 1612. T. Crenii Animadv. Philol. Hist. P. Iv, pp. 233-242.)

 

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Lundi 9 mars 2009
 

Otvinovius Erasmus, (Polon. Otwinowski,) était un Chevalier Polonais, qui, avec huit de ses frères, embrassa les doctrines sociniennes. Il fut remarquable dès l'année 1564, où à ce moment il devait avoir déjà atteint l'âge de quatorze ans. La date exacte de sa naissance reste inconnue, mais Sandius affirme les faits, qu'il était toujours en vie en 1608, et avait atteint sa quatre vint dixième année au moment de sa mort. Christopher Lubieniecius, l'ancien, épousa sa fille, Anne.
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Il était, sans aucun doute, la même personne, dont Smalcius relate, qu'elle décéda dans les environs de la fin du mois de mai de 1614, et qui, quatorze ans auparavant, avait arraché la pain de l'Eucharistie des mains du Prêtre qui officiait à Lublin, et le piétina dans la boue. (Smalcius, apud Zeltneri, Hist. Cryto-Sociniami, Suppl. p. 1202.) Lubieniecus, dans son "Histoire de la Réforme en Pologne," (L. iii. C.L.) donne un récit particulier de cette épisode, et des conséquences par lesquelles elle fut amenée, et le Comte Krasinski, dans son "Récit Historique de l'élévation, des progrès et du  déclin de la Réforme en Pologne," (Vol. I. pp. 327-329,) le mentionnant, et détailla les circonstances de celui-ci, dans le but de démonter les faiblesses de l'autorité de l'Eglise Romaine au cour du seizième siècle, et le contexte dans lequel elle était tombée à cette période en Pologne. "Erasmus Otwinowski," disait, "qui été devenu suspecté d'être un adhérant de la secte antitrinitaire, et un Maître en chef de leur célèbre école à Rakow, et a réussi par convaincre au moyen de ses arguments un prêtre de l'Eglise de Rome de la présence réelle dans l'Eucharistie, ainsi qu'il lui promit de ne jamais l'exposer à l'adoration pour les personnes. Le prête, cependant, n'a pas respecté sa promesse, et amena le pain d'une manière usuelle pour la procession solennelle dans les rues de Lublin. Otwinowski stoppa le prête en plein milieu de la large foule, et lui reprocha ouvertement d'avoir fait cette cérémonie, et de l'absurdité dont pour laquelle, il l'avait reconnue. Il demanda au prêtre de dire la prière du Seigneur, et disant ceci, il arracha des mains du Prêtre la boîte, contenant le pain de consécration, qu'il jeta au sol, et l'écrasa sous ses pieds. L'assemblée murmura quant à la profanation du culte établi, mais n'offrit pas de violence à Otwinowski. Le Prêtre envoya une force armée pour le faire arrêter, mais il prit refuge dans la maison d'un noble protestant du nom de Suchodolski. Cette acte aventureux, lequel, très certainement, répréhensible pour sa violence, mais lequel pouvait être excusé pour le zèle d'Otwinowski, qui avait risqué sa vie plutôt que de souffert pour ce qu'il considérait comme un acte d'idolâtrie impie, produisant, comme il peut être pensé, un grand scandale parmi les catholiques romains, et il ne pouvait pas avoir plus d'injure que pour la croyance en la Transsubstantiation, comme d'aucuns signes de colère céleste pouvant se présenter pour punir un tel acte de profanation d'un objet qui était considéré si sacré aux yeux des catholiques romains. Il fut accusé devant le tribunal de la Diète, et se retrouva en grand danger d'être condamné à une sévère peine, mais son avocat, le célèbre Rey de Naglovice, qui était à cette période Membre de Cracovie, réussit dans sa défense en donnant une tournure favorable à cette affaire. Il le défendit sur le chef qu'il n'y avait pas de loi prévue contre un péché similaire, et qu'il pouvait être condamné pour infamie envers le Prêtre pour avoir cassé la boîte, et la farine prise pour faire le pain de l'Eucharistie. Otwinowski fut donc acquitté, mais une nouvelle loi fut promulguée, qui prohibait sévèrement de perturber tout culte religieux, soit de l'Eglise Romaine ou Protestante."

 

Il traduisit toutes les paraboles de notre Seigneur, qu'il dédiât au Duc Ostrorog, Palatin de Kiof, et écrivit les vies de toutes les femmes mentionnées dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Ces deux furent traduits en versets polonais. Il composa de même un travail intitulé, "Christian Heroes," contenant de courts récits des vies d'illustres Chrétiens, qui se distinguèrent durant la Réforme en Pologne et en Lituanie. Celui-ci aussi fut en verset polonais, mais ne fut jamais édité, et qui portaient un intérêt pour l'histoire de l'Unitarisme moderne. Un catalogue des noms de ceux-ci, dont un compte est donné dans son travail, rassemblé avec d'autres choses, qui apparaît plus digne de préservation, fut rendu en latin par Bénédicte Wissowatius, et le joignit au "Histoire de la Réforme en Slovénie" de Wengerscius, édité à Amsterdam en 1679, 4to. Eramus Otvinovius écrivit un autre petit travail en verset polonais, intitulé, "Une contestation entre un Boulanger et un Peintre au sujet de leurs Dieux, qui était des plus excellente?" La question fut tranchée en faveur du Peintre, en raison que son Dieu perdurait, que celui du Boulanger était sujet à de nombreux changements. En littérature polonaise, Erasmus Otvinovius est connu comme le traducteur de Métamorphoses de Ovid.

 

(Vidend. Sandii B.A. pp. 83, 84. Bock, Hist. Ant. T.I. pp. 580, 581. Lubieniecii Hist. Ref. Polon. L. Iii. C.i.p. 171. Smalcii Diaruim, A.D. 1614, p. 1202. Hist. Récit de la Réf. En Polgne de Krasinski, Vol.I. Pt. Ii. Chap. vii. Pp. 327-329.)

 

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Dimanche 1 février 2009
 

Squarcialupus Marcellus, (Italien, Squarcialupo,) était un natif de Piombino, et obtint une grande célébrité par sa singulière érudition dans les études liées à la profession médicale. Il fut pour un temps le compagnon de Blandrata et Faust Socin, et était un des réfugiés, qui, dans le seizième siècle, quittaient l'Italie sur le compte de leur religion. Il a dans un premier temps rejoint l'Eglise Réformée à Bâle, mais par la suite il alla en Transylvanie, sous les auspices de Blandrata, obtint une pension du Prince régnant, et se reconnu comme un antitrinitaire.
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Indépendamment de ses capacités éminentes, il était un homme d'un tempérament colérique. De ceci, il en donna une ample preuve lors de sa controverse avec Simon Simonius, et dans une lettre qu'il adressa à Faust Socin, du 15 septembre 1581, écrite dans la capitale de Transylvanie, et éditée à la tête de la correspondance de cet éminent homme. L'objet de cette lettre était de dissuader Socin d'entrer en une quelconque controverse, que si elle était nécessaire pour les intérêts de l'Eglise, et lui exhorte ses désirs qu'il soit moins précipité à publier ce qu'il écrit. Il blâma Socin en particulier pour son livre contre James Palaeologus, qui, bien que publié anonymement, était connu pour être le sien: et du train de sa lettre, il est évident, qu'il n'appréciait pas la poursuite de la discussion au sujet de l'Invocation du Christ. Cette lettre excita le déplaisir de Blandrata, et Alciati également se plaignit de l'esprit amer avec lequel elle avait été écrite. Socin y répondit; le 20 novembre de la même année, et se défendit si longuement, que Bock disait, que sa réponse était plutôt un traité qu'une lettre. Le Dr Toulmin référa sa réponse comme une preuve de la patiente de l'écrivain pour le reproche, et l'esprit d'elle amenait un admirable contraste avec le ton querelleur de la lettre de Squarcialupus, qui en donnait l'occasion. Peu est connu des parties subséquentes de l'histoire de Squarcialupus, et de la période, ou les circonstances de sa mort.

Les accusations, qu'il porta contre Simonius étaient amères, sur le compte de l'instabilité de ses opinions, et ceci était une faute, pour laquelle il n'était lui-même par aucun moyen libre. A une période il semble pour avoir pensé revenir au sein de l'Eglise Catholique, mais s'il a quitté le parti antitrinitaire ou non, n'apparaît pas. Godfroy Schwartz donne à sa controverse avec Simonius le nom de, "Scripta amoebea Squarcialupi et Simonii." Le quatorzième et dernier pamphlet des séries écrit par Squarcialupus contenait une sévère attaque sur les professions de Simonius, en ce qui concerne la religion, et était intitulé, "Simonia Simonii Luccnsis, primum Romani, tum Calviniani, doinde Lutherani, denou Romani, semper autem Athei, summa Religio: Auteur D.M.S.P. Cracovie, Typis Alexii Rodecii, 1588," 4to. Ce pamphlet est maintenant d'une grande rareté, ayant été rigidement supprimé.

Squarcialupus était un ami intime de Dudithius, qu'il vista en Pologne, et à qui il adressa un traité de bonne facture sous la forme d'une lettre, "Sur les commettes en général et particulièrement sur ce qui a été vu dans l'année 1577."

Dans ce traité, il invectivait contre les notions absurdes des astrologues au sujet de ces corps, discutant de la nature, des causes, et des effets des commettes, exposant l'idée pour cela, qu'il les regardait avec aucune autre lumière que comme un simple phénomène physique, et maintenait, que leur nature était inconnue à la période à laquelle il a écrit. Dudithius envoya ce petit travail à son ami, Thomas Erastus, accompagné d'une lettre, dans laquelle il disait, que rien n'avait jamais été écrit sur le sujet de plus relevé, plus exacte, et de plus élégant, soit par les anciens et les modernes.

(Vidend. Sandii B.A. pp 81, 82. Bock, Hist. Ant. T.I. pp. 907—910; T. II. Pp. 483, 676. 715-719. F. Socini Opera, T.I. Fol. 359-368. Themae Crenii Anim. Philol. Et Hist. P.II. C. Iv. p. 142.)

 

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Dimanche 1 février 2009
 

Morstinius Christopher

, (en polonais Morsztyn,)  de Raciborsk, était Seigneur de Paulikovice et Conseillé Spirituel de Philipovia. Dans sa juridiction, l'autorité de Socin était alors grande tout comme dans les autres parties de Pologne. Il fut une personne d'une considérable célébrité parmi ses concitoyens, et avant tout distingué par la faveur royale. Ses ennemis même portaient témoignage de  l'excellence de son caractère; et les Eglises dans les lesquelles il montrait très clairement un zèle pour la promotion de la gloire divine. Il a été le fondateur de l'église à Philipovie, qui fleurit sous ses auspices, et dans le nombre de ses pasteurs, il y eut le célèbre John Volkelius. Andrew Wissowatius utilisait  l'expression pour appeler Morstinius, "le Sénateur de l'Eglise de Dieu." Sa famille, qui était une parmi les très anciennes, ayant dérivée de Montsternii d'Allemagne, qui était distinguée par sa longue lignée de noblesse, et installée dans le Palatinat de Cracovie. Paul Crellius dressa une table généalogique de sa famille, qui vint dans les mains de Bock.


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Dimanche 1 février 2009
 

Enyedi Georges,

(parfois appelé Enniedius, Enyedinus ou Enjedinus,) était un transylvanien, de la ville de Enyed ou Engedin, située sur la rivière Maros, ou Maerisch. Il était Superviseur des églises unitariennes en Transylvanie, et Modérateur du Collège à Clausenbourg. Dans la première de ces fonctions, il succéda à Demetrius Hunyadi, et l'occupa de l'année 1592, jusqu'à la période de sa mort, qui eut lieu en 1597, quand il était encore dans la fleur de l'âge.

 

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Dimanche 1 février 2009
 

Vigilius Bartholomé

, (en allemand, Wach-Auf,) était un Westphalien, dont le nom allemand apparaît pour avoir été latinisé, non, comme Book l'insinue, pour  dissimulation, mais pour lui donner plus un air classique, en accord avec une coutume bien connue, qui a prévalue parmi les hommes littéraires, du temps de la Réforme.

 


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Dimanche 1 février 2009
 

Licinius John, un natif de Namyslaw, ou Namslav, en Prusse Silésie, fut ordonné au ministère, et nommé Pasteur de l'église de Novogrodek, en Lituanie, dans l'année 1593. Sandius disait, qu'il était aussi Recteur des écoles de John Kiszka, Castellan de Wilno, et c'est très certainement les circonstances d'avoir tenu cette fonction, qui l'emmenèrent à composer son "Schéma Aristotelien des Doctrines," qui fut édité par Faust Socin, et publié en 1586, sous le nom dissimulé de Gratianus Prosper.

 

Le 25 janvier 1594, il tint une discussion au sujet de la divinité du Christ, avec Martin Smiglecius, le Jésuite, à Novegrodek, dont un compte de laquelle, du côté des unitariens, fut publié par Joseph Domanovius, et autrement, du côté des catholiques, par Albert Zaionczkowski. Quand les transylvaniens, en 1601, souhaitaient un Ministre, qui comprenait la langue allemande, comme successeur de Erasme Johannis, le synode de Lublin se fixa sur John Licinius, mais soit totalement déclina  la nomination, ou la tint que pour une courte période, et résuma ses devoirs ministériels à Novogredek, où il eut par la suite Michaël Gittichius pour collègue. Il fut jugé indigne de sa fonction par un décret du synode de Novogrodek en 1615, et la sentence fut  confirmée, dans l'année qui suivit, par le Synode de Rakow pour certaines raisons, car l'exécution de celui-ci fut suspendue pour un certain temps. Il n'y a aucun doute, en effet, que la promesse d'amender sa conduite, ainsi qu'il fut toujours maintenu dans sa fonction ministérielle, et dans la communion de l'église, car il fut présent lors du synode de Rakow en 1621, et une mention est faite de lui en temps que frère, dans les Actes du synodes tenus à cette période.

 

En 1624, au Synode de Rakow, il a été fourni un récit, qui fut supporté délibérément par certaines personnes à Slomin, et réclamait que son poste puisse lui être restitué. Après longtemps, en 1630, la sentence longtemps avant prononcée contre lui, par les visiteurs des églises dans le district de Lublin, fut portée à effet, et Licinius se retrouva ôté de sa fonction ministérielle, comme les Actes Synodales l'attestent, pour d'ébriété et mauvaise conduite générale.

 

Dans l'année 1633, cependant, il fut réconcilié avec son église, et de nouveau reçu comme membre de celle-ci, mais le synode statua, que dans le futur, il devrait s'abstenir de ses fonctions ministérielles, par crainte, que lors d'un évènement fautif, un grand scandale se lève.

 

Faust Socin, dans une lettre à Smalcius, datée du 24 juillet 1599, décrit Licinius comme un homme cultivé, et un, qui était très doué pour les écrits théologiques, et les discussions. Il a écrit:

 

1. L'anatomie et l'économie d'un homme Chrétien, 1592, une traduction allemande de laquelle, comme il apparaît des Actes Synodales, fut préparée par John L. Wolzogenius.

 

2. Un court Traité au sujet de la Discussion tenue par les Jésuites à Wilno, 4to. Cette Discussion était probablement celle de l'année 1599.  

 

3. Catalysis, ou Dissolution: contre "La Protection Spirituelle" de Grégory Zarnovocius. 1598.

 

4. Le Schéma Aristotelien des Doctrines, illustré par des exemples théologiques, pour l'utilité des écoles chrétiennes, par Gratianus Prosper. Losk, 1586, 8vo.

 

 5. Un Poste. MS.

 

6. Une réprimande adressée au Ministres Evangéliques, dans le but d'amener une réconciliation avec les Ministres anabaptistes. Celui-ci et tous ses autres travaux publiés, excepté "Le Schéma Aristotelien des Doctrines," qui était en latin, fut écrit en langue polonaise.

Licinius assista Moscorovius et Smalcius en corrigeant la version polonaise du Nouveau Testament, qui fut achevée le 19 février 1606, et publiée en 8 volumes à Rakow durant la même année, et encore en 1620 en 12 mo.

 

(Vident. Sandii B.A. p. 94. Bock, Hist. Ant. T.I. pp. 435-436, 1038. Bibli. Fratr. Polon. T.I. p. 461. Zeltneri Hist. Cryto-Boc. Altorf. p. 348, Not. B. Sinalcii Diar. 1696, apud Zeltni. P. 1181. Morn. de Toulemin de Faust Socin, chapitre 4, p. 335.)

 

 



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